• True Grit, aka je ne croirai plus jamais une affiche

    Regardez bien cette affiche :

    True Grit

     

    Vous l'avez vue ?

    Trois grands noms du cinéma, et une gamine boudeuse reléguée dans un coin. Vous voulez qu'on fasse un pari ? Dans quinze ans, quand on vendra True Grit en DVD-du-futur, l'affiche, ce sera juste la gamine boudeuse et son nom marqué en gros. Tout cela dit sans chercher à diminuer la performance de Jeff Bridges et Matt Damon. Enfin, ça me fait mal aux fesses de voir un rôle secondaire qui doit avoir dix minutes de temps de parole marqué en gros sur l'affiche, tout ça pour attirer le chaland, alors que la gamine psychorigide qui porte le film, elle, n'a pas droit à son nom écrit en place visible.

    Maintenant que j'ai poussé mon coup de gueule, je peux parler du reste du film.

    Le scénario est assez simple. Le père d'une minette de quatorze ans est assassiné par un ouvrier de son ranch. L'ouvrier fuit. Tout le monde s'en fout, sauf la minette, qui prend les affaires en main. Elle embauche un vieux marshall éthylique, (presque) amoral et asocial pour retrouver le meurtrier (Jeff Bridges, plus vrai que nature). Ils se retrouvent avec un Texas Ranger vaniteux et esbroufeur (Matt Damon, fantastique à contre emploi, et un million de fois meilleur que dans cette merde d'Au-Delà). Et là, comme on dit, shit happens. J'ai aussi oublié de vous dire que la minette veut (pardon, exige) de suivre les deux vieux briscards en plein territoire indien, parce que c'est sa vengeance, merde. Et aussi que c'est tout sauf une minette (cette gamine puritaine frise Starbuck dans mes personnages féminins favoris, et encore disons que Starbuck a de la chance de piloter un avion de chasse spatial).

    Mais bon, True Grit, ça n'est pas une histoire de vengeance. Pour un film de vengeance tout à fait satisfaisant, il faut regarder Kill Bill. Pour un film sur la ténacité, il faut regarder True Grit. Et pour voir que certains n'ont rien compris, il faut regarder cette vidéo :

    (via SocImages)

    Non, Mattis Ross n'est pas anti-féministe. True Grit ne parle absolument pas de sexisme et de condition de la femme. Ça parle de cette ténacité qui vous prend aux tripes et ne vous laisse rien lâcher. A ce titre, True Grit se place au delà de la situation dans laquelle sont plongés ses personnages — si c'était un simple film de vengeance, ou un simple film sociologique, tout s'arrêterait après la mort du méchant (pas un gros spoiler, alors je me le permets). Non, il continue encore pendant vingt-trente minutes, parce que c'est une histoire de l'extrême, des extrêmes, jusqu'où peuvent aller les gens pour faire ce qu'ils croient juste, ou tout simplement « qui doit être fait ».

    Puis comme c'est trop bien filmé, quoi. [Insérer une critique dithyrambique de la scène de la chevauchée à travers les grandes plaines sous les étoiles que rien que pour ça ça vaut le coup d'aller voir le film]

    Et la musique accompagne magnifiquement l'histoire.

    Comme on dit, True Grit, c'est que du bon.


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