• Tous les cris les SOS



    Une fois n'est pas coutume, je vais faire un peu de 3615 MyLife et tomber dans la nostalgie de ma jeunesse.
    Quand j'étais jeune, donc, c'est-à-dire en début de D2, il y a deux ans et demi, j'ai commencé mon externat par un stage de chirurgie. Première semaine au bloc de maxillo-faciale - du rêve en barres. L'apprentissage de l'instrumentation. Là encore, du rêve, malgré une forte tendance à confondre les pinces (heureusement, ça s'est arrangé depuis).
    Deuxième semaine dans le service. Et que fait l'externe de salle dans un service de chir ? Déjà, il passe des heures à préparer LA présentation pour le mercredi. Il range les quelques bilans arrivés le matin. Et puis, surtout, il (ou elle) applique le conseil de l'interne :
    - Si j'étais toi, j'en profiterais pour voir des patients. Tu les examines et tu mets un petit mot dans le dossier.
    Gloups. Bonne idée, voir des patients, mais écrire dans le dossier ? Comment on fait ? Comment on rédige une observ' ?
    OK, j'avais une pompe dans la poche avec un plan d'observ-type. N'empêche que j'ai dû passer la moitié de la matinée pour voir un patient qui, en dehors du basocellulaire sur son nez, allait parfaitement bien. Un peu d'HTA, un peu de surpoids, mais sinon rien de particulier. Sauf beaucoup de stress pour moi.
    Puis il y a eu la première présentation. Pathologie non tumorale des glandes salivaires. Gloups. Ou comment attaquer la médecine interne de fin de D3 dès la deuxième semaine d'externat. Présentation devant les deux professeurs du service, le chef de clinique, les quatre internes et les collègues externes. Re-gloups.

    Deuxième stage d'externat en cardiologie. Service de médecine, donc. La découverte des visites interminables. Plus de présentations théoriques, mais un à trois patients à présenter au staff du mardi matin devant tout le service. Gloups.

    Les gloups se sont enchaînés, ont mis à chaque fois plus ou moins de temps à disparaître - aujourd'hui, ils sont moins nombreux, mais de temps en temps, un petit gloups crève la surface.
    Je suis en D4 ; à l'automne, j'ai fait une garde aux urgences avec une néo-D2. Comme pour moi lors de ma première garde, la fréquence de ses gloups évoquait le délicat bullage du drainage d'un pneumothorax persistant.
    Cette rubrique est pour tous les padawans de l'externat, pour tous les gloupseurs en blouse neuve. J'essaierai de partager mon expérience de l'externat, d'abord parce que j'aime bien doubler les-dits padawans, et aussi parce que j'aime bien papoter.

    On s'y jette ? 

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  • Commentaires

    1
    Mercredi 20 Mai 2009 à 13:51
    allez je vous laisse un comm genre vieuc...j'ai bien aimé votre description des noeuds(de mon temps c'était quasi "demm...toi"
    aujourd'hui après de nombreuses années de pratique je saurais ce qu'il faut écrire dans un dossier, ce que les chefs attendent lors d'une présentation au staff...
    vous lire me redonne un petit coup de printemps. quand j'étais CES j'ai refusé de croire que le nouvel interne était si jeune...j'ai l'âge de tutoyer la plupart des patrons ...tout est relatif
    2
    Samedi 23 Mai 2009 à 11:58
    Merci :) J'aime bien les commentaires genre vieuc (surtout positifs !). Le truc bien, en médecine, c'est que comme ça change en permanence, ça a l'air de conserver la souplesse d'esprit
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