• Spotify, le streaming qui venait du froid

    SpotifyJ'ai eu un coup de cœur pour un logiciel. C'est rare, mais ça m'arrive.

    Spotify est un logiciel suédois presque entièrement multi-plateformes (sous Linux, il vous faudra Wine pour le faire tourner) qui est un concurrent de la mort pour iTunes. Il vous permet d'écouter de la musique en ligne.

    Là, je sens une certaine déception parmi vous, ô mes lecteurs. Deezer et Jiwa le font déjà.

    Oui, ils le font déjà, mais mal. Albums incomplets, erreur dans les tags, son de qualité non optimale, interface pourrie, et ça rame régulièrement

    Le son de Spotify est exceptionnel - c'est comme écouter directement à partir d'une source physique sur une chaîne HiFi d'excellente qualité. Le catalogue est riche de plus de 6 millions de pistes, deux fois plus que Jiwa ou Deezer. Par exemple, Angela Gheorghiu, très peu présente habituellement sur les sites de streaming (merci à EMI Classics...), voit la quasi-totalité de ses enregistrements disponibles sur Spotify, y compris les plus récents (Madame Butterfly, sorti au mois de mars, est disponible, par exemple).
    L'intégration — au moins sous Leopard — est elle aussi inhabituellement réussie. On s'y méprendrait avec une application native. La prise en main est enfantine. Les playlists sont là, bien sûr, présentées, comme sur iTunes, à gauche de la fenêtre. Les recherches sont sauvegardées.
    Et, cerise sur le gâteau, l'interface est en français.

    Alors, plus besoin de P2P ?
    Pas si sûr... Car, ce qui permet à Spotify une lecture aussi fluide, un enchaînement des morceaux aussi rapides, et globalement une telle qualité, c'est justement le P2P, ce monstre familier qui donne des sueurs froides aux majors et empêche Albanel de dormir le soir.
    Ce qui est sûr, c'est qu'il rend le téléchargement beaucoup moins nécessaire. Et il recense nombre de morceaux indisponibles autrement.

    Spotify 1Mais qui paye ? C'est si bien, que c'est sûrement payant ?
    Non, c'est gratuit. Bon, c'est aussi encore en bêta. Du coup, ça marche par cooptation. Pour créer un compte d'utilisateur, il faut une invitation — mais les comptes gratuits sont heureusement possibles, libres à créer en donnant une adresse de courriel.
    Le service est financé par la pub  ; des encarts s'affichent régulièrement dans le coin d'une fenêtre, mais ça reste discret (cf capture). Pour ceux que ça énerve malgré tout, les comptes Premium permettent de s'en passer. Personnellement, je m'en fous et, si je passe un jour à un compte Premium, ce sera bien parce que c'est l'un des rares logiciels gratuits qui sont tellement parfaits qu'ils donnent envie de payer ceux qui les ont faits.



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