• Six

    L'une des dernières astreintes de chirurgie digestive que j'ai faites s'est également trouvé l'une des plus mémorables. C'est bien simple, on aurait dit une série américaine à rebondissements. Non, parce que des nuits blanches au bloc, j'en avais déjà fait, mais en sachant qu'on partait sur une nuit complète sur le champ. Là, c'était... différent.

    La valse avait commencé sur les coups de 17 heures et des cacahuètes, par un appel des Urgences pour une vague douleur abdominale chez madame A, âgée et obèse. Le scanner n'était pas bien contributif, mais l'urgentiste, à juste titre, était inquiet, parce que la dame défendait. En effet, la clinique était très louche, la biologie inquiétante, et j'appelai le ChefChéri pour avoir son avis. L'avis fut : allez zou, au bloc, et plus vite que ça. Et de une.

    Laparotomie médiane, colostomie droite sur un côlon franchement ischémique, mais avec de belles artères digestives qui battaient bien. Allez, on n'est pas venus pour enfiler des perles, on enlève tout le bouzin à l'agrafeuse automatique, crac-crac, anapath, anastomose, tiens vazy fais-le, et, oh, les Urgences qui appellent sur le portable d'astreinte.
    Trois patients d'un coup ? Mais c'est trop, avec un peu de chance ce sera juste des avis. ChefChéri, dans son infinie bonté, me fait aller donner les avis pendant qu'il ferme « parce que si faut revenir ça va me les briser sévère alors je préfère savoir maintenant si y'en a à opérer là-dedans, OK ? »

    OK. Il est 20 heures.

    Par ordre d'arrivée :
    Monsieur B, la vingtaine racaille : kyste sacrococcygien.
    Madame C, la quatre-vingtaine maigrichonne : très probable ulcère perforé.
    Madame D, la quarantaine presque fringante : appendicite aiguë simplex.

    Pour information, le service de chirurgie digestive n'a que deux lits de libre (dont un va bientôt être occupé par madame A), sinon c'est pas drôle.

    Je commence par voir madame C. Tableau typique, ventre de bois, tympanisme pré-hépatique (elle est toute maigre), un pneumopéritoine énorme au scanner, et ça fait trois jours qu'elle a mal, et quelques semaines qu'elle s'automédique aux anti-inflammatoires pour ses douleurs d'arthrose.
    Allez zou, au bloc, et de deux. ChefChéri appelle sa femme et lui dit de manger sans lui.

    Le temps que madame C monte, je vais voir monsieur B. Bon ben voilà, hein : un gros paquet de pus sur le coccyx, ça fait mal, c'est bien mûr, y'a plus qu'à l'endormir un coup et puis basta. Sauf que monsieur B n'est pas sûr de vouloir de faire opérer. Ce grand gaillard baraqué dit que, je cite dans le texte, zyva tu m'emmerdes oh, j'veux pas m'faire opérer quoi !
    Sur ce, le bloc me cherche, alors je lui dis de réfléchir et de nous tenir au courant.

    « On va la faire cœlio » annonce ChefChéri à mon retour en salle (il est déjà habillé et a commencé à préparer la table), et mon cœur s'enfonce dans la noirceur de l'amertume horrible de celle qui déteste de tout son être la cœlioscopie et cette putain de caméra et que ça irait tellement plus vite en laparo, fait chier bordel. Et en plus on n'a pas d'externe, ni encore moins d'instrumentiste.
    Et allez, c'est parti pour tenir la caméra.
    L'estomac est largement perforé sur la petite courbure, un peu derrière, RIEN QUE POUR FAIRE CHIER. Et comme ça fait deux jours et que madame C ne se laisse pas abattre par une vague douleur abdominale pour manger, y'a des petits pois dans son péritoine.
    La suture de ça, par laparo, aurait été relativement rapide. Par cœlio, autant compter une demi-heure par point, et en plus ces saletés déchirent la paroi gastrique quand le nœud descend et il faut recommencer et j'ai des crampes entre les épaules à tenir la caméra d'une main et un palpateur pour récliner le lobe gauche du foie de l'autre et s'il vous plaît sortez-moi de là.


    — Tu veux pas convertir ? demandai-je à ChefChéri au bout d'un moment.
    — Non, ça va, là on rame un peu mais ça va s'arranger.

    Vingt minutes après :
    — Tu veux pas convertir ?
    — Naon.
    — Non mais c'est que le deuxième point, là, et va bien falloir en mettre encore quelques uns et ça fait déjà une heure que tu y es.
    — Naon.

    Une demi-heure (et un point) plus tard, parce que l'humour est dans le comique de répétition :
    — Tu veux pas convertir ?
    Naon ! Je veux pas m'être fait chier en cœlio pour rien !
    — OK, c'est toi le chef.

    Pendant ce temps, l'IBODE circulante nous divertissait avec le portable d'astreinte. Cette petite raclure de Nokia orange sonnait toutes les dix minutes, nous informant avec délices du processus décisionnel de monsieur B quant à son kyste sacrococcygien.
    — Il veut.
    — Ha non, il veut plus.
    — Bon, finalement l'interne des urgences lui a réexpliqué et il veut bien.
    — Ha, il en a marre d'attendre, il veut se barrer.
    Là dessus, ChefChéri a gueulé dans le bloc qu'il aille se faire opérer dans le privé avec son kyste si ça lui chante, ou qu'il aille se faire pendre, il (ChefChéri) n'en a rien à foutre mais qu'il prenne une décision merde surtout qu'on a encore une appendoc qui attend il paraît et passe-moi un autre Prolène le même ils (les Prolènes) ont des aiguilles de merde qui se tordent dès que tu les regardes de travers fait chier bordel.
    — Tu veux pas convertir ?
    — NAON.

    Bon an mal an, la paroi gastrique fut finalement suturée. Rebelotte, pendant que ChefChéri fermait je redescendis aux Urgences. Il était alors bientôt minuit, heure solennelle s'il en est. Plutôt que de revoir tout de suite monsieur B, j'allai plutôt m'enquérir de l'état de l'appendice de madame D.
    Pour mémoire, le dernier lit du service serait bientôt rempli par madame C et son ulcère suturé par cœlioscopie.
    Appendicite aiguë typique, en effet. Madame D était aussi patiente (et stable, heureusement) que monsieur C était énervé. Mais elle tenait à être opérée à l'hôpital. Pas question d'aller en clinique, même sans dépassement d'honoraires, parce qu'on est mieux soignés à l'hôpital, pas vrai ?
    Le cœur brisé de son attachement à notre noble établissement, je me mis en devoir de lui trouver un lit quelque part. Le service qui nous hébergeait habituellement pas mal de malades était hélas plein à ras la gueule. J'étais en train de méditer en regardant la feuille d'état des lits quand le téléphone des Urgences a sonné, et un infirmier des Urgences a demandé à la cantonade où était l'interne de chir dig on la voulait au téléphone (comme s'il y en avait deux en tenue de bloc, charlotte et sabots, enfin passons).
    C'était le ChefChéri, en train de muter en ChefÉnervé, qui voulait savoir ce qu'il en était. 

    Allez zou, madame D monte au bloc, on se démerdera plus tard pour lui trouver un lit. Et de trois.

    Le temps qu'elle monte, je retourne voir monsieur C (j'avoue avoir vaguement caressé l'espoir qu'il soit parti contre avis entre temps, ça m'aurait bien arrangé de ne pas avoir à lui chercher un lit à lui aussi).
    Non seulement il n'était pas parti, mais il avait appelé sa mère au téléphone et était maintenant décidé à se faire opérer. Je suppose que, outre les conseils maternels, la pression du pus qu'il avait dans le kyste avait dû l'aider à se décider. Je l'informe qu'il y en a pour un petit moment et que non, il ne peut toujours pas manger, boire, ni fumer, sinon le gazier va râler.

    Appendicite cœlio classique. Pas trop sale. Vite finie. On va vite manger à l'internat (pain ketchup-moutarde et yaourt nature, à cette heure ci), et là, c'est le drame : l'anesthésiste de garde appelle pour savoir où ira madame D ensuite, parce que la salle de réveil, c'est pas un hôtel, hein. La bouche pleine de yaourt, je bafouille ne pas avoir eu le temps de m'en occuper. Le gazier fulmine. ChefChéri se marre. J'appelle l'interne d'ortho en le suppliant parce qu'il a le dernier lit de femme de chirurgie de l'hôpital, réussis presque à lui cacher que c'est une appendicite (« Par Ollier ! Tu veux infecter toutes mes PTH ! »), et finalement il me la prend parce qu'il est sympa.

    Une fois ce bon repas fini, on retourne vider le kyste sacrococcygien de monsieur C (qui entre temps avait encore changé d'avis trois fois avant de monter au bloc, mais un peu de kétamine dans les veines a fini par assurer à la fois son silence et la persistance de son consentement). Là, il est illusoire de vouloir l'héberger en orthopédie (en plus, ils n'ont plus de lits), rapport aux germes et à leurs PTH, donc on lui trouve une place en ORL.

    On était en train de le transférer de la table sur le brancard quand le portable d'astreinte a de nouveau sonné (ça faisait longtemps). Hernie étranglée chez monsieur E.

    Là, il est deux heures et demie du matin, et ChefChéri descend voir monsieur E avec moi, sous prétexte que les urgentistes nous appellent vraiment pour des conneries d'abord ils ne savent pas reconnaître une hernie étranglée quand ils en voient une et, ha, la hernie ombilicale est noire, en fait, on la voit bien sous la peau. Elle est noire. Et pas de transit. Et une cirrhose hépatique avec 20% de TP spontané.

    Allez zou, au bloc. Et de cinq.

    Mais là, l'anesthésiste nous freine et nous permet de dormir. Il décide de lui poser un cathé central et une artère (parce que monsieur E n'avait pas qu'une hernie étranglée et une cirrhose, on aurait pu écrire tous les partiels des externes avec son histoire). Ce qui veut dire une chose, et une seule : dodo.
    ChefChéri se volatilise sans dire un mot. Je vais dans la salle de repos la plus proche de la salle d'urgence, enlève mes lunettes, me couche sur les fauteuils alignés contre le mur, et dors. L'infirmière saura bien me trouver quand il le faudra. Noir.

    J'ouvre les yeux. Il y a de la lumière.
    Ce n'est pas ma chambre.

    Je vois flou. Je ne vois rien, qu'un brouillard orangé. Où sont mes lunettes ? Merde, où sont mes lunettes elles ont disparu. Et sur quoi suis-je couchée ? Un brancard ? Non, des fauteuils alignés. Mais où est-ce que je suis. Je ne connais pas cet endroit. J'ai été enlevée. Par qui, le gouvernement, la CIA, les aliens ?
    Le cœur battant la chamade, je roule par terre, ce qui me permet de trouver mes lunettes, sous mes fesses.
    Maintenant que j'y vois net, on dirait une salle de repos dans un bloc.
    Ha ben oui. C'est la salle de repos des urologues. Et, au bruit, monsieur E est fini de conditionner puisque l'IBODE manipule les boîtes d'instruments.
    Pfiou, j'ai eu peur.
    Et puis, sérieux, qui s'amuserait à enlever l'interne de chirurgie digestive d'astreinte d'un CHU de province, je vous demande un peu.

    Un quart d'heure plus tard, je suis en train de me laver pour préparer la table, et ChefChéri n'a toujours pas reparu. Il est plus de quatre heures du matin : je n'en ai rien à foutre. Il arrivera quand il arrivera s'il arrive, avant il faut que je m'habille, et puis y'a la table à préparer, le patient à champer, des tas de trucs à faire, et s'il n'est pas là au moment d'inciser je commencerai à m'en préoccuper. Une chose à la fois, à cette heure ci. Parce que sinon je vais m'embrouiller et essayer d'inciser avec le tuyau de l'aspiration avant d'avoir champé.
    Et ChefChéri finit par arriver, la tête dans le cul. Il avait traîné un brancard dans la réserve de thoracique et s'était endormi au noir et au calme, loin du bruit et de la foule qui rend fou.

    On incise en silence. Le grêle est nécrotique sur trop long, plusieurs anses prises dans la hernie. Le collet herniaire, très serré. Il va falloir réséquer. J'ai du retard à passer les instruments de ma main libre. Le brouillard de la fin de nuit blanche, les sons étouffés dans du coton, et des micro-sommeils à chaque clignement des paupières. Le pilote automatique, aussi. Puis, peu à peu, l'hystérie : l'adrénaline est le seuil moyen de rester éveillé, et du coup les langues se délient, les blagues idiotes fusent, on s'engueule mais on s'adore, on daube sur le gazier qui est sorti de salle, la joie d'informer tout le monde qu'il n'y aura pas besoin de lui chercher un lit parce qu'il ira aux soins intensifs, l'emballement fiévreux qui fait aller plus vite, réveille, fait dire des tas de conneries et hélas augmente le risque d'en faire.

    C'est à ce moment-là que le téléphone d'astreinte sonne. La circulante décroche et informe :
    — C'est les Urgences.
    — Mouhahaha ! Trop drôle, ta blague ! Tu déconnes, c'est le service, ils doivent avoir un souci !
    — Non, c'est bien les Urgences ! Ils ont un abcès de la marge anale !

    Et là, avec la grande diplomatie qui me caractérise, doublée de ce sens inné du timing, j'ai gueulé dans le bloc :
    — NON MAIS ILS VONT PAS UN PEU FINI DE NOUS FAIRE CHIER AVEC LEURS URGENCES À OPÉRER C'EST LA SIXIÈME DE LA NUIT MERDE !
    Un silence, et l'infirmière, très pince sans rire, annonce :
    — Je crois qu'ils t'ont entendue à travers le téléphone.

    Hurlements de rire du chef, qui en pose les ciseaux et la pince à disséquer.

    On a fait l'abcès de la marge à six heures du matin. Pas de repos de sécurité. Je m'en souviendrai, de ma dernière astreinte de digestif.


  • Commentaires

    1
    Doudou13314683
    Jeudi 27 Mars 2014 à 11:02
    Pas d'externe une seule solution:Marisol trouve moi une ibode(à défaut l'administrateur de garde ,ressource trop peu utilisée,qui pourra aussi chercher les lits)
    2
    **Mimi**
    Jeudi 27 Mars 2014 à 13:13

    J'ai l'impression de revivre mes nuits de CCVT en te lisant ! On devait en avoir une comme ça par semaine. Sauf que quand on était harcelés d'appels par les urgences pendant les blocs de cardiaque, en général le senior explosait avant nous, et ça valait toutes les vengeances du monde ;)


    J'adore quand tu racontes nos p'tites histoires comme ça. Stockholm, si j'osais je te ferais une déclaration !

    3
    DocNaugrim
    Jeudi 27 Mars 2014 à 14:13

    Rhooo, pas cool les urgences, nous quand on avait un abcès de marge anale après minuit, on le gardait au chaud pour les gens frais du matin 8h ! Histoire de bien commencer la journée.

    4
    Vendredi 28 Mars 2014 à 22:53

    Bonsoir Stockholm,


    Je partage vraiment l'avis de Mimi, mais je rajoute qu'une histoire comme ça par semaine c'est la moindre de chose :)


    Les histoires d'urgences sont pleines de surprises mais des émotions aussi.

    5
    Mercredi 2 Avril 2014 à 21:47
    DocAdrénaline

    T'as bien fait de t'orienter vers le thoracique ;-)

    6
    Quasi-Belge
    Vendredi 4 Avril 2014 à 15:33

    Salut Stockholm, ça faisait un bail que je n'étais pas revenue faire un tour sur ton blog, toujours un plaisir de te lire.


    Mais diiiiiiiiiis, pour les non-médecins (qui passent la moitié de la lecture à aller sur wiki essayer de savoir de quoi tu parles), pourrais-tu éventuellement faire un mode "lecture pour les nuls" expliquant un peu ce dont il s'agit ?


    Mes connaissances durement acquises grâce à Grey's Anatomy ne suffisent malheureusement pas ;)


     


    Merci d'avance

    7
    gg
    Mercredi 9 Avril 2014 à 13:12

    bah, non, quasi-belge, ne lui demande pas ça! pour une fois que je peut lire un blog qui ne tourne pas autour des termes médicaux, mais dit les mots!

    8
    Lilidocaine
    Jeudi 17 Avril 2014 à 00:45

    Mais eeeeeeuh....Moi, je suis aussi du domaine, et pas de chance, je suis de ceux qui te "harcèlent" all the night! Mais franchement, c'est dur de se faire envoyer balader comme du poisson sous vide de l'internat sous prétexte qu'on a dix urgences dig/CCV/Ortho (cocher la mention inutile)!


    Attends, et oh!! Coup de gueulante de ma part aussi!! C'est facile de nous taper dessus, parce que nous sommes les premiers sur le front, mais personnellement, je ne choisis pas les patients nous arrivant! (Ah, non, là, ça va pas être possible, une hernie étranglée, non, les chir dig voudraient dormir. Ah, et là? Glasgow 3? Ah, non, qu'il aille se faire intuber ailleurs, les réas sont couchés, je vais me faire engueuler si je les appelle avec un énième "intubé-ventilé".).


    Eh, STOP!!! Nous, les urgentistes, nous n'y sommes pas pour grand chose!!!!


    ET le pire, c'est quand on a un con qui vient avec une angine à 4h du mat', on est obligé de le voir...Même pas un gamma d'adrénaline pour nous réveiller...


    Alors, arrêtez de nous envoyer des tomates, hein! La seule chose qui nous régule, nous, ce sont les patients...Et si la garde est à thème "fracture du col", et bien, oui, l'interne d'ortho risque d'avoir une nuit de merde...Et nous itou, puisque de toute façon, nos nuits (quelque soit le thème, puisque par définition, tout passe par les urgences) sont toutes mouvementées...


    Buh. Voilà, un ti coup de gueulante d'une fille qui adore son job, et qui s'entend super bien avec les internes des autres spé', en plus, mais qui n'aime pas en prendre plein la gueule quand elle n'y est pour rien...:-)


     


    Ps: DocNaugrim: pour mémo: l'abcès du fion est arrivé avant 20h...Nous aussi, on temporise jusqu'au lendemain quand c'est possible. Mais quand le patient arrive avant 20h, faut peut-être pas abuser, hein! Je sais qu'ils ont grand besoin de sommeil, nos chers chirurgiens, mais je vais pas non plus aller les border avec une tisane! (Stockholm: A prendre au douzième degré! Je ne ferais ton job pour rien au monde! ;-))

    9
    **Mimi**
    Dimanche 18 Mai 2014 à 00:11

    @ Lilidocaïne : hé, mais il ne faut pas non plus généraliser dans ce sens-là ! :)


    Je ne me souviens pas d'avoir pesté un jour contre un urgentiste qui m'appelait 10 ou 15 fois dans la nuit parce que j'avais 10 ou 15 urgences à voir... On sait tous qu'il y a des "soirées à thème", et que c'est pas vous qui choisissez le thème de la fête !


    En revanche, certains ont un don pour inspirer des envies de meurtre, pas beaucoup, mais ils ne font pas semblant.
    Moi, je parlais de ceux qui rappellent toutes les heures pour le même malade, "au cas où", "pour être sûr que tu n'as pas oublié de venir le voir", alors qu'on leur a dit clairement en début de nuit qu'on attaquait une dissection aortique et que donc sauf urgence vitale (globale ou de membre!), on ne serait pas dispo avant l'arrivée de la relève à 7h30...


    Et aussi, je parlais de la mascotte de mon chu, celui qui t'appelle toutes les 5 min alors que tu lui as dit que tu étais en pleine réa, "non mais c'est urgent, j'ai un orteil noir à te montrer, faut que tu viennes vite" - "P*****, JE MASSE !!!".


    Là, oui, j'avoue, je lance les tomates ;)


     

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