• Second Life

    Je sais, j'ai au moins trois ans de retard sur le buzz. Mais j'avais une bonne excuse qui s'épelait en trois lettres, E, C, et puis N.

    Bref, je me suis inscrite sur Second Life. Pourquoi ?
    • par curiosité, parce qu'on en avait tellement parlé ;
    • à cause d'un manga qui m'avait divertie pendant la préparation de l'ECN ;
    • parce que toute geekette qui se respecte doit avoir testé un certain nombre de trucs ;
    • et parce que je n'avais que ça à faire. 
    L'inscription fut rapide, le téléchargement du logiciel lui aussi.

    La prise en main des commandes de déplacement a été relativement facile, même avec un trackpad et un clavier au lieu d'un joystick.

    Puis il a fallu personnaliser mon avatar. Premier hic : alors que j'avais bien précisé que je voulais un avatar féminin lors de l'inscription, mon avatar était indubitablement un mec. L'interface n'est pas des plus aisées à prendre en main, non pas tant par complexité que par l'abondance des fonctions... Ça ne se mémorise pas en deux minutes, voilà.

    Une fois mon avatar doté d'un visage féminin qui me convienne, et toujours habillé de ses vêtements par défaut (vêtements de mec, donc, mais vu qu'il s'agissait d'une tenue d'elfe, ça pouvait facilement passer pour des trucs de fille. Et non non, les elfes de l'imagerie populaire ne sont pas gays, pourquoi le demandez-vous ?), j'ai quitté la zone d'accueil des nioubes pour aller...
    Où ?
    J'ai suivi un lien de téléportation recommandé aux nioubes. Et je suis tombé sur une place ombragée, avec des serres Art Déco, et une foule d'avatars en train de papoter.
    Parce que, à part parler avec des gens qu'on ne connait pas (et qu'on n'a pas spécialement envie de connaître), Second Life ne sert en apparence à rien.

    Second Life - Rule n°34

    Enfin, sans oublier la règle n°34.

    Je me suis baladée plusieurs heures dans des forêts vides et des centres commerciaux tristes, parce que virtuels. Et peu à peu, la vérité émergeait : non, Second Life ne sert pas à rien.
    Second Life, c'est une histoire de pognon.

    Second Life - Freebies

    Heureusement qu'il y a aussi des trucs grauits.

    Oui, les tutoriels vantent qu'il est inutile d'avoir de l'argent sur Second Life ! Le hic : tout ce qui dépasse en intérêt un dimanche après-midi pluvieux coincé dans un voiture en panne, seul et radio ni téléphone portable, est payant.
    Étant ce que je suis, j'ai cherché des jeux de rôles. C'est payant.
    J'ai aussi cherché du matériel de qualité. C'est payant.
    Et avec quoi paye-t-on ? Les achats se règlent dans une monnaie appelée Linden Dollar. Le Linden peut s'acheter avec du vrai bon argent. A qui désire investir dans le monde de Second Life s'ouvrent des possibilités théoriquement infinies de commerce au détail, d'investissement immobilier, de services, et j'en passe. Gagner de l'argent dans le jeu est possible ; toutefois, les emplois offerts sont difficiles à concilier avec une vie remplie à côté (qu'on parle d'IRL ou d'autres activités !). Enfin, je parle de « jeu », mais il n'y en a guère. Autant je comprends que l'on paye un abonnement à WoW, autant acheter régulièrement des Linden me semble dépourvu de sens. En dehors de ce business virtuel, il ne se passe rien sur Second Life. Certains joueurs ont mis en place des quêtes, intéressantes, gratuites, mais qui se bornent à chercher des items dans le décor (certes souvent magnifique). Et il y a plus de magasins que dans le monde entier IRL, c'est certain. Autrefois, Jerome K. Jerome parlait de la déception, en Allemagne, de trouver toujours un restaurant, jusque dans les endroits les plus sauvages et les plus charmants. S'il jouait à Second Life, il remplacerait les restaus par des boutiques et ressortirait sa phrase.

    Second Life - Rick's Casablanca

    Rick's Casablanca

    Et quand j'ai eu assez râlé contre le mercantilisme ambiant, j'ai regardé l'heure. Et j'en fus sur le cul, comme on dit. J'avais passé quatre heures connectée sans même m'en rendre compte. J'avais volé au dessus de forêts vierges, j'étais allée à Tol Eressëa, à Imladris, et dans les plaines submergées du Beleriand. J'avais chevauché sous les étoiles et j'avais sympathisé avec un joueur qui a construit une réplique du décor du film Casablanca. Si des joueurs confirmés ont, dans leur micro, éclaté de rire en hurlant au nioube en me voyant arriver, d'autres m'ont aidée à découvrir Second Life. Et je dois passer entre le tiers et la moitié du temps à retoucher mon avatar à chaque connexion.

    Second Life - Cheval volant

    Oui madame, un cheval, ça vole !

    Au niveau matériel, mon MacBook Pro 15'' âgé d'un an et demi chauffe beaucoup, je n'ose pas imaginer comme ça doit ramer avec moins de mémoire, sur des PC un peu anciens. Et, je ne sais pas pourquoi, mais ça a achevé ma batterie, dont la santé décline outrageusement après chaque connexion. Sous Mac, il faut aussi vider régulièrement le cache, et il y a quelques bugs avec la carte graphique, par moments. Mais dans l'ensemble, ça se passe bien.

    Second Life est une énigme. C'est un monde vide et creux, mais inexplicablement addictif. J'y retournerai, c'est sûr. Quoi qu'il en soit, c'est un espace de création et d'expression intriguant. On peut voler au-dessus des villes et des montagnes et marcher sous l'eau. Les possibilités sont immenses. C'est une idée géniale. Mais, à chaque fois que je me déconnecte, j'ai dans la bouche, allez savoir pourquoi, un arrière-goût décevant d'inachevé.

    Hôpital & Cie

    Et me voilà, pour la première fois en images sur ce blog.

    Tags Tags : , , ,
  • Commentaires

    1
    juju0001234
    Dimanche 19 Avril 2015 à 12:52

    Coucou j'aimerai savoir comment on fait sauter son cheval ? Merci d'avance 

    2
    Rémond
    Samedi 16 Mai 2015 à 23:41

    Pour faire sauter un cheval qui ne l'a jamais fait. Il est préférable d'y aller doucement. Commencer par des "obstacles" de 30 cm... qu'il commence à enjamber simplement. Éviter le galop. Puis monter très progressivement la hauteur à 40 puis 50 cm ce qui commencera à provoquer le saut "naturel". Viendra ensuite les 60 cm. Le cavalier devra accompagner le saut par un mouvement correct du corps, du bassin et des mains. Ne pas oublier les aides, tel que la stimulation des flancs, le guidage correct par les rênes simples qui seront tendues mais pas en traction exagérées pour éviter de donner des coups dans la bouche. Après le saut, éviter que le cheval se mette au galop. Et, j'insiste fortement, récompenser par la caresse et la voix ce cheval débutant.

    Dans un club, cette approche de débourrage peut être réalisée par un cavalier confirmé qui se fera un plaisir de "montrer". Il est préférable de savoir monter déjà un peu afin d'éviter de trop "gigoter" pour donner un ensemble d'ordres facilement compréhensible par votre monture.

    Le plaisir vient avec la douceur,  le travail, la patience et la confiance mutuelle. Toujours haïr la brutalité. Bon courage !

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :