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	<title><![CDATA[Le Blog de Stockholm]]></title>
	<description><![CDATA[Flux RSS des articles]]></description>
	<pubDate>Mon, 25 Aug 2008 01:19:52 +0200</pubDate>
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		<title><![CDATA[Les Jeux Olympiques]]></title>
		<link>http://stockholm.eklablog.com/article-9555-213001-les-jeux-olympiques.html</link>
		<dc:creator>Stockholm</dc:creator>
		<description><![CDATA[Dieux merci, c&#39;est fini ! 
 
 On va pouvoir &agrave; nouveau regarder la t&eacute;l&eacute; tranquilles. M&ecirc;me si les programmes de l&#39;&eacute;t&eacute; combinent les vertus soporifiques du Lexomil &agrave; l&#39;action &eacute;m&eacute;tisante d&#39;un &eacute;cureuil...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<span style="font-size: small">Dieux merci, c&#39;est fini !</span><br /><div align="justify"><br /><span style="font-size: small">On va pouvoir &agrave; nouveau regarder la t&eacute;l&eacute; tranquilles. M&ecirc;me si les programmes de l&#39;&eacute;t&eacute; combinent les vertus soporifiques du Lexomil &agrave; l&#39;action &eacute;m&eacute;tisante d&#39;un &eacute;cureuil bouff&eacute; par les vers.</span><br /><span style="font-size: small">Pour les gens qui n&#39;aiment pas le sport, la retransmission massive des JO peut se r&eacute;sumer &agrave; quinze jours de souffrance lancinante. Indigestion de muscles en action. Overdose de sueur cathodique. S&#39;il y a des gens qui aiment courir quarante kilom&egrave;tres sous un soleil de plomb, tant mieux pour eux, qu&#39;ils le fassent ! Et que celui qui court le plus vite en soit heureux. S&#39;il y a des gens qui aiment patauger dans le chlore insalubre des piscines, laissons-les faire ! Ils ne font de mal &agrave; personne et s&#39;amusent - quel est le mal &agrave; cela ? Si d&#39;autres trouvent leur passion dans le combat au corps et la virile empoignade de deux organismes en sueur, qu&#39;ils se soient libres de vivre leur passion ! Et ceux qui veulent battre le lapin Duracel au saut en longueur - hop hop hop hoo&ocirc;oop badaboum - doivent le faire, si c&#39;est l&agrave; que m&egrave;ne leur voie.</span><br /><span style="font-size: small">Mais que les journalistes amateurs de records ne l&#39;imposent pas au monde lass&eacute;, ennuy&eacute;, par le sport. Si les amateurs de corps aux limites de l&#39;extr&ecirc;me doivent avoir le droit souverain de regarder sans participer, ceux que &ccedil;a emmerde devraient pouvoir y &eacute;chapper.<br /></span><span style="font-size: small">Ce que j&#39;aurai retenu des JO de P&eacute;kin ? Manaudou s&#39;est pris une racl&eacute;e - tant mieux, ses frasques ne feront plus la une. Un &eacute;p&eacute;iste polonais a fait preuve d&#39;une chevalerie discut&eacute;e envers son adversaire bless&eacute;. Un Chinois a d&ucirc; faire des excuses publiques apr&egrave;s s&#39;&ecirc;tre ramass&eacute; un gadin &agrave; ce truc o&ugrave; il faut sauter les haies. Il para&icirc;t que la c&eacute;r&eacute;monie d&#39;ouverture &eacute;tait tr&egrave;s belle. Point. Ah oui, et puis les multiples aventures de la flamme olympique, dont je me contrefoutais royalement. La Chine a les JO ? Tant mieux pour eux, et pourvu qu&#39;ils aient beau temps pour les faire. Il ne faut pas chercher des noises aux monstres &eacute;conomiques et politiques - du moins, pas ouvertement. Le Tibet et les libert&eacute;s individuelles m&eacute;ritent qu&#39;on se batte pour eux. Mais les victimes du r&eacute;gime nazi auraient-elles b&eacute;n&eacute;fici&eacute; de l&#39;annulation des Jeux de Berlin, en 1936 ? Je ne pense pas. Tout &ccedil;a sans vouloir comparer la Chine de 2008 &agrave; l&#39;Allemagne totalitaire d&#39;il y a (pas assez) longtemps. Le sport est le combat du corps. L&#39;engagement est le combat de l&#39;&acirc;me. Ceux qui font l&#39;un ne peuvent se consacrer &agrave; l&#39;autre.<br /><br />Ahem. Je parlais de la torture olympique t&eacute;l&eacute;visuelle.<br />D&#39;accord, <em>N&#39;oubliez pas les paroles</em> est plus futile que <em>Un jour &agrave; P&eacute;kin.</em> On n&#39;y parle pas du combat sans fin des athl&egrave;tes pour repousser leurs limites et donner le meilleur d&#39;eux-m&ecirc;mes. Mais merde, laissez-nous voir la m&eacute;t&eacute;o avant le JT ! Voir quelqu&#39;un suer et se tuer &agrave; l&#39;effort m&#39;a toujours mise discr&egrave;tement mal &agrave; l&#39;aise, et je trouve que regarder quelqu&#39;un en train de fournir un effort physique est aussi impudique que la contemplation, pour l&#39;&eacute;ternit&eacute;, d&#39;un gamin de dix-huit mois en train de se faire nettoyer les narines au s&eacute;rum physiologique. Vous pouvez respirer. M&ecirc;me, je vous le conseille.<br />Et il y a le compte des m&eacute;dailles. Suzy en a plus que Julie, nananan&egrave;reuh !<br />Pu&eacute;ril. Le jour o&ugrave; je serai int&eacute;ress&eacute;e par le nombre de m&eacute;dailles d&#39;or gagn&eacute;es par mon pays, ou n&#39;importe quel autre, c&#39;est sans doute que j&#39;aurai remport&eacute; l&#39;une d&#39;entre elles. Et encore.<br />Il y a tant d&#39;orgueil national, dans ces Jeux ! Tant d&#39;amour-propre gonfl&eacute; &agrave; l&#39;EPO et assimil&eacute;s ! Non, d&eacute;cid&eacute;ment, le sport organis&eacute; me fait vomir. Le sport est une pratique individuelle ; chacun utilise son corps comme il l&#39;entend. Voir ces repr&eacute;sentants et politiciens se parer des plumes du paon pour crier, de leur voix de geai, la fiert&eacute; que leurs compatriotes plus muscl&eacute;s leur inspire, m&#39;emplit de d&eacute;go&ucirc;t. Certains s&#39;&eacute;tonnent et rechignent &agrave; ce que les sportifs se voient d&eacute;cerner la L&eacute;gion d&#39;Honneur, au m&ecirc;me titre que ceux qui ont vers&eacute; leur sang pour cette id&eacute;e que l&#39;on nomme la France. D&#39;autres en sont enthousiasm&eacute;s. Moi, &ccedil;a ne me fait ni chaud ni froid ; c&#39;est simplement la preuve que la vie est une lotterie, et que, pourvu que l&#39;on soit au bon moment au bon endroit, tout peut arriver. Car un sportif ne sert pas son pays. Il ne sert que lui-m&ecirc;me. Qu&#39;un Fran&ccedil;ais gagne ceci ou cela, c&#39;est un &eacute;v&egrave;nement, certes heureux pour lui, mais qui ne peut que l&#39;int&eacute;resser lui, et ses amis, bien s&ucirc;r. En quoi cela touche-t-il &agrave; l&#39;honneur ou au rayonnement d&#39;un pays ?<br />Ce qui m&#39;am&egrave;ne, actualit&eacute; oblige, &agrave; cette &eacute;treinte de la Russe et de la G&eacute;orgienne sur le podium. On dirait que &ccedil;a a tir&eacute; la larmichette aux journalistes ; c&#39;est vrai que c&#39;est beau comme un bouquin de Marc Levy. Leurs pays, entit&eacute;s abstraites, sont en guerre. Et, par cette &eacute;trange alchimie de la culture et de l&#39;&eacute;ducation, elles savaient, de mani&egrave;re intuitive, que l&#39;autre &eacute;tait l&#39;Ennemi. Elles ont simplement prouv&eacute; qu&#39;avant d&#39;appartenir &agrave; un pays quelconque, elles &eacute;taient humaines. C&#39;est peut-&ecirc;tre le sport qui fait &ccedil;a - comme en m&eacute;decine, on y apprend qu&#39;un &ecirc;tre humain en vaut un autre, qu&#39;il soit blanc, noir, russe, g&eacute;orgien, prix Nobel ou dernier des cons. Et puis l&#39;Ennemi est la personne la plus proche que l&#39;on ait, apr&egrave;s tout. Enfin bon, elles ont fait ce qu&#39;elles ont voulu ; ce geste aurait d&ucirc; rester dans la pudique sph&egrave;re personnelle au lieu d&#39;&ecirc;tre placard&eacute; contre les yeux du monde entier. Encore une fois la faute des journalistes. Ce geste, qui aurait &eacute;t&eacute; sublime dans l&#39;intimit&eacute;, devient, une fois public, grotesque. Ces deux sportives ont prouv&eacute; qu&#39;au final les politiciens sont des cons, mais ce n&#39;&eacute;tait pas la peine de s&#39;appesantir l&agrave;-dessus. Le ressasser &eacute;tait ind&eacute;cent et, je le maintiens, bouffi de ridicule.<br />Ah, les bons sentiments ! Je pourrais en &eacute;crire un livre... C&#39;est l&#39;un des plus gros d&eacute;fauts de notre humanit&eacute; adolescente ; sans doute que le savoir et l&#39;accepter avec la m&ecirc;me b&eacute;n&eacute;volence que les tourments des guerres est l&#39;un des premiers signes de philantropie.<br /><br />Enfin, les Jeux sont finis. Les athl&egrave;tes vont rentrer chez eux et se remettre au travail. Ceux qui suivaient leurs exploits avec d&eacute;lices et engouement vont se d&eacute;tourner du r&ecirc;ve et replonger dans les t&acirc;ches des routines sombres. Quoi qu&#39;on en dise, les Jeux sont porteurs de r&ecirc;ve - les sportifs r&eacute;alisent les ambitions de ceux qui les soutiennent. Leur corps ne leur appartient pas ; il est &agrave; ceux qui, engonc&eacute;s dans la s&eacute;dentarit&eacute; coutumi&egrave;re des mornes jours, r&ecirc;vent d&#39;atteindre les limites de l&#39;humain. C&#39;est sans doute pour cela que les Jeux d&eacute;clenchent tant de passions - parce que ceux qui y participent ne concourent plus pour eux-m&ecirc;mes ou leur pays, mais pour les myriades que leurs dons font r&ecirc;ver.<br />Pour cela, pour &eacute;claircir le quotidien languide et p&acirc;le des hommes tristes, qu&#39;ils soient remerci&eacute;s.<br /><br />Ce qui ne me dispense pas d&#39;&ecirc;tre contente que ce soit fini. Parce que moi, j&#39;aime pas le sport.</span><br /></div>]]></content:encoded>
		<pubDate>Fri, 22 Aug 2008 22:08:00 +0200</pubDate>
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	<item>
		<title><![CDATA[Pardon]]></title>
		<link>http://stockholm.eklablog.com/article-9555-134098-pardon.html</link>
		<dc:creator>Stockholm</dc:creator>
		<description><![CDATA[J&#39;aimerais profiter de cette humble tribune - offerte gratuitement par Eklaweb - pour demander pardon. Un tr&egrave;s grand et tr&egrave;s repentant pardon. Je suis infiniment d&eacute;sol&eacute;e, mais alors mais &agrave; un point, vous ne pouvez&nbsp;m&ecirc;me pas imaginer. 
 
 Pardon...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<div align="justify"><span style="font-size: small">J&#39;aimerais profiter de cette humble tribune - offerte gratuitement par Eklaweb - pour demander pardon. Un tr&egrave;s grand et tr&egrave;s repentant pardon. Je suis infiniment d&eacute;sol&eacute;e, mais alors mais &agrave; un point, vous ne pouvez&nbsp;m&ecirc;me pas imaginer.</span><br /></div><div align="justify"><span style="font-size: small"><br /></span><span style="font-size: small">Pardon &agrave; cette femme d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;e qui recherchait &quot;<em>comment aimer un d&eacute;pressif</em>&quot;. Savoir que vous avez quitt&eacute; ces lieux sans apprendre comment g&eacute;rer les crises de larmes et le blues de cet homme que vous aimez, et qui vous trompe probablement avec quelqu&#39;un de plus gai (orthographe incertaine), obscurcit mon &acirc;me d&#39;un sombre nuage. Savoir que vous avez &eacute;cum&eacute; plus de dix pages de Googlage intensif avant d&#39;atterir au milieu de vid&eacute;os des Capercaillie et de chanteurs de l&#39;Alta&iuml; me fait sentir toute la d&eacute;tresse de votre &acirc;me bless&eacute;e.</span><br /><span style="font-size: small"><img align="right" alt="Vous prendez bien un petit verre ?" border="50" height="200" hspace="30" src="http://www.flodigarry.co.uk/lounge-images/talisker-whisky-fireside.jpg" width="150" /></span><br /><span style="font-size: small">Pardon aussi aux visiteurs r&eacute;guliers qui veulent &quot;<em>boire un coup &agrave; Stockholm</em>&quot; ou &quot;<em>sortir &agrave; Stockholm</em>&quot;. Tenez, pour la peine, je vous offre un Talisker.<br /><br /></span><span style="font-size: small">Pardon (oui, il commence &agrave; y en avoir plus qu&#39;en Bretagne, mais on fait ce qu&#39;on peut) &agrave; celui ou celle qui se demandait ce que c&#39;&eacute;tait qu&#39;un &quot;<em>type de baiser inverse</em>&quot;. Il ne l&#39;aura pas appris ici, et me laisse avec cette question existentielle : kess&eacute;ksetruk ???<br /><br /></span><span style="font-size: small">Pardon aussi aux lyc&eacute;ens qui ont <em>Farenheit 451</em> et <em>Les Fleurs Bleues</em> &agrave; leur programme et qui cherchent des commentaires tout faits. Allez bosser, jeunes cr&eacute;tins, au lieu de glander devant l&#39;ordinateur ! (auto-flagellation au passage).<br /><br />Et surtout, surtout, </span><span style="font-size: small">pardon &agrave; la personne - sans doute un homme - qui est arriv&eacute; sur ce blog en cherchant une &quot;<em>video de femmes nues qui baisse avec des mecs&#39;</em>&#39;.</span><br /><span style="font-size: small">Vous ne pouvez pas savoir, monsieur, combien je regrette profond&eacute;ment que vous n&#39;ayez pas trouv&eacute; pareille filmographie c&eacute;ans. Mon coeur saigne &agrave; l&#39;id&eacute;e de votre d&eacute;ception - qui d&ucirc;t &ecirc;tre plus profonde que certaines gorges (du Verdon, bien s&ucirc;r). Car enfin, vous &eacute;tiez sans doute pr&ecirc;t, &ocirc; &ecirc;tre lubrique, &agrave; caresser certaine partie de votre anatomie jusqu&#39;&agrave; ce qu&#39;extase s&#39;en suive, et vous avez trouv&eacute; des cours de ga&eacute;lique. Imaginer la stup&eacute;faction de votre &ecirc;tre, et sa molle transformation, me remplit d&#39;une horreur sans nom.<br /></span><span style="font-size: small"><br /></span><span style="font-size: small">Et je vais vous laisser sur cette pens&eacute;e profonde de cette grande philosophe de la vie qu&#39;est Anne Roumanoff - &agrave; moins que ce ne soit Oscar Wilde, qui savait de quoi il parlait :</span><br /><br /><span style="font-size: small">&quot;La soci&eacute;t&eacute; pardonne souvent au criminel, jamais elle ne pardonne au r&ecirc;veur.&quot;</span><br /></div><span class="Apple-style-span" class="Apple-style-span" style="font-weight: bold; font-size: small; color: #3d3d1a"></span>]]></content:encoded>
		<pubDate>Sat, 17 May 2008 13:59:21 +0200</pubDate>
		<guid isPermaLink="true">http://stockholm.eklablog.com/article-9555-134098-pardon.html</guid>
	</item>
	<item>
		<title><![CDATA[La samba du sms]]></title>
		<link>http://stockholm.eklablog.com/article-9555-79562-la-samba-du-sms.html</link>
		<dc:creator>Stockholm</dc:creator>
		<description><![CDATA[bjr sava ? jkif tro ton blog, lol. T qd mm grav. 

Ma r&eacute;ponse, simple et laconique : DTC .

Traduction de cet &eacute;change fleuri :
- Bonjour, comment te portes-tu ? J&#39;aime profond&eacute;ment ce que tu fais sur ce weblog, mais je reste toutefois ironique quant &agrave;...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<div align="justify"><span style="font-size: small"><span style="font-size: small"><em>bjr sava ? jkif tro ton blog, lol. T qd mm grav.</em><br /><br />Ma r&eacute;ponse, simple et laconique : <em>DTC</em>.<br /><br />Traduction de cet &eacute;change fleuri :<br />- <em>Bonjour, comment te portes-tu ? J&#39;aime profond&eacute;ment ce que tu fais sur ce weblog, mais je reste toutefois ironique quant &agrave; certains aspects d&eacute;velopp&eacute;s c&eacute;ans. Il est &eacute;galement notable que ton comportement et ta personnalit&eacute; diff&egrave;rent de la norme de mani&egrave;re significative et se situent en dehors de l&#39;intervalle alpha de confiance de 95% de la courbe de Gauss de la population jeune actuelle.</em><br />- <em>Merci de ton commentaire, &agrave; la fois aimable et constructif, mais je sugg&egrave;rerais que, plut&ocirc;t que d&#39;exposer un tel joyau &agrave; la vilipende publique, tu en fasses un usage nettement plus priv&eacute;, impliquant de l&#39;ins&eacute;rer dans un orifice naturel &agrave; des fins que la loi interdit de d&eacute;velopper en pr&eacute;sence de mineurs.</em><br /><br />C&#39;est &ccedil;a, le langage sms. Compresser et d&eacute;former un message afin de le rendre quasi-incompr&eacute;hensible aux non-initi&eacute;s.<br />Alors oui, comme tout le monde, j&#39;utilise des abbr&eacute;viations sms en envoyant des messages, afin d&#39;&eacute;viter d&#39;enrichir plus que de raison MM. les capitaines d&#39;industrie du secteur de la t&eacute;l&eacute;phonie mobile. Et je re&ccedil;ois &eacute;galement des sms abr&eacute;g&eacute;s. Mais l&#39;utilisation que j&#39;en fais se borne l&agrave;.<br />Quand je vois des blogs entiers &eacute;crits dans ce style qui est une torture pour les yeux, quand je vois ces kikoololeries dignes du niveau d&#39;accomplissement d&#39;un enfant </span><span style="font-size: small">dyslexique</span><span style="font-size: small"> de quatre ans et demi, je suis tiraill&eacute;e entre deux envies.<br />La premi&egrave;re est de quitter au plus vite ce site qui massacre la langue fran&ccedil;aise &agrave; la mani&egrave;re d&#39;un tueur en s&eacute;rie film&eacute; par Tarentino. C&#39;est d&#39;ailleurs celle-ci que je choisis le plus souvent.<br />La deuxi&egrave;me est de monter au cr&eacute;neau le katana au vent et d&#39;arracher un oeil &agrave; l&#39;auteur de ces insanit&eacute;s, toujours dans le style tarentinesque. Que voulez-vous ? La violence appelle la violence, c&#39;est humain...<br /><br />Quand je c&egrave;de &agrave; cette pulsion primaire, animale, je laisse en g&eacute;n&eacute;ral un commentaire (souvent effac&eacute;) sur le dernier article en date, puisqu&#39;ils se valent tous d&#39;un point de vue grammatical et qu&#39;il faut bien en choisir un. En g&eacute;n&eacute;ral, je f&eacute;licite l&#39;auteur du blog pour le remarquable travail accompli sur la langue fran&ccedil;aise, pour son style &eacute;l&eacute;gant, raffin&eacute;, o&ugrave; l&#39;on sent l&#39;influence des grands auteurs que sont Diams et Faudel -&nbsp; voire, parfois, de Britney Spears.<br />Pourquoi une anglophone l&agrave;-dedans ? Au-del&agrave; du strass ar&ocirc;me caca boudin, Britney - cette incommensurable artiste aupr&egrave;s de qui toutes s&#39;inclinent, Callas, Gheorghiu et m&ecirc;me, m&ecirc;me, H&eacute;l&egrave;ne S&eacute;gara - Britney, enfin, cette reine des dindelettes people, peut sans doute &eacute;crire dans un meilleur fran&ccedil;ais que le leur.<br />Mais attention, ce n&#39;est pas tout le monde qui peut se targuer d&#39;acc&eacute;der &agrave; ce gold-standard du beau langage. Il faut pour cela allier abbr&eacute;viations, phon&eacute;tique et r&eacute;bus typographiques &agrave; un style fleurant bon la France en Ray-Ban et jeans moulants.<br /><br />Comme on le voit, la concurrence est rude.<br />Alors - et je vous vois haletants, fixant votre &eacute;cran d&#39;un regard avide, de cet air qui vous conf&egrave;re para&icirc;t-il une ressemblance frappante avec un PPDA sous drogues dures&nbsp; - alors, comment peut-on, grand Dieu, trouver cette perle rare, cet &ecirc;tre pur et sans m&eacute;langes qu&#39;est Kikoololeur 3.0 ? Comment d&eacute;cerner chez le skyblogueur de base cette &eacute;tincelle qui le rend hors du commun ?<br />La t&acirc;che est ardue. J&#39;en ai conscience, et j&#39;accepte humblement ce lourd fardeau.<br /><br />Apr&egrave;s avoir parcouru une quantit&eacute; non n&eacute;gligeable de blogs dont le code source est plus clair que les articles, je suis en mesure de fournir une piste de r&eacute;ponse.<br />Ce qui transforme ce vulgaire nanard qu&#39;est le langage sms en joyau immortel, c&#39;est le th&egrave;me.<br />C&#39;est vrai, un blog plus ou moins humoristique ou politique &eacute;crit en sms (&ccedil;a existe, j&#39;en ai vu) sera dans le pire des cas ridicule. Certes, son auteur n&#39;aura plus qu&#39;&agrave; se raser la t&ecirc;te et &eacute;migrer bien loin pour &eacute;viter les puristes, mais au final, il sera simplement ridicule. Comme BHL entart&eacute; ou Sarkozy enketchup&eacute;, c&#39;est tout.<br />Kikoololeur 3.0, lui, aura un Id&eacute;al. Et c&#39;est de cet Id&eacute;al que va se nourrir son art.<br />Le pr&eacute;texte sera parfois l&eacute;ger - un manga plus ou moins obscur, un acteur ou un chanteur aux canons de beaut&eacute; TF1, ou des vid&eacute;os cens&eacute;ment dr&ocirc;les - mais Kikoololeur 3.0 le prendra &agrave; coeur. Ce sera sa raison de vivre, la mission que Dieu Lui-m&ecirc;me lui a confi&eacute; dans les &eacute;clairs et le tonnerre - Kklolr 3.0 deviendra un missionnaire.<br />Son But : convertir les masses ignorantes, vou&eacute;es &agrave; l&#39;&eacute;ternelle damnation, &agrave; son Id&eacute;al, et ainsi leur faire conna&icirc;tre la Lumi&egrave;re.<br />Ses armes : une langue choc, des arguments simples, une syntaxe &eacute;nergique, qui r&eacute;pandront la Parole dans une terreur sacr&eacute;e.<br />Et le pire, c&#39;est qu&#39;il y arrive. Et &ccedil;a, c&#39;est bien la preuve qu&#39;il est b&eacute;ni du Ciel. Parce que franchement, vous en connaissez beaucoup, vous, des gens capables de d&eacute;clencher une avalanche de commentaires extatiques &agrave; partir d&#39;un simple :<br /><em>Tanaka-San il &eacute; tro bo &eacute; tro for, jle kiff s&egrave;vr lol c tro un dieu.</em><br /><br />Pas moi.<br /><br />Ceci dit, une autre cat&eacute;gorie de skymerdeurs peut pr&eacute;tendre au gold-standard. J&#39;ai nomm&eacute; ceux qui racontent leur vie. Mais attention, ils ne la racontent pas n&#39;importe comment.<br />L&agrave; o&ugrave; les champions de tout &agrave; l&#39;heure conservaient l&#39;excuse de la bonne volont&eacute; et de l&#39;Amour de la Science, ceux-ci ne font pas l&#39;effort d&#39;aller chercher un sujet. A quoi bon se fatiguer quand ils en ont d&eacute;j&agrave; un, complexe et fascinant, sous la main, j&#39;ai nomm&eacute; leur propre personne.<br />Il est &eacute;vident que l&#39;Oeuvre qu&#39;ils accomplissent chaque jour ne peut que captiver les foules. Comment r&eacute;sister &agrave; ces r&eacute;cits, piment&eacute;s d&#39;humour d&eacute;licat, qui narrent au jour le jour les inf&acirc;mies perp&eacute;tr&eacute;es par les sc&eacute;l&eacute;rats d&#39;enseignants qui les entourent ? Comment ne pas se trouver rapidement accro &agrave; l&#39;art consomm&eacute; qu&#39;ils ont de d&eacute;crire l&#39;entorse qu&#39;ils se sont faite dans les escaliers du coll&egrave;ge ? Et comment ne pas r&ecirc;ver devant leurs romanesques histoires de coeur ?<br />Non, aupr&egrave;s d&#39;eux, les soeurs Bront&euml; ne sont rien. A la sombre folie des <em>Hauts de Hurlevent</em> se substitue l&#39;incomparable innocence d&#39;un jeune &ecirc;tre meurtri dans son &acirc;me par un deux en maths. La tension dramatique de <span style="font-style: italic">Jane Eyre</span> s&#39;efface, p&acirc;lie, face au piment des relations adolescentes. Et la finesse de l&#39;analyse d&#39;<span style="font-style: italic">Agnes Grey</span> n&#39;est rien devant cette conversation philosophique : Rudy, de <span style="font-style: italic">Plus Belle la Vie</span>, et Chim&egrave;ne Badi pourront-ils s&#39;aimer un jour ?<br />(Apr&egrave;s m&ucirc;re r&eacute;flexion, je suppose que oui - &agrave; condition que Pocahontas fasse un show au Crazy Blue Horse de Ratata-les-Bains avant.)<br /><br />Mais, malgr&eacute; l&#39;abondance de ces esprits brillants, force m&#39;est de reconna&icirc;tre que tous ces Kklolr 3.0 rendent les armes face &agrave; - qui ?<br />Face &agrave; un &ecirc;tre dont la pens&eacute;e p&eacute;n&eacute;trante n&#39;a d&#39;&eacute;gale que la puret&eacute; de son langage, o&ugrave; le franc-parler se double de l&#39;antique esprit des Lumi&egrave;res.<br />Cet homme est hors concours, car il n&#39;&eacute;crit pas. Il parle, et son Verbe est Sagesse ; il a &eacute;nonc&eacute; le Destin du Langage - aupr&egrave;s duquel ces pi&egrave;tres smseries s&#39;effacent.<br /><br /></span><em>A l&#39;an 3000 les gens vont se parler avec,..., les yeux, des ondes. Ne me prends pas pour un fou les baleines le font, les dauphins aussi. Ce sont des animaux tr&egrave;s intelligents dans la mer. Nous on vit dans la terre. Et eux se communiquent, vu qu&#39;ils ne savent pas parler dans l&#39;eau, ils sont forc&eacute;s d&#39;utiliser des ondes, des ondes de love ou de hate et la communication se fait comme &ccedil;a.<br /></em><br />Cet homme s&#39;appelle Jean-Claude Van Damme. Et je l&#39;aime, depuis qu&#39;il a pr&eacute;dit la fin du sms et son remplacement par les ondes des yeux.<br /><br /><em>Quand on croit &agrave; la perfection, on a fait la moiti&eacute; du chemin. </em>Et &ccedil;a, croyez-moi ou non, c&#39;est lui aussi qui l&#39;a dit.<br /></span></div>]]></content:encoded>
		<pubDate>Wed, 20 Feb 2008 22:41:39 +0100</pubDate>
		<guid isPermaLink="true">http://stockholm.eklablog.com/article-9555-79562-la-samba-du-sms.html</guid>
	</item>
	<item>
		<title><![CDATA[La Saint-Valentin]]></title>
		<link>http://stockholm.eklablog.com/article-9555-72759-la-saint-valentin.html</link>
		<dc:creator>Stockholm</dc:creator>
		<description><![CDATA[C&#39;est dans dix jours.

La Saint-Valentin, c&#39;est la p&eacute;riode des prix discount pour aller &agrave; Venise voir le Carnaval ; pour aller au soleil &agrave; la Guadeloupe ou aux Seychelles et, &eacute;ventuellement, aller &eacute;couter Gheorghiu &agrave; Pleyel (sauf que ce...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<div align="justify"><span style="font-size: small">C&#39;est dans dix jours.<br /><br />La Saint-Valentin, c&#39;est la p&eacute;riode des prix discount pour aller &agrave; Venise voir le Carnaval ; pour aller au soleil &agrave; la Guadeloupe ou aux Seychelles et, &eacute;ventuellement, aller &eacute;couter Gheorghiu &agrave; Pleyel (sauf que ce n&#39;&eacute;tait pas pr&eacute;vu le 14 et qu&#39;elle a annul&eacute; pour raisons de sant&eacute; de toute fa&ccedil;on) - &agrave; deux. Non, parce que tout seul, c&#39;est nib. Les c&eacute;libataires ont le droit de payer plein pot - et &ccedil;a fait d&#39;autant plus mal en p&eacute;riode post-soldes qu&#39;on avait pris l&#39;habitude des r&eacute;ductions. Cette discrimination est intol&eacute;rable.<br />Enfin, on ne va pas refaire le monde aussi facilement, hein. Le jour o&ugrave; les c&eacute;libataires auront des r&eacute;ductions pour la Saint Valentin, les d&eacute;mocraties africaines seront devenues des mod&egrave;les de stabilit&eacute; et de prosp&eacute;rit&eacute;.<br /><br />Ce qui est particuli&egrave;rement exasp&eacute;rant pour le c&eacute;libataire moyen &agrave; cette p&eacute;riode de l&#39;ann&eacute;e, c&#39;est cette d&eacute;bauche de sucre candi qui englue soudain le monde. Passe encore d&#39;&eacute;couter les demi-couples faire leur liste de projets, mais vous avez vu les vitrines ?! A c&ocirc;t&eacute;, Disneyland, c&#39;est le mod&egrave;le du bon go&ucirc;t !<br />Entre les boutiques de lingerie qui exposent des mod&egrave;les froufroutants de dentelles et de noeuds-noeuds rouge vifs &agrave; la con, les chocolatiers qui ont jet&eacute; tout moule n&#39;&eacute;tant pas en forme de coeur, les libraires qui ressortent c&ocirc;te &agrave; c&ocirc;te Barbara Cartland &amp; Cie et <span style="font-style: italic">le Sexe pour les Nuls</span> - les centres villes deviennent des endroits tout &agrave; fait infr&eacute;quentables.<br />Quand on a &eacute;vit&eacute; les &eacute;talages de DVD &agrave; regarder &agrave; deux, les piles de CD de slows et les pubs pour aller voir les Pyramides en namoureux et qu&#39;on rentre chez soi, qu&#39;on s&#39;assied &agrave; son bureau et qu&#39;on regarde ses mails... Le spam a ressorti les petits coeurs et vous avez trois pourriels de magasins de mode et de deux coiffeurs qui vous invitent &agrave; passer chez eux avant de rencontrer l&#39;&ecirc;tre aim&eacute; le quatorze au soir (et sans r&eacute;duction pour les coiffeurs).<br />Puis vous allumez la t&eacute;l&eacute;, et l&agrave; aussi, on parle de la Saint Valentin sur les plateaux de Ruquier et autres &eacute;missions habituellement int&eacute;ressantes.<br /><br />Du coup, vous d&eacute;cidez de ressortir et d&#39;aller vous balader. Mais toutes les femmes que vous croisez dans le tram sont au t&eacute;l&eacute;phone avec Meilleure Amie (elle en a, du boulot, celle-l&agrave; ! si elle se faisait payer &agrave; l&#39;heure...) et gloussent comme une soprane qui a trop bu, et qui a pari&eacute; qu&#39;elle pouvait chanter le Requiem de Verdi en se brossant les dents. Et quand elles ne gloussent pas, vous profitez de leurs plans pour la soir&eacute;e avec l&#39;&ecirc;tre aim&eacute;. Le petit repas aux chandelles qu&#39;elles vont cuisiner au cas o&ugrave; il n&#39;ait pas r&eacute;serv&eacute; de restaurant. La position n&deg;74 qu&#39;elles vont s&ucirc;rement essayer - une variante de la 73bis am&eacute;lior&eacute;e (o&ugrave;, comme chacun sait, la femme est debout dans la cuisine tandis que l&#39;homme est assis devant la t&eacute;l&eacute;. L&#39;&eacute;l&eacute;ment de variation est que, dans la 74, la femme laisse la vaisselle en foutoir jusqu&#39;au lendemain matin avant de s&#39;en pr&eacute;occuper).<br />D&eacute;cid&eacute;ment, le tramway n&#39;est plus un endroit d&eacute;cent.<br />Et les rayons des langues &eacute;trang&egrave;res de la FNAC non plus - le vendeur psychote longuement avec son copain du rayon b&eacute;d&eacute; pour savoir s&#39;il emm&egrave;ne sa ch&eacute;rie au cin&eacute; avant de la sauter ou pas.<br /><br />Non, la premi&egrave;re moiti&eacute; de f&eacute;vrier est une p&eacute;riode particuli&egrave;rement exasp&eacute;rante pour les c&eacute;libataires ostracis&eacute;s. Il n&#39;y en a plus que pour les couples qui roucoulent de roucoulantes roucoulades comme dans les films am&eacute;ricains avec Gwyneth Paltrow dedans.<br /><br />Et du coup, je vous pr&eacute;sente mon 13 F&eacute;vrier id&eacute;al :<br /><br /></span></div><br /><object data="http://www.youtube.com/v/_u9DVZRx0Yg&amp;rel=1" height="355" type="application/x-shockwave-flash" width="425"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/_u9DVZRx0Yg&amp;rel=1"></param><param name="quality" value="high"></param>Vous poss&eacute;dez une ancienne version du plugin Flash !<br />T&eacute;l&eacute;chargez-le gratuitement et rapidement en cliquant ici : <a href="http://www.adobe.com/shockwave/download/download.cgi?P1_Prod_Version=ShockwaveFlash&amp;Lang=French&amp;P5_Language=French">http://www.adobe.com/shockwave/download/download.cgi?P1_Prod_Version=ShockwaveFlash&amp;Lang=French&amp;P5_Language=French</a></object><br /><br /><span style="font-size: small">Pourquoi, me direz-vous ?<br />Parce que d&#39;abord c&#39;est beau.<br />Et parce que l&#39;amour ne se murmure pas, il se hurle*.<br /></span><br /><br /><span style="font-size: small"><br />Bonne Saint-Valentin&nbsp; &agrave; tous !<br /><br />*(c) Lena<br /></span>]]></content:encoded>
		<pubDate>Mon, 04 Feb 2008 01:09:40 +0100</pubDate>
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		<title><![CDATA[Mission Impossible et Mescaline]]></title>
		<link>http://stockholm.eklablog.com/article-9555-67789-mission-impossible-et-mescaline.html</link>
		<dc:creator>Stockholm</dc:creator>
		<description><![CDATA[Attention, ce qui suit r&eacute;v&egrave;le la fin du film. Enfin, pas qu&#39;il y ait grand-chose &agrave; r&eacute;v&eacute;ler, mais bon...

 

Bref.
En rentrant de chez des amis, j&#39;ai fait un zapping rapide et je suis tomb&eacute;e sur le dernier quart d&#39;heure du film Mission:...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<div align="justify"><span style="font-size: small"><span style="font-style: italic; color: #ff3300">Attention, ce qui suit r&eacute;v&egrave;le la fin du film.</span> Enfin, pas qu&#39;il y ait grand-chose &agrave; r&eacute;v&eacute;ler, mais bon...<br /><br /><embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://stat.radioblogclub.com/radio.blog/skins/mini/player.swf" allowScriptAccess="always" width="180" height="23" bgcolor="#ECECEC" id="radioblog_player_-1" FlashVars="id=-1&filepath=http://www.radioblogclub.com/listen2?u=18yck5WdvN3Ln9Gbi5ybpRWYy9ichJ2ajl2cvwWaucmcv5ycu9WblRmL3d3d/46%2520Theme_From_Mission__Impossible.rbs&colors=body:#ECECEC;border:#BBBBBB;button:#999999;player_text:#999999;playlist_text:#999999;" ></embed><br /><br />Bref.<br />En rentrant de chez des amis, j&#39;ai fait un zapping rapide et je suis tomb&eacute;e sur le dernier quart d&#39;heure du film <em>Mission: Impossible</em>, avec Thomas Croisi&egrave;re et Manu B&eacute;art-les-Grands-Yeux. Je n&#39;avais jamais visionn&eacute; ce chef d&#39;oeuvre du cin&eacute;ma, ce qui m&#39;a permis de porter un regard impartial et critique sur le sc&eacute;nario (ou pas).<br />Pour commencer, une petite pr&eacute;cision : j&#39;aime les histoires d&#39;espionnage &agrave; la Henry Porter, avec agents doubles, cryptanalyse et tout le tintouin. Quelques morts strat&eacute;giques mais pas trop et une histoire solide. Les seuls effets sp&eacute;ciaux que je tol&egrave;re sont ceux de la s&eacute;rie <em>Alias </em>- et encore, le coup de l&#39;adr&eacute;naline intra-cardiaque m&#39;est rest&eacute;e l&agrave;. Menfin, faut pas &ecirc;tre trop exigeant non plus. Des sc&eacute;naristes forc&eacute;s d&#39;inventer vingt-quatre fois par an des missions de pr&eacute;f&eacute;rence impressionnantes ont droit &agrave; un instant de faiblesse : ils ont produit Irina Derevko, leur imagination a pu &ecirc;tre momentan&eacute;ment &eacute;puis&eacute;e apr&egrave;s &ccedil;a.<br />Mais pour en revenir &agrave; <em>Mission: Impossible</em>.<br /><br />J&#39;ai pris l&#39;histoire au moment o&ugrave; une quadrag&eacute;naire m&eacute;nopaus&eacute;e appel&eacute;e Max sortait un t&eacute;l&eacute;phone portable vieux comme H&eacute;rode pour r&eacute;ceptionner un truc sur un PC portable dans un TGV Paris-Londres.<br />D&eacute;j&agrave;, entre Paris et Londres, ce n&#39;est pas le TGV, c&#39;est l&#39;Eurostar. C&#39;est &eacute;crit dessus. Ensuite, &agrave; l&#39;&eacute;poque o&ugrave; a &eacute;t&eacute; tourn&eacute; le film, il n&#39;y avait pas d&#39;Internet dans le TGV, et encore moins grand public. Ca vient seulement de se faire. Pis je suis d&eacute;sol&eacute;e, mais la liste des agents d&#39;une agence gouvernementale qui s&#39;affiche sur un &eacute;cran puant les jeux vid&eacute;os &agrave; cent m&egrave;tres - pas trop cr&eacute;dible. A moins que la couverture de Max n&#39;ait &eacute;t&eacute; qu&#39;elle jouait &agrave; <em>Deviens un espion en dix le&ccedil;ons</em> en attendant d&#39;arriver &agrave; Londres. Ceci dit, Max aurait eu besoin de cours l&agrave;-dessus : le code de la serrure o&ugrave; &eacute;tait cach&eacute; l&#39;argent est 1314. Le premier connard venu peut se passer d&#39;elle pour le trouver, si tant est qu&#39;il ait quelques notions au sujet des cadenas.<br />Puis, plan large et vue du TGV-qui-n&#39;est-pas-aux-couleurs-de-l&#39;Eurostar. Et qui n&#39;a pas de cath&eacute;ners non plus.<br />Ce train avance par l&#39;op&eacute;ration du Saint-Esprit.<br />Je sais, c&#39;est une formidable avanc&eacute;e technologique. Plus besoin d&#39;&eacute;lectricit&eacute; ! On installe une chapelle d&eacute;di&eacute;e &agrave; Saint Louis Gallois dans la cabine du conducteur, et paf ! &ccedil;a avance tout seul. La classe, non ?<br /><br />Mais bon, tous ces d&eacute;tails n&#39;ont en fin de compte aucune importance. Ce n&#39;est pas grave. C&#39;est du d&eacute;tail, &ccedil;a ne compte pas. Ce n&#39;est pas vraiment dans le sc&eacute;nario.<br />Ce qui est int&eacute;ressant, c&#39;est la suite.<br />Apr&egrave;s qu&#39;Emmanuelle B&eacute;art se soit fait descendre par son mec, encore un vieux beau &agrave; tenir le r&ocirc;le du mauvais m&eacute;chant qui pue, Bog&ocirc;sse Cruise a d&eacute;cid&eacute; de poursuivre Vieux Beau pour venger la minette avec qui il avait probablement couch&eacute; dans l&#39;heure et demie avant.<br /><br />- Non, tu n&#39;es pas morte, non, Yeux Dhibou, sanglota Bog&ocirc;sse sur le corps encore ti&egrave;de de sa belle espionne. Je vais te venger.<br />N&#39;&eacute;coutant que son courage, Bog&ocirc;sse fon&ccedil;a &agrave; la poursuite de Vieux Beau.<br />Sur le toit du TGV.<br />Oh Seigneur quel vent de vitesse !!! La veste de Bog&ocirc;sse en a m&ecirc;me &eacute;t&eacute; emport&eacute;e !!! D&eacute;bordant de haine, Bog&ocirc;sse regardait Vieux Beau ramper sur le toit du train - et pis il s&#39;est rappel&eacute; qu&#39;au casting on lui avait dit d&#39;enlever sa cravate pour &ecirc;tre plus sex, alors il l&#39;a fait. D&eacute;bordant de sexitude, il a ramp&eacute; lui aussi. Sauf que sa chemise griff&eacute;e offrait la prise au vent d&#39;une voile de catamaran, alors il a fait un triple saut p&eacute;rilleux arri&egrave;re en se retenant du bout des doigts au bord du train, pis il a atterrit &agrave; plat ventre sans s&#39;exploser la tronche, parce que mine de rien il a des g&egrave;nes de Spiderman.<br />Ensuite, l&#39;h&eacute;lico est arriv&eacute;. Jean Reno (aka Yeux de Poissons) voulait h&eacute;litroyer Vieux Beau du haut du train. Alors il lui a lanc&eacute; un truc qui s&#39;est attach&eacute; &agrave; la rame de TGV, et Vieux Beau a commenc&eacute; &agrave; le prendre pour s&#39;envoler, aller plus haut, aller plus hau-au-aut. Sauf que Bog&ocirc;sse avec sa chemise ouverte, ben il avait tout vu. Alors il s&#39;est l&acirc;ch&eacute; et c&#39;est lui qui s&#39;est envol&eacute; dans le vent terrible de la vitesse pour se rattraper &agrave; Vieux Beau et lui faire l&acirc;cher prise. Il a rattach&eacute; le c&acirc;ble de l&#39;h&eacute;lico sur la rame du train (qui du coup &eacute;tait tenu en laisse par le train comme un chihuacha par sa patronne ob&egrave;se), et pis, pas b&ecirc;te le gars, il a attendu qu&#39;il y ait un tunnel.<br />En voyant arriver le tunnel, Yeux de Poissons a fait la t&ecirc;te d&#39;un type qui rencontre son patron dans une bo&icirc;te de nuit alors qu&#39;il est cens&eacute; &ecirc;tre en train de se faire op&eacute;rer des oreillons que lui a fil&eacute; le gamin de sa greluche de soeur.<br />La suite, comme on dit, appartient &agrave; l&#39;Histoire. Je vais tenter de la raconter comme un enfant le ferait, d&#39;une plume innocente et fra&icirc;che. Ou comme un &eacute;l&egrave;ve de techno de 6e4.<br /><br />[voix de gamine]<br />Alors, ben le nh&eacute;licopt&egrave;re il est rentr&eacute; dans le tunnel en suivant le TGV et pis le tunnel &eacute;tait vachement long et pis Bog&ocirc;sse il s&#39;est roul&eacute; sur le toit du train sans se salir parce qu&#39;ils font vachement bien le m&eacute;nage sur le toit des trains, et pis il est tomb&eacute; devant, et pis Vieux Beau il avait saut&eacute; sur le gros nh&eacute;licopt&egrave;re et Yeux de Poissons ben il voulait tuer Bog&ocirc;sse en lui arrachant la t&ecirc;te avec les pales du nh&eacute;licopt&egrave;re, mais Bog&ocirc;sse ben il est vraiment trop trop fort pasqu&#39;il est pass&eacute; sur le c&ocirc;t&eacute; et il est pas tu&eacute;, et pis apr&egrave;s le nh&eacute;licopt&egrave;re il arr&ecirc;te de voler dans le tunnel derri&egrave;re le TGV passqu&#39;il essplose et pis les deux m&eacute;chants eh ben ils meurent.<br />[/voix de gamine]<br /><br />Ce bijou du cin&eacute;ma s&#39;ach&egrave;ve quelques minutes plus tard, apr&egrave;s que Tom Cruise ait bu une bi&egrave;re avec un copain Noir, pour bien montrer aux spectateurs que les sc&eacute;naristes sont pas racistes, m&ecirc;me si &ccedil;a rime, et refuse de regarder un film dans le navion qui le ram&egrave;ne chez lui. Et l&agrave; j&#39;ai &eacute;t&eacute; trop d&eacute;&ccedil;ue, parce que l&#39;avion vole tout b&ecirc;tement dans le ciel et ne fait m&ecirc;me pas trois loopings dans un tunnel &eacute;troit.<br /><br />Bref, ce film est un authentique diamant, &eacute;tincellant de mille feux. Mais il m&#39;a laiss&eacute;e une grande terreur.<br />Celle que, la prochaine fois que je monterai dans un TGV, un h&eacute;licopt&egrave;re le suive et vole avec lui dans un tunnel &eacute;troit...<br /></span></div>]]></content:encoded>
		<pubDate>Sun, 20 Jan 2008 22:45:00 +0100</pubDate>
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		<title><![CDATA[Nicolas le Petit]]></title>
		<link>http://stockholm.eklablog.com/article-9555-65841-nicolas-le-petit.html</link>
		<dc:creator>Stockholm</dc:creator>
		<description><![CDATA[Quelle belle couverture que celle du Point de Vue de cette semaine !
Ah non, &ccedil;a c&#39;est de la photo. C&#39;est beau comme une affiche de film am&eacute;ricain.


L&#39;Homme et la Namoureuse. Si c&#39;est pas romantique...

L&#39;Homme, viril, empli de testost&eacute;rone, et pas...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<a href="http://data0.eklablog.com/stockholm/mod_article65841.jpg"><img src="http://data0.eklablog.com/stockholm/mod_article65841.jpg" width="237" alt="Nicolas le Petit" style="float: left; padding-right: 5px;" /></a><div align="justify"><span style="font-size: small"><br />Quelle belle couverture que celle du Point de Vue de cette semaine !<br />Ah non, &ccedil;a c&#39;est de la photo. C&#39;est beau comme une affiche de film am&eacute;ricain.<br /><br /><br />L&#39;Homme et la Namoureuse. Si c&#39;est pas romantique...<br /><br />L&#39;Homme, viril, empli de testost&eacute;rone, et pas n&#39;importe quel Homme, un Grand Homme qui regarde Sa Vision de la France. Il l&egrave;ve les yeux au ciel et sourit, comme devant une apparition divine. Car Il voit Marianne ou Jeanne d&#39;Arc (les pauvres, se trouver embringu&eacute;es l&agrave;-dedans... quand m&ecirc;me...) Lui sourire et Lui dire :<br /><em>Nicolas, tu es comme les petits Pimousses, petit mais costaud. Tu as &eacute;t&eacute; &eacute;lu au poste supr&ecirc;me, car, devant ta noblesse et ta g&eacute;n&eacute;rosit&eacute;, le peuple de France a &eacute;t&eacute; s&eacute;duit. S&eacute;duit par tes cravates bleues et tes costumes Dior, s&eacute;duit par ton &eacute;loquence qui remue les foules. Tu leur a promis la s&eacute;curit&eacute;, le pouvoir d&#39;achat, l&#39;emploi ; qui donc a jamais propos&eacute; mieux ? Tu ne le feras sans doute pas, mais les promesses tiennent les enfants joyeux, et les tiennes sont si belles...</em><br /><br />Et Lui de r&eacute;pondre : <em>Je suis digne de te recevoir, &ocirc; France, mais dis seulement un mot et... non, tais-toi, c&#39;est mieux.</em><br /><br />L&#39;Apparition, chantonnante : <em>Cela est juste est bon... Enfin je dis &ccedil;a je dis rien, c&#39;est mon avis, pas celui des syndicats...</em><br /><br />Lui, enflamm&eacute; de passion : <em>Je serai le Pr&eacute;sident de tous les Fran&ccedil;ais !</em><br /><br />L&#39;Apparition : <em>M&ecirc;me de ceux qui n&#39;ont pas grand chose ? Parce que les cadeaux fiscaux, ils n&#39;&eacute;taient pas pour eux, si ?</em><br /><br />Lui, m&ecirc;me pas surpris : <em>Madame Royal, je trouve cette attaque indigne de vous.</em><br /><br />L&#39;Apparition : <em>Eh oh, je ne m&#39;appelle pas S&eacute;gol&egrave;ne non plus, faut pas pousser. L&#39;&eacute;levage de dindes, c&#39;est chez madame de Fontenay que &ccedil;a se passe. A la rigueur sur la sc&egrave;ne de la nouvelle chanson fran&ccedil;aise, mais pas ici, enfin...</em><br /><br />C&#39;est l&agrave; que la sc&egrave;ne fran&ccedil;aise se r&eacute;veille et qu&#39;une petite voix sussurre : <em>Eh bien, on parle ici de moi ? Quatre consonnes et trois voyelles, c&#39;est le pr&eacute;nom de Nicolas, je le murmure &agrave; mon oreille et chaque lettre me remplit d&#39;&eacute;mois.</em><br /><br />L&#39;Apparition, scotch&eacute;e : <em>Gnh&eacute; ? C&#39;est qui, elle ?</em><br /><br />Elle, c&#39;est Carla B. Nous conserverons son anonymat ; sa position est en effet peu glorieuse.&nbsp; Dans quelques ann&eacute;es, elle pourra t&eacute;moigner chez Jean-Luc Delarue dans son &eacute;mission sp&eacute;ciale &quot;Comment j&#39;ai visit&eacute; Disneyland avec mon mec et que c&#39;&eacute;tait la premi&egrave;re sortie qu&#39;on faisait tous les deux&quot;.<br />Carla chante, para&icirc;t-il, bien que peu de gens l&#39;aient entendue. Elle passe &eacute;galement pour un tr&egrave;s belle femme. En effet, elle a un temps servi d&#39;idole aux greluches sur le papier glac&eacute; des magasines. <br />Certains signes laissent en outre &agrave; penser qu&#39;elle pourrait souffrir de sarko&iuml;dite aigu&euml;. La preuve, le signe pathognomonique ? Voyez comment elle regarde l&#39;Homme d&#39;Etat Viril... La t&ecirc;te tendrement pos&eacute;e sur l&#39;&eacute;paule de Celui qui contemple Sa Vision de la France (SVDLF, aka UMP), Carla r&ecirc;ve. Elle repense &agrave; leur rencontre, &agrave; leur premi&egrave;re sortie entre amoureux...<br /><br />Il faisait froid, c&#39;&eacute;tait l&#39;hiver. La foule se pressait aux portes de la ville enchant&eacute;e ; les rires des enfants fr&eacute;missaient dans le vent comme l&#39;eau sous la caresse de l&#39;aile de la preste hirondelle. Elle &eacute;tait venue avec son fils - elle l&#39;&eacute;l&egrave;ve seule, malgr&eacute; les difficult&eacute;s - avec sa m&egrave;re, aussi. Elle attendait, sans trop savoir quoi, lorsque la foule s&#39;est &eacute;cart&eacute;e, nouvelle mer Rouge sous les pas d&#39;un Mo&iuml;se moderne, et Lui est apparu.<br />Il &eacute;tait beau comme un nain de Blanche-Neige, dans son petit costume coup&eacute; sur mesure &agrave; sa taille, ses petites chaussures, et son blouson bien chaud. Elle portait le manteau blanc copyright&eacute; par Sainte S&eacute;gol&egrave;ne, et ses cheveux courts voletaient dans l&#39;air lorsqu&#39;elle souriait...<br /><em>Je le vis, je rougis, je palis &agrave; sa vue</em>, expliqua-t-elle plus tard au t&eacute;l&eacute;phone &agrave; Meilleure Amie. <em>Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais parler ; je sentis tout mon corps, et transir et br&ucirc;ler.</em><br /><em>Bon</em>, dit sans doute Meilleure Amie. <em>Et apr&egrave;s ?</em><br /><em>Apr&egrave;s ?</em> demanda Carla. <em>A marcher chez Disney cinq minutes avec lui et r&#39;garder les journalistes tant qu&#39;y en a, parler du bon temps qu&#39;est l&agrave;, qu&#39;on aura, en serrant dans ma main ses p&#39;tits doigts. Pis donner &agrave; bouffer aux &eacute;lecteurs idiots, leur filer d&#39;la croissance pour de faux, et entendre les rires qui l&eacute;zardent les murs et surtout font les caricatures.</em><br />Impressionn&eacute;e, Meilleure Amie ne put que murmurer : <em>Ouh l&agrave;, c&#39;est du s&eacute;rieux, on dirait...</em><br />Enthousiasm&eacute;e, Carla s&#39;extasia<em> </em>:&nbsp;<em> Y&#39;a Nicolas qu&#39;a dit qu&#39;il m&#39;aimait encore, et les journalistes ont dit que c&#39;&eacute;tait pour la vie, et on va bient&ocirc;t se marier !!! Les journalistes, ils ont m&ecirc;me dit que si &ccedil;a se trouve j&#39;&eacute;tais enceinte et que j&#39;allais avoir un autre enfant !!!</em><br />Oui, enfin, si j&#39;&eacute;tais elle je ferais plus confiance &agrave; madame Irma pour &ccedil;a...<br /><br />Puis Carla a retrouv&eacute; son petit Nicolas avec sa Grande Vision de la France ; amoureuse, elle a inclin&eacute; sa t&ecirc;te sur son coeur pendant qu&#39;il contemplait sa propre grandeur, et le monde a chant&eacute; :<br /><br /><em>Ils sont vraiment<br />Ils sont vraiment<br />Ils sont vraiment<br />[censur&eacute; par l&#39;Elys&eacute;e]</em><br />...<br /></span></div>]]></content:encoded>
		<pubDate>Sun, 13 Jan 2008 14:17:01 +0100</pubDate>
		<guid isPermaLink="true">http://stockholm.eklablog.com/article-9555-65841-nicolas-le-petit.html</guid>
	</item>
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		<title><![CDATA[Les hyènes misérables]]></title>
		<link>http://stockholm.eklablog.com/article-9555-60006-les-hyenes-miserables.html</link>
		<dc:creator>Stockholm</dc:creator>
		<description><![CDATA[En direct de la savane d&#39;&agrave; c&ocirc;t&eacute;, &agrave; l&#39;heure de l&#39;ap&eacute;ro.

Les lionnes coursent une antilope dodue juste comme il faut. Le petit peu de cellulite de son fessier all&eacute;chant promet un bon casse-cro&ucirc;te... La lionne en chef en feule...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<div align="justify"><span style="font-size: small">En direct de la savane d&#39;&agrave; c&ocirc;t&eacute;, &agrave; l&#39;heure de l&#39;ap&eacute;ro.<br /><br />Les lionnes coursent une antilope dodue juste comme il faut. Le petit peu de cellulite de son fessier all&eacute;chant promet un bon casse-cro&ucirc;te... La lionne en chef en feule d&#39;envie et, d&#39;un saut puissant, bondit sur l&#39;&eacute;chine de l&#39;animal. Enfon&ccedil;ant ses crocs dans sa chair palpitante, elle ach&egrave;ve l&#39;antilope qui s&#39;effondre sous elle.<br />Les fauves s&#39;assemblent maintenant pour le festin ; la viande, selon les morceaux, est de qualit&eacute; variable, mais les visiteurs mangent de bon app&eacute;tit sous l&#39;oeil appr&eacute;ciatif de la lionne. Une fois repus, les fauves s&#39;&eacute;loignent de la carcasse, encore charnue, lorsqu&#39;une hy&egrave;ne fam&eacute;lique s&#39;approche et vole un g&eacute;n&eacute;reux quartier de viande. Le dos courbe, le regard faux, elle s&#39;enfuit avec son butin, inaper&ccedil;ue des lions ; c&#39;est la loi de la savane. Les charognards se nourrissent des restes de la table des chasseurs, et c&#39;est normal ; ils reconnaissent </span><span style="font-size: small">eux-m&ecirc;me</span><span style="font-size: small"> ne pas chasser et se contenter de r&eacute;cup&eacute;rer. Nul ne penserait que cette hy&egrave;ne mis&eacute;rable tenterait de faire croire que ce savoureux morceau venait d&#39;un animal qu&#39;elle avait elle-m&ecirc;me tu&eacute;.<br />Et pourtant, la hy&egrave;ne puante a cherch&eacute; &agrave; faire croire au peuple de la brousse qu&#39;elle avait chass&eacute; et tu&eacute; l&#39;antilope... Les &eacute;loges ont plu, et l&#39;hypocrite, indigne d&#39;un tel troph&eacute;e, a enfl&eacute;, sous l&#39;orgueil, comme la grenouille de la fable.<br /><br />C&#39;est toute l&#39;histoire du plagiat. Un pilleur, avide de reconnaissance, qui mourrait pour un instant de gloire, s&#39;empare de textes et les fait passer pour siens. Il s&#39;agit le plus souvent d&#39;une personne m&eacute;diocre, redoutablement m&eacute;diocre, car c&#39;est de ces m&eacute;galos incapables que naissent fiel et jalousie.<br />Le portrait d&#39;un plagieur ?<br />Quelqu&#39;un, de n&#39;importe quel &acirc;ge, qui a sans doute essay&eacute; d&#39;&eacute;crire un jour. Ses textes n&#39;ont jamais &eacute;t&eacute; appr&eacute;ci&eacute;s, sans doute parce qu&#39;ils sont mauvais, lourds et insipides, sans cette &eacute;tincelle d&#39;o&ugrave; na&icirc;t la magie des mots. La hy&egrave;ne va d&eacute;nigrer les &eacute;crits des autres, projetant son absence radicale de talent sur les d&eacute;fauts des autres. Si, par le plus grand des hasards, la hy&egrave;ne se r&eacute;v&egrave;le capable d&#39;&eacute;crire en fran&ccedil;ais, elle pourra r&eacute;ussir dans la critique litt&eacute;raire, acerbe et fielleuse, qui caract&eacute;rise certaines revues. A d&eacute;faut d&#39;avoir du g&eacute;nie, elle fera tout pour briser celui des autres... Aigrie et rageuse, elle sombrera longuement dans sa folie masqu&eacute;e, son d&eacute;sir de c&eacute;l&eacute;brit&eacute;.<br /><br />Mais la hy&egrave;ne peut se r&eacute;v&eacute;ler incapable d&#39;aligner deux mots. Ses mis&eacute;rables productions d&#39;autrefois &eacute;taient un paradoxe frappant ; pour elle, il s&#39;agissait d&#39;un roman d&#39;amour et, pour les autres, d&#39;un croisement entre les <em>Nonsense Rhymes</em> de Lewis Caroll et les d&eacute;lires les plus destructur&eacute;s des surr&eacute;alistes... Mais si, vous savez de quoi je parle ! L&#39;ambiance oscille entre glauque et guimauve, mais il est difficile de deviner ce qui est sombre de ce qui est romanesque, puisque pas une seule phrase ne se tient debout. Les mots sont utilis&eacute;s &agrave; contre-emploi sans que cela n&#39;apporte quoi que ce soit au style, ce dernier se dissolvant derri&egrave;re les th&eacute;ories fumeuses &eacute;labor&eacute;es par l&#39;esprit atteint de la hy&egrave;ne.<br />On peut d&#39;ailleurs ranger &eacute;galement dans cette cat&eacute;gorie les humoristes rat&eacute;s qui encha&icirc;nent contrep&egrave;teries complexes et comparaisons sans saveur. Leurs textes pr&eacute;sentent en g&eacute;n&eacute;ral le degr&eacute; d&#39;humour d&#39;une s&eacute;rie Z tch&eacute;coslovaque sous-titr&eacute;e en birman, et ne peuvent m&ecirc;me pas figurer au palmar&egrave;s de Nanarland.<br />Eh oui, tout le second degr&eacute; de l&#39;univers ne peut suffire &agrave; transformer l&#39;eau de vaisselle grasse du bouiboui du coin en Chanel num&eacute;ro 5.<br /><br />Rong&eacute;e au coeur par sa propre m&eacute;diocrit&eacute;, la hy&egrave;ne n&#39;en conserve pas moins intacte sa soif inalt&eacute;rable de c&eacute;l&eacute;brit&eacute;. Ah, que l&#39;on dise que ses textes sont brillants et pleins d&#39;esprits, alors qu&#39;il ne sont que faibles et creux ! Qu&#39;on la reprenne m&ecirc;me, qu&#39;on la critique, mais qu&#39;elle existe ! et que le monde sache qu&#39;elle &eacute;crit...<br />Mais la m&eacute;diocrit&eacute; des enfants de sa plume enfl&eacute;e d&#39;orgueil est telle qu&#39;ils ne r&eacute;coltent m&ecirc;me pas un &quot;lol mdr tro pouri ton truc&quot;.<br />Et la solution, peu &agrave; peu, se fait jour... La hy&egrave;ne empruntera les textes des autres. Dans son esprit, il ne s&#39;agit pas d&#39;un vol, enfin, presque, mais pas tout &agrave; fait... C&#39;est en ligne, elle a le droit de se servir...<br />Elle cherche alors des textes poss&eacute;dant ce qu&#39;elle n&#39;a jamais pu instiller aux siens, si jamais elle a d&#39;ailleurs pris la peine de s&#39;essayer &agrave; &eacute;crire. Ces textes, elle les r&eacute;utilise alors sous son nom et croit mourir de joie lorsque les commentaires flatteurs affluent sur le forum.<br /><br />Mais quelle mis&egrave;re morale, Seigneur, peut pousser quelqu&#39;un &agrave; usurper des louanges ? Quelle d&eacute;ch&eacute;ance intellectuelle peut satisfaire un &ecirc;tre humain de ces compliments qui se trompent d&#39;adresse ? Comment peut-on tirer une satisfaction, aussi faible soit-elle, du fait de recueillir des louanges pour un copier-coller qui ne reconna&icirc;t pas l&#39;auteur ?<br />Mon Dieu, faut-il &ecirc;tre bas dans l&#39;&eacute;chelle des &ecirc;tres pour se prostituer et s&#39;adonner &agrave; pareil charognage... Faut-il avoir soif de reconnaissance pour entreprendre ce m&eacute;tier de fangeux de l&#39;&eacute;criture, de cr&egrave;ve-la-faim de c&eacute;l&eacute;brit&eacute;...<br />Pour se complaire dans une telle situation, la hy&egrave;ne est sans aucun doute abjecte de nature. Car qui d&#39;autre qu&#39;un loqueteux de l&#39;amour-propre peut galvauder ainsi son honneur pour un pauvre compliment ?<br /><br />Que justice soit faite et que la voleuse rende gorge, cela suffira. Il est inutile de chercher &agrave; punir un &ecirc;tre aussi avili ; le ch&acirc;timent est d&eacute;j&agrave; dans la coupe. Car comment conserver une estime de soi lorsqu&#39;il faut s&#39;approprier les louanges d&#39;un autre ? Commettre cet acte rabaisse au dernier rang la hy&egrave;ne, non seulement aux yeux des autres, mais aux siens propres. C&#39;est la confirmation de sa m&eacute;diocrit&eacute; ; les autres pourront l&#39;oublier, mais pas elle, et elle restera toujours ce charognard inf&acirc;me qui a voulu faire passer l&#39;antilope pour la sienne...<br /></span></div>]]></content:encoded>
		<pubDate>Thu, 20 Dec 2007 21:24:29 +0100</pubDate>
		<guid isPermaLink="true">http://stockholm.eklablog.com/article-9555-60006-les-hyenes-miserables.html</guid>
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		<title><![CDATA[Les bottes de neige]]></title>
		<link>http://stockholm.eklablog.com/article-9555-56834-les-bottes-de-neige.html</link>
		<dc:creator>Stockholm</dc:creator>
		<description><![CDATA[Donc, l&#39;autre jour, je suis all&eacute;e me promener dans la campagne. Nous sommes en d&eacute;cembre, il a beaucoup plu ces temps derniers, et il a m&ecirc;me neig&eacute; en altitude. Bien.
Voil&agrave; une situation qui impose des mesures ad&eacute;quates en mati&egrave;re de chaussures....]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<div align="justify"><span style="font-size: small">Donc, l&#39;autre jour, je suis all&eacute;e me promener dans la campagne. Nous sommes en d&eacute;cembre, il a beaucoup plu ces temps derniers, et il a m&ecirc;me neig&eacute; en altitude. Bien.<br />Voil&agrave; une situation qui impose des mesures ad&eacute;quates en mati&egrave;re de chaussures.<br /><br />Il faut commencer par bannir tout ce qui est beau. Oubliez les ballerines &agrave; pois comme en ont les greluches de l&#39;&icirc;le de R&eacute; (<em>Grelucha saint-martiniensis</em>), les bottines en daim flambant neuves et, bien entendu, les sandalettes &agrave; talons.<br />La meilleure mani&egrave;re de proc&eacute;der dans ce cas est de s&#39;asseoir devant le placard aux chaussures et de sortir les bo&icirc;tes au fur et &agrave; mesure. Allez-y, faites-le, nous ne sommes pas press&eacute;s.<br />Voil&agrave;, tr&egrave;s bien.<br />Oui, les bottes cavali&egrave;res, aussi. Elles ont des semelles qui glissent.<br />Parfait, nous pouvons continuer.<br /><br />60% des paires de chaussures disponibles sont maintenant &eacute;limin&eacute;es. Passons &agrave; la suite, j&#39;ai nomm&eacute; : les chaussures de sport.<br />Mais non, vos vieilles baskets archi-confortables ne vont pas, enfin ! La semelle est aussi lisse que le cr&acirc;ne d&#39;Alain Jupp&eacute; ! Je suis s&ucirc;re qu&#39;au Qu&eacute;bec, il n&#39;avait pas ce type de chaussures...<br />Ah. Enfin.<br />Du fond du placard &eacute;mergent, telles le berceau de Mo&iuml;se sur les eaux du Nil, vos chaussures de marche &agrave; semelle anti-d&eacute;rapante (vu de dessous, on dirait un pneu d&#39;engin de chantier), celles qui tiennent la cheville contre les entorses et ont (presque) le GPS int&eacute;gr&eacute; (147 euros chez D&eacute;cathlon).<br />Oui, enfin, elles sont en toile, hein. Parce que le ciel brillant et les feuilles qui chantent sous la brise l&eacute;g&egrave;re, c&#39;est sur l&#39;acceuil. Ici, c&#39;est la vraie vie. Et, dans la vraie vie, il y a de la <em>boue</em>.<br /><br />Attention, quand je dis boue, je ne parle pas du sol un peu d&eacute;tremp&eacute; par la petite pluie de la veille. Je parle de ce qui tiendrait la premi&egrave;re place au Concours International des Boues et Marais si les tourbi&egrave;res d&#39;Ecosse n&#39;existaient pas. Vous savez, dans Ford Boyard, quand ils font des combats de boue ? Et bien ils se fournissent chez nous. Au pied du Puy-de-D&ocirc;me. Sur le petit sentier qui longe le bois-des-champignons et, plus pr&eacute;cis&eacute;ment, au niveau des espaliers.<br />En effet, bien que la zone soit un parc naturel, le terrain demeure la propri&eacute;t&eacute; de particuliers, qui ont donc install&eacute; de jolis fils de fer entre les parcelles (ils ne sont pas Auvergnats pour rien non plus). Le Conseil R&eacute;gional, pr&eacute;voyant, a, dans sa grande mansu&eacute;tude, pr&eacute;vu des espaliers pour traverser les cl&ocirc;tures et continuer les sentiers.<br />Les-dits sentiers existant depuis des lustres, des g&eacute;n&eacute;rations de promeneurs les ont emprunt&eacute;s. C&#39;est pourquoi, quand il a plu ou neig&eacute; dans la semaine, il y a un pouce de boue sur les sentiers les plus fr&eacute;quent&eacute;s. Sur les autres, on s&#39;enfonce de dix centim&egrave;tres &agrave; chaque pas, &agrave; cause des vaches qui ont bien creus&eacute; le terrain.<br />Et, aux espaliers, comptez en bien vingt. Les petits chiens reculent, de peur de se noyer, et seuls les t&eacute;m&eacute;raires franchissent ce bourbier sans fr&eacute;mir.<br />(Les intelligents, eux, vont discr&egrave;tement arracher une ou deux branches de gen&ecirc;ts pour poser sur la boue et passer sans probl&egrave;me... Ceci dit, quand on est souple, mieux vaut escalader la cl&ocirc;ture, c&#39;est plus rapide. Mais ce n&#39;est pas le sujet.)<br /><br />Et vous voudriez imposer un tel calvaire &agrave; vos chaussures de marche ? Sans coeur, va ! Vous les voyez, les pauvres, patauger dans cette gadouillasse collante, et laisser passer l&#39;eau &agrave; travers la toile pour vous tremper les pieds ?<br />Ah, mais quand m&ecirc;me !<br /><br />Donc, &eacute;liminons les chaussures de marche.<br /><br />Et l&agrave;, il ne reste plus qu&#39;une seule paire dans le placard.<br />Les bottes de neige.<br />Elles sont vieilles. Un peu sales. Assez sales, m&ecirc;me. Le fourrage, &agrave; l&#39;int&eacute;rieur, est &eacute;cras&eacute; et fait des peluches de la couleur des trois paires de chaussettes les plus chaudes que vous poss&eacute;diez. La semelle int&eacute;rieure isotherme p&egrave;le aux talons.<br />Mais elles poss&egrave;dent plusieurs qualit&eacute;s : a) elles sont chaudes ; b) la semelle accroche et c) elles en ont tellement vu qu&#39;elles ne craignent plus rien.<br /><br />Va donc pour les bottes de neige.<br /><br />Vous les enfilez donc (apr&egrave;s avoir un peu rang&eacute; le bazar) et vous allez au garage prendre la voiture. Et l&agrave;, premier probl&egrave;me.<br />Vous n&#39;avez jamais conduit avec ces bottes-l&agrave;.<br />Qu&#39;&agrave; cela ne tienne ! Vous vous installez d&#39;un air royal au volant de votre Saxo ch&eacute;rie, et c&#39;est parti pour l&#39;aventure ! Aventure qui commence au bout de la rue, quand vous manquez emboutir l&#39;arri&egrave;re-train d&#39;une Mercedes (oui, on ne bugne jamais une 205 pourrie, toujours une belle wouature toute neuve bien ch&egrave;re... ou alors la sienne ! c&#39;est la loi de Murphy, h&eacute;las.)<br />Mais pourquoi tant de violence routi&egrave;re ?... ma foi, sans doute &agrave; cause des trois centim&egrave;tres d&#39;isolation s&eacute;parant votre pied de la p&eacute;dale de frein.<br />Conduire sur une vingtaine de kilom&egrave;tres (route sineuse) dans ces conditions est... tr&egrave;s int&eacute;ressant. Je suis s&ucirc;re que les assureurs adorent.<br /><br />Enfin bref, vous finissez par arriver au parking du Puy-de-D&ocirc;me (pas trop bourbeux), puis vous faites une loooooooongue balade de trois heures, les pieds dans la gadoue, la gadoue, la gadoue, et aux anges de retrouver vos montagnes o&ugrave; vous n&#39;&eacute;tiez pas venue depuis longtemps. L&#39;appareil photo au poing, vous mitraillez les volcans, les nuages, un peu tout ce qui passe... et puis c&#39;est l&#39;heure de rentrer pour cause de forte envie de th&eacute; et de petits g&acirc;teaux.<br /><br />Et premi&egrave;re surprise... Aux trois centim&egrave;tres de pneu de chantier se sont subitement rajout&eacute;s quatre centim&egrave;tres de boue. Vous voil&agrave; donc partie pour une bonne s&eacute;ance de grattage de semelles dans l&#39;herbe.<br />Puis deuxi&egrave;me surprise... Votre pantalon, lui aussi, est plein de boue. Oh, devant, &ccedil;a va, c&#39;est pr&eacute;sentable. Mais derri&egrave;re... il y en a jusqu&#39;&agrave; mi-mollets.<br />Forte de votre devoir civique (il est interdit de ramasser quoi que ce soit dans le parc, et, pour l&#39;occasion, on va &eacute;tendre &ccedil;a &agrave; la gl&egrave;be fertile des volcans), vous entreprenez de d&eacute;tacher de votre personne cette partie des monts d&#39;Auvergne qui a entam&eacute; une relation fusionnelle avec votre personne.<br />Quand, d&#39;un coup, le choc.<br /><br />Une vache vous regarde.<br />Une magnifique salers de plus d&#39;une demi-tonne, qui m&acirc;che langoureusement un brin d&#39;herbe entre ses m&acirc;choires vigoureuses. Ses copines aux cornes en forme de lyre sont au fond du pr&egrave;s, derri&egrave;re la barri&egrave;re &eacute;lectrifi&eacute;e : aucun danger.<br />Vous regardez la vache.<br />Moment d&#39;&eacute;motion.<br />Puis la vache se tourne, regarde ses coll&egrave;gues, vous regarde, et se dirige tranquillement vers le fond du pr&egrave;s rejoindre les autres.<br />Et l&agrave;, vous croyez l&#39;entendre dire : &quot;Non mais visez-moi un peu cette gourde-l&agrave; qui vient patauger dans la boue avec ses bottes de neige...&quot;<br /><br />Abasourdie, vous mettez un moment avant de r&eacute;agir et de crier :&quot;Greluche ! Je voudrais t&#39;y voir, toi !&quot;<br /><br />Puis, devant l&#39;absence de r&eacute;action, vous regagnez votre voiture, d&eacute;pit&eacute;e, jurant bien que l&#39;on ne vous y reprendra plus.<br /></span></div>]]></content:encoded>
		<pubDate>Tue, 04 Dec 2007 16:11:49 +0100</pubDate>
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		<title><![CDATA[Jeunesse et tecktonik]]></title>
		<link>http://stockholm.eklablog.com/article-9555-50354-jeunesse-et-tecktonik.html</link>
		<dc:creator>Stockholm</dc:creator>
		<description><![CDATA[La tecktonik.
Vous savez ce que c&#39;est ?

Vous en avez, de la chance, alors... parce que moi, je ne sais pas. Enfin si, je connais en g&eacute;ologie la tectonique des plaques, ce ph&eacute;nom&egrave;ne qui a permis aux descendants des Gaulois de ne pas avoir Georges Buisson comme...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<div align="justify"><span style="font-size: small">La tecktonik.<br />Vous savez ce que c&#39;est ?<br /><br />Vous en avez, de la chance, alors... parce que moi, je ne sais pas. Enfin si, je connais en g&eacute;ologie la tectonique des plaques, ce ph&eacute;nom&egrave;ne qui a permis aux descendants des Gaulois de ne pas avoir Georges Buisson comme Pr&eacute;sident Supr&ecirc;me (ceci dit, un Ast&eacute;rix surexcit&eacute; aux cheveux teints en noir ne vaut peut-&ecirc;tre pas mieux, enfin, passons). Il para&icirc;t qu&#39;on a eu la preuve de l&#39;existence de la tectonique des plaques en trouvant deux squelettes identiques de dinosaures au Br&eacute;sil et en C&ocirc;te d&#39;Ivoire.<br />Fasse le Ciel que la tecktonik ne connaisse pas une si &eacute;crasante popularit&eacute; !<br /><br />J&#39;ai donc le privil&egrave;ge de vous d&eacute;crire ici cette pathologie &eacute;mergeante. Mais on n&#39;appellera pas &ccedil;a le syndrome de Stockholm, d&#39;abord parce que le nom est d&eacute;j&agrave; pris, et puis parce que d&#39;autres ont fait l&#39;observation avant moi. Nul doute que l&#39;on peut trouver des donn&eacute;es de litt&eacute;rature &agrave; ce propos; le nom donn&eacute; &agrave; ce regroupement de signes cliniques sera donc plus probablement &quot;syndrome de teck-tonik13.skyrock&quot;.<br />C&#39;est quand m&ecirc;me sacr&eacute;ment plus classe que &quot;nouvelle danse &agrave; la *** des adolescents en r&eacute;voltes r&eacute;cup&eacute;r&eacute;e par les vendeurs de fringues&quot;. Bien qu&#39;attribuer le nom de danse &agrave; cet ensemble de mouvements dispers&eacute;s revient &agrave; appeler Marc L&eacute;vy un &eacute;crivain, et Nolwen Leroy une grande chanteuse...<br /><br />La premi&egrave;re fois que j&#39;ai observ&eacute; des jeunes danser la tecktonik, mon premier r&eacute;flexe a &eacute;t&eacute; de sortir mon portable et d&#39;appeler le Samu.<br />Oui, j&#39;ai cru qu&#39;ils faisaient une crise d&#39;&eacute;pilepsie tonico-clonique g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;e, appel&eacute;e haut mal par nos anc&ecirc;tres. Mais, devant l&#39;absence de chute et de perte de connaissance, force m&#39;a &eacute;t&eacute; de r&eacute;viser mon diagnostic.<br />Et de m&#39;orienter vers une crise partielle simple avec signes moteurs.<br />Petit mal pour les intimes.<br />Ceci n&#39;enlevait rien au caract&egrave;re d&#39;urgence, mais j&#39;avais le temps de r&eacute;fl&eacute;chir.<br /><br />Toutefois persistait un &eacute;l&eacute;ment d&eacute;rangeant: l&#39;apparente synchronisation des clonies avec la musique qu&#39;&eacute;coutaient ces jeunes gens depuis une cha&icirc;ne st&eacute;r&eacute;o pos&eacute;e non loin d&#39;eux. Etrange...<br />S&#39;agissait-il alors d&#39;un envo&ucirc;tement vaudou ? Etaient-ils victimes du sortil&egrave;ge Endoloris de l&#39;univers d&#39;Harry Potter ? Mais aucun sorcier ne semblait se dissimuler &agrave; proximit&eacute;, et les victimes ne paraissaient pas souffrir...<br /><br />Apr&egrave;s avoir ainsi &eacute;limin&eacute; ces diff&eacute;rents diagnostics, la lumi&egrave;re m&#39;est venue. Eblouissante. Aveuglante.<br />Quelle sotte j&#39;avais bien donc &eacute;t&eacute; !<br />J&#39;avais sous les yeux cette esp&egrave;ce que je recherchais inlassablement depuis des semaines, et mes yeux &eacute;taient rest&eacute;s couverts d&#39;&eacute;cailles. Mais une quelconque gr&acirc;ce divine, s&ucirc;rement imm&eacute;rit&eacute;e (attention &agrave; ne pas attirer la vigilance de mon ange gardien l&agrave;-dessus, une bonne poisse pourrait me tomber dessus apr&egrave;s pour compenser), m&#39;a rendue la vue.<br /><em>Il s&#39;agissait des m&acirc;les des greluches !</em><br /><br />Alleluia.<br />Ma qu&ecirc;te touchait &agrave; sa fin.<br />Je suis tomb&eacute;e &agrave; genoux sur le trottoir et, perdue dans une transe c&eacute;leste, j&#39;ai contempl&eacute; la beaut&eacute; de ces &ecirc;tres. Ils avaient, par je ne sais quel artifice, raidi leurs cheveux de diverses mani&egrave;res, &eacute;voquant tour &agrave; tour le h&eacute;risson mal embouch&eacute; et la scie circulaire. Celui-ci arborait fi&egrave;rement un casque noir, luisant comme l&#39;aile du corbeau, et celui-l&agrave;, sous une frange glac&eacute;e, prenait des airs d&#39;&eacute;ph&egrave;be androgyne... J&#39;ai vu, tatou&eacute; sur un bras, un pentacle noir faisant &eacute;cho &agrave; l&#39;aigle &eacute;panouissant ses ailes dans le dos des gilets des danseurs. De quel seigneur est-ce la marque ? Quelle maison poss&egrave;de semblables armes ?<br /><br />Et puis quelqu&#39;un a tr&eacute;buch&eacute; sur moi et je suis revenue sur terre en grommelant quelque chose comme &quot;perdu mon ticket de tram&quot;.<br />Ben oui, on ne se met pas &agrave; genoux sur un trottoir &agrave; l&#39;heure de pointe de la fr&eacute;quentation des centres commerciaux. Ce n&#39;est pas correct (d&#39;un autre c&ocirc;t&eacute;, s&#39;il ne fallait faire que ce qui est correct...), et on risque surtout de se faire marcher dessus. Ce qui est salissant, en plus d&#39;appeler des repr&eacute;sailles.<br />Bref, j&#39;ai &eacute;pousset&eacute; mon jean et je me suis appuy&eacute;e &agrave; un pilier pour observer ces jeunes, &agrave; la mani&egrave;re d&#39;un &eacute;thologue cherchant &agrave; percer les secrets de la parade amoureuse des chrysochlorid&eacute;s du Gabon.<br />Apr&egrave;s avoir enfil&eacute; les lunettes de soleil de Brad Pitt dans SpyGame, le vieux pardessus de Colombo et l&#39;allure d&eacute;gag&eacute;e d&#39;une h&eacute;ro&iuml;ne hitchcockienne, la blondeur en moins, je me suis mise en demeure d&#39;espionner ces jeunes gens. A seule fin de percer les myst&egrave;res de la crise qui les secouait, bien entendu.<br /><br />Les mouvements les animant &eacute;taient &eacute;tranges. Surnaturels, presque. Vous connaissez les trucs bizarres des films de science-fiction ? Ces machins gluants qui veulent bouffer le chat qui se prom&egrave;ne dans les couloirs du vaisseau spatial ?<br />Vous voyez ce que je veux dire ?<br />Parfait.<br />Donc, vous prenez une bestiole de l&#39;hyper-espace, et vous la connectez &agrave; une prise de courant. Comme la sale b&ecirc;te contient de l&#39;eau, le courant va passer, et ce qui lui tient de muscle va se secouer. (NB: on peut aussi r&eacute;aliser cette exp&eacute;rience sur son pire ennemi, mais la loi le d&eacute;conseille para&icirc;t-il fortement) Des mouvements disgracieux encha&icirc;n&eacute;s sans suite se succ&egrave;dent alors par saccades d&eacute;sordonn&eacute;es. Vous connaissez ? Tout le monde a vu &ccedil;a au moins une fois dans un film de Nanarland.<br />Eh bien, la tecktonik, &ccedil;a y ressemble beaucoup. Mais alors <em>vraiment </em>beaucoup. Je sais que les adolescents sont en perp&eacute;tuelle rebellion, mais tout de m&ecirc;me, aller jusqu&#39;&agrave; mimer un monstre de l&#39;espace &eacute;pileptique branch&eacute; sur du 220... Il faut le faire. Je dis respect.<br /><br />Parce que r&eacute;sumons.<br />En fin de compte, qu&#39;est-ce qu&#39;un rassemblement de tecktonik, sinon quelques adolescents boutonneux pr&eacute;pub&egrave;res se d&eacute;sarticulant sur des sonorit&eacute;s pas franchement m&eacute;lodieuses ?<br />S&#39;il n&#39;y avait pas des int&eacute;r&ecirc;ts commerciaux l&agrave;-dedans, ce mouvement n&#39;aurait jamais pris (parce que je veux bien que les djeunes ne soient pas toujours bien cuits, mais il faut quand m&ecirc;me leur infliger un lavage de cerveau particuli&egrave;rement efficace pour leur faire croire qu&#39;il est trooooooooooop classe de pratiquer cette chose). Depuis les v&ecirc;tements jusqu&#39;aux boissons &eacute;nerg&eacute;tiques (!), tout est fait pour vendre. Pour vendre &agrave; des gosses qui n&#39;en ont pas les moyens des gadjets inutiles. Nous sommes dans une soci&eacute;t&eacute; de consommation. Nos gamins consomment.<br />Ils consomment de la musique, des artistes-kleenex &agrave; usage unique r&eacute;duits &agrave; une ou deux m&eacute;lodies insipides et &agrave; quelques s&eacute;ances photos bien organis&eacute;es. Ils consomment ce qui est neuf avec une app&eacute;tence d&eacute;sabus&eacute;e. A peine grandis m&eacute;prisent-ils tout ce qui a plus de trois mois d&#39;&acirc;ge. Navrante candeur ! Affligeant orgueil des ignorants...<br /><br />Les produits d&eacute;riv&eacute;s passent avant le mouvement. Il n&#39;y a pas, dans la tecktonik, de r&eacute;flexion plus profonde que la superficialit&eacute; la plus affligeante. Dansez, disent les fourmis. Dansez, tant que vous ne connaissez pas la difficult&eacute; de l&#39;existence. Dansez, et surtout achetez. Achetez nos produits, buvez nos boissons, portez nos v&ecirc;tements, payez pour avoir la marque de l&#39;aigle partout o&ugrave; se posera votre regard. Quand vous serez satur&eacute;s de tecktonik, nous trouverons autre chose. Nous vous vendrons autre chose, vous br&ucirc;lerez ce que vous avez hier ador&eacute;, et vous ach&egrave;terez, consum&eacute;s de cette peur de vieillir qui pourrit notre soci&eacute;t&eacute;.<br />Restons jeunes, criez-vous ! Renions ce qui est vieux, usag&eacute;, flanquons aux orties l&#39;ancien et, de peur de nous encrasser, ne prenons pas le temps de mettre les nouveaut&eacute;s &agrave; l&#39;&eacute;preuve ! A quoi bon perdre du temps pour analyser la qualit&eacute; de ce qu&#39;on nous offre, puisqu&#39;il suffit de danser plus vite sur une musique plus forte pour vibrer au rythme de sa pulsation &eacute;lectronique ? A quoi bon r&eacute;fl&eacute;chir et s&#39;interroger, alors que des mecs si cool l&#39;ont d&eacute;j&agrave; fait pour nous ? Ils nous disent que la tecktonik c&#39;est tellement bien ! Regardez leurs coiffures, nous avons oubli&eacute; que les punks des ann&eacute;es soixante-dix avaient les m&ecirc;mes ! Regardez leurs v&ecirc;tements, nous n&#39;en avons jamais vu les pareils ! Et l&#39;aisance avec laquelle ils prennent possession de la musique ! Non, ce que ces demi-dieux nous disent ne peut qu&#39;&ecirc;tre vrai, et pourquoi d&eacute;sirer &ecirc;tre autrement qu&#39;eux ?<br /><br />Ces platoniciens qui s&#39;ignorent - pour eux, Platon n&#39;est rien de plus que le vague &eacute;cho d&#39;un nom - sont aveugl&eacute;s par le bandeau de leurs admirations na&iuml;ves. Ces enfants ignorent que la beaut&eacute; est un masque, que le bon est tant de fois calcul&eacute; qu&#39;il en est hypocrite, et que la v&eacute;rit&eacute; n&#39;est qu&#39;une illusion...<br /><br />Pourtant, laissez-les danser. Laissez-les se r&eacute;jouir de ces plaisirs artificiels, ce sont les seuls qu&#39;ils connaissent.<br />Mais gare au jour o&ugrave; ils s&#39;&eacute;veilleront et verront, debout derri&egrave;re eux, ces marchants qui tirent leur profit de cette ignorance... Gare &agrave; cette heure o&ugrave; ils conna&icirc;tront qu&#39;ils ont &eacute;t&eacute; manipul&eacute;s, simples pions sur l&#39;&eacute;chiquier de la course &agrave; la consommation. Car alors ils conna&icirc;tront l&#39;amertume, et nous aurons fabriqu&eacute; une g&eacute;n&eacute;ration enti&egrave;re de cyniques d&eacute;sabus&eacute;s.<br /><br />Mais, alors que je les regardais, une autre v&eacute;rit&eacute; m&#39;est venue.<br />Non, ces jeunes-l&agrave; ne s&#39;&eacute;veilleront jamais. Jamais ils n&#39;auront conscience de cette manipulation mercantile dont ils sont la cible. Ils ont &eacute;t&eacute;, depuis toujours, format&eacute;s pour consommer ; impossible de changer ce dont ils sont impr&eacute;gn&eacute;s et qu&#39;ils pensent la v&eacute;rit&eacute;.<br /><br />Laissant mes jeunes chercher la luxation de l&#39;&eacute;paule ou du coude &agrave; force de chor&eacute;graphies ridicules, je suis partie, le sourire aux l&egrave;vres.<br />Car, apr&egrave;s tout, sans ces gamins &eacute;tonnants de superficialit&eacute; barbare, comment appr&eacute;cier tout le sel de ce mot d&#39;Oscar Wilde ?<br /><br /><em>Et, apr&egrave;s tout, qu&#39;est-ce qu&#39;une mode ? D&#39;un point de vue artistique, il s&#39;agit habituellement d&#39;une forme de laideur si intol&eacute;rable qu&#39;il nous faut la changer tous les six mois.</em><br /></span></div>]]></content:encoded>
		<pubDate>Mon, 05 Nov 2007 22:13:25 +0100</pubDate>
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	</item>
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		<title><![CDATA[Le Geek]]></title>
		<link>http://stockholm.eklablog.com/article-9555-46845-le-geek.html</link>
		<dc:creator>Stockholm</dc:creator>
		<description><![CDATA[Geek - n. m. (terme anglais se pronon&ccedil;ant guick ou djick selon les &eacute;coles) : d&eacute;signe toute personne de sexe masculin tr&egrave;s attir&eacute;e par les sciences (math&eacute;matiques avanc&eacute;es, physique quantique, chimie organique) et plus sp&eacute;cifiquement par...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<div align="justify"><span style="font-size: small"><strong>Geek </strong>- <em>n. m.</em> (terme anglais se pronon&ccedil;ant <em>guick </em>ou <em>djick </em>selon les &eacute;coles) : d&eacute;signe toute personne de sexe masculin tr&egrave;s attir&eacute;e par les sciences (math&eacute;matiques avanc&eacute;es, physique quantique, chimie organique) et plus sp&eacute;cifiquement par l&#39;informatique. (NB: le f&eacute;minin de geek est geekette ; leurs caract&eacute;ristiques sont globalement identiques, mais la gent f&eacute;minine vient d&eacute;j&agrave; de souffrir dans cette rubrique, et puis les geeks sont plus rigolos que les geekettes...).<br /><br />Pour faire court, le geek est celui dont il vous faut &agrave; tout prix &ecirc;tre l&#39;ami. Parce que c&#39;est celui qui arrivera &agrave; la rescousse quand votre ordinateur sera mal en point - le geek adore d&eacute;panner ses amis non-geeks. Il arrivera en g&eacute;n&eacute;ral dans la demi-journ&eacute;e (un peu moins si c&#39;est le week-end) et commencera par vitup&eacute;rer contre votre fournisseur d&#39;acc&egrave;s, quelle que soit la raison du d&eacute;pannage. Le fournisseur d&#39;acc&egrave;s est un escrot, son modem est pourri (forc&eacute;ment, quand on voit les mat&eacute;riaux qu&#39;ils utilisent !) et son offre tout bonnement scandaleuse. Mais ils se tiennent tous, et celui-ci est peut-&ecirc;tre le moins pire (mais apr&egrave;s tout, c&#39;est le geek lui-m&ecirc;me qui vous l&#39;a recommand&eacute;).<br />Puis le geek se mettra &agrave; l&#39;oeuvre. Id&eacute;alement, votre ordinateur est d&eacute;j&agrave; allum&eacute;. Apr&egrave;s un reniflement d&eacute;sobligeant sur votre utilisation r&eacute;currente de Windaube (oui, bon, tout le monde ne peut pas tourner sous Linux, mais Leopard est un sacr&eacute; bon OS. T&eacute;, &agrave; ce propos, Steve Jobs, &agrave; la KeyNote...), le geek s&#39;installera aux commandes, tout beau dans ses v&ecirc;tements de sport, fera craquer ses articulations, et ensuite tout devient tr&egrave;s simple. Avant que vous n&#39;ayez eu le temps de dire &quot;Kunbutu&quot;, votre ami a t&eacute;l&eacute;charg&eacute; trois applications diff&eacute;rentes, effectu&eacute; sept manipulations tellement simples, et la machine fonctionne. Comme neuf - en mieux.<br />&quot;J&#39;aurais m&ecirc;me pu te le faire par t&eacute;l&eacute;phone&quot; explique alors le geek, modeste,&quot;mais je pr&eacute;f&eacute;rais venir.&quot;<br /><br />Car, c&#39;est bien connu, vous &ecirc;tes une quiche en informatique. Mais alors la quiche absolue - sauf que votre ami geek a la d&eacute;licatesse de ne pas insister sur ce point. Il sait que vous &ecirc;tes compl&egrave;tement &agrave; la ramasse, mais bon, tout le monde ne peut pas &ecirc;tre geek. Et, s&#39;il a bon coeur, il prendra votre &eacute;ducation en main.<br />Tout commence en g&eacute;n&eacute;ral par le t&eacute;l&eacute;chargement de Firefox - c&#39;est tellement mieux . <br />Et alors l&agrave;, vous allez bien vous amuser avec les modules compl&eacute;mentaires. M&eacute;t&eacute;o, bloqueurs de pop-ups, navigation par onglets avec de zoulis effets d&#39;optique - une exp&eacute;rience tr&egrave;s excitante. Si vous avez bien travaill&eacute; (t&eacute;l&eacute;charg&eacute; un peu plus de la moiti&eacute; des modules compl&eacute;mentaires disponibles, en fait), &agrave; sa prochaine visite, votre ami s&#39;&eacute;criera, charm&eacute;:<br />&quot;On se croierait sous Mac !&quot;<br />Le compliment supr&ecirc;me.<br /><br />Et apr&egrave;s, &ccedil;a d&eacute;g&eacute;n&egrave;re. Si vous &ecirc;tes un minimum influen&ccedil;able, vous allez bient&ocirc;t vous enthousiasmer pour les diff&eacute;rentes versions de MacOS (qui sait, vous irez peut-&ecirc;tre jusqu&#39;&agrave; regarder la KeyNote !), et vous demanderez ce que c&#39;est qu&#39;une adresse IP, &agrave; quoi &ccedil;a sert, comment c&#39;est g&eacute;n&eacute;r&eacute;, et que veut dire chaque groupe de chiffres...<br />A ce moment-l&agrave; doit retentir le signal d&#39;alarme. Sp&eacute;cialement si vous commencez &agrave; vous int&eacute;resser au codage HTML.<br /><br />Parce que vous &ecirc;tes en train de vous geekiser s&eacute;rieusement.<br /><br />Toutefois, avant de consid&eacute;rer l&#39;hospitalisation d&#39;office en unit&eacute; psychiatrique, plusieurs points sont &agrave; consid&eacute;rer.<br />Primo, &ecirc;tes-vous un fan de science fiction ? Connaissez-vous tous les &eacute;pisodes de Star Trek par coeur, et parlez-vous klingon ? Savez-vous d&#39;o&ugrave; vient Spock, et pourquoi il a les oreilles pointues (<em>ma r&eacute;ponse: sa m&egrave;re les lui a trop tir&eacute;es quand il &eacute;tait petit parce qu&#39;il refusait de manger la soupe aux carottes qui l&#39;aurait rendu aimable et souriant</em>) ?<br />Id&ocirc;latrez-vous la trilogie originale de Star Wars, et vous &ecirc;tes vous construit un sabrolaser en &eacute;tat de marche ?<br />Et, plus important, aimez-vous la trilogie <em>Matrix </em>(alias <em>Le Triomphe du Geek</em>). Car, bien loin de la port&eacute;e quasi-mystique que certains lui accordent, Matrix est une seule chose: le combat d&#39;un geek contre un syst&egrave;me d&#39;exploitation tout pourri. Et, comme de bien entendu, tout geek qui se respecte ne peut qu&#39;adorer &ccedil;a. Donc, si vous &ecirc;tes allergique &agrave; la science-fiction, tout n&#39;est pas perdu.<br />Ces questions pr&eacute;liminaires &eacute;limin&eacute;es, nous pouvons passer &agrave; la nouvelle passion du geek standard: la fantasy.<br />Si vous pouvez citer les noms des treize Nains apparaissant dans le <em>Hobbit</em>, si vous avez un jour manifest&eacute; un int&eacute;r&ecirc;t envers les langues elfiques, kenya et sindarin, quelles sont les relations existant entre elle et de quels authentiques langages elles sont issues... Si vous connaissez la g&eacute;n&eacute;alogie de la Maison de F&euml;anor, et o&ugrave; se trouve l&#39;erreur dans la parent&eacute; de Galadriel et Celeborn (et accessoirement si vous savez parfaitement de quoi je parle)... Il y a un peu de souci &agrave; se faire.<br />Surtout si vous &ecirc;tes fan d&#39;Harry Potter. Si vous connaissez chacun des sortil&egrave;ges utilis&eacute;s au cours des sept tomes... si votre personnage pr&eacute;f&eacute;r&eacute; est l&#39;un des jumeaux Weasley... attention.<br /><br />Mais il faut encore garder espoir.<br /><br />Car, en plus de cumuler ces quelques particularit&eacute;s psychologiques, le geek pr&eacute;sente des go&ucirc;ts un brin originaux. Pas de panique, peut-&ecirc;tre en &ecirc;tes-vous exempt.<br />Le geek est connu pour s&#39;alimenter de pizzas - livr&eacute;es &agrave; domicile, bien entendu ! Et le geek aura t&eacute;l&eacute;phon&eacute; avec son iPhone flambant neuf, car il aura eu la patience d&#39;attendre que les prix baissent (&quot;<em>pas comme ces cons qui se sont ru&eacute;s dessus d&egrave;s la sortie - tu parles de geeks ! Mwahahahahahaha !</em>&quot;).<br />La pizza descend souvent pouss&eacute;e par diverses boissons non naturelles : Coca-Cola, Pepsi, bi&egrave;re... pendant que le geek jouera en ligne &agrave; WoW (World of Warcraft, quelque chose para&icirc;t-il de vraiment cool). Eh oui, le geek conna&icirc;t plus de monde sur Internet que IRL.<br />Pardon.<br />Dans la vraie vie.<br />(<em>Tant que j&#39;y suis, un petit coucou &agrave; oublie13, minicat14, divarvel, Payda, cpt-pioupiou, TGF, Thork, ECCO, Clark Gaybeul, bbubulle, Loulou 86, Salieri, KaLiE et GBV</em>).<br />Eh oui, le geek conna&icirc;t toutes sortes d&#39;expressions singuli&egrave;res et autres acronymes sibyllins : IRL, widgets, PHP, OMGWTFBBQ (j&#39;ai mis un moment &agrave; comprendre ce que celle-l&agrave; voulait dire, je vous laisse deviner. NB: geeks s&#39;abstenir), p0wned, et autres n00b. Et, pour lui, les cookies sont de d&eacute;licieux d&eacute;lices.<br />Ceci dit, lorsqu&#39;il a fini de manger sa pizza et ses petits g&acirc;teaux &agrave; la sauce Mozilla, le geek va devoir sortir. Parfois pour aller travailler (de pr&eacute;f&eacute;rence dans une bo&icirc;te d&#39;informatique), parfois pour se rendre dans des soir&eacute;es de geeks.<br /><br />Il est en effet temps de mettre un terme la l&eacute;gende. Le geek n&#39;est pas un &ecirc;tre asocial. Il n&#39;est pas un sociopathe. Non, il aime rencontrer des gens - qui partagent sa passion, cela va sans dire. C&#39;est ainsi que se remplissent les rencontres IRL de divers jeux de r&ocirc;les en ligne (en costume, s&#39;il vous pla&icirc;t). Et de cette mani&egrave;re, le geek va porter la bonne parole linuxienne aux populations pa&iuml;ennes qui ignorent le dieu Pingouin, et ne v&eacute;n&egrave;rent m&ecirc;me pas le Renard-De-Feu-Qui-Est-En-Fait-Un-Panda (et ne vont pas plus &agrave; l&#39;Opera qu&#39;ils ne partent en Safari).<br /><br />C&#39;est ainsi que vous vous ferez brancher par votre ami le geek toute une soir&eacute;e durant. Il parlera quatre heures d&#39;affil&eacute;es, montre en main, pour vous expliquer les fonctionnalit&eacute;s de Leopard, pour vous dire combien aura co&ucirc;t&eacute; Vista (plus qu&#39;une mission Apollo), si Harry va mourir, et pourquoi il est fan de Gimli. Vous apprendrez &eacute;galement &agrave; manier un ordinateur autrement que tata Margot ; vous ferez une liste de logiciels gratuits &agrave; t&eacute;l&eacute;charger d&egrave;s votre retour chez vous, et vous pourrez &eacute;crire un livre intitul&eacute; &quot;<em>Quel antivirus choisir - ou pourquoi Norton est une grosse bouse</em>&quot;.<br /><br />La t&ecirc;te bourdonnante, vous rentrerez chez vous, pr&ecirc;t &agrave; vous coucher - puis vous aviserez votre ordinateur, gentiment pos&eacute; sur le bureau... D&#39;un geste que vous ne contr&ocirc;lerez pas, vous l&#39;allumerez et commencerez automatiquement &agrave; mettre en pratique les conseils du Geek.<br />La p&acirc;leur laiteuse de l&#39;&eacute;cran sera la seule lumi&egrave;re &eacute;clairant la pi&egrave;ce et, sans raison, vous aurez un rire trop haut perch&eacute;.<br />Votre schizophr&eacute;nie latente enfin d&eacute;voil&eacute;e, vous ach&egrave;terez une collection compl&egrave;te de figurines de la trilogie originale de StarWars sur eBay.<br /><br /><br />Le destin s&#39;est accompli, DarkVador est votre p&egrave;re, et vous &ecirc;tes un Geek.<br />Mes condol&eacute;ances &agrave; la famille.<br /></span></div>]]></content:encoded>
		<pubDate>Thu, 25 Oct 2007 20:42:07 +0200</pubDate>
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