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	<title><![CDATA[Le Blog de Stockholm]]></title>
	<description><![CDATA[Flux RSS des articles]]></description>
	<pubDate>Fri, 19 Sep 2008 22:47:56 +0200</pubDate>
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		<title><![CDATA[Chroniques martiennes (Ray Bradbury)]]></title>
		<link>http://stockholm.eklablog.com/article-8007-233668-chroniques-martiennes-ray-bradbury.html</link>
		<dc:creator>Stockholm</dc:creator>
		<description><![CDATA[Titre original : The Martian Chronicles

Publi&eacute; en 1946 (USA)]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<div align="justify"><span style="font-size: medium; color: #330033"><strong>R&eacute;sum&eacute;</strong></span><br /></div><hr size="2" width="100%" /><div align="justify"><br /><img align="left" alt="martian chronicles" height="200" hspace="30" src="http://images.google.fr/url?q=http://kasia.unblog.fr/files/2007/05/img058.jpg&amp;usg=AFQjCNEYaXbMFic7cIaQEpMFo_DMFFsYGg" title="chroniques martiennes" vspace="30" width="121" /> <span style="font-size: small">2030 - les hommes ont construit des fus&eacute;es permettant de voyager dans les &eacute;toiles, &agrave; travers le syst&egrave;me solaire. La premi&egrave;re destination explor&eacute;e est Mars la Rouge, o&ugrave; prosp&egrave;re une civilisation raffin&eacute;e d&#39;amants, de po&egrave;tes et de scientifiques &agrave; la peau et aux yeux d&#39;or.<br /><br />Exploration, puis colonisation terrienne. L&#39;exode vers Mars est la solution des d&eacute;laiss&eacute;s de la soci&eacute;t&eacute; terrienne avide de conqu&ecirc;te. De nouveaux P&egrave;res P&eacute;lerins fondent de nouvelles villes, et c&#39;est toute une soci&eacute;t&eacute; qui se construit sur ce nouveau monde.<br /><br />Puis vient la guerre, sur Terre... Guerre apocalyptique et lointaine, destin&eacute;e &agrave; d&eacute;truire l&#39;humanit&eacute;. Qu&#39;en est-il de Mars colonis&eacute;e, puis oubli&eacute;e, au-del&agrave; des vagues d&#39;agitation qui secouent le monde ?</span><br /><br /><span style="font-size: medium; color: #330033"><strong>Mon avis</strong></span><br /><hr size="2" width="100%" /><br /><span style="font-size: small">Apr&egrave;s &lt;<a href="http://stockholm.eklablog.com/article-8007-37112-fahrenheit-451-ray-bradbury.html">Fahrenheit 451</a> &gt;, les Chroniques Martiennes sont une autre lecture indispensable. Le style immens&eacute;ment po&eacute;tique de Bradbury s&#39;y &eacute;panouit avec une d&eacute;licatesse et une beaut&eacute; infinies ; on retrouve ces analyses psychologiques cisel&eacute;es et ce regard critique qui font de lui autre chose qu&#39;un &eacute;crivain de science-fiction.<br /><br />Au simple plan de la facture, j&#39;aurais d&#39;ailleurs tendance &agrave; dire que les <span style="font-style: italic">Chroniques</span> sont l&#39;oeuvre la plus aboutie de Bradbury. Son style y est plus pur que jamais ; les nouvelles sont men&eacute;es par un fil conducteur brillant qui ne s&#39;interrompt jamais, et, si la critique est moins acerbe que dans la plupart de ses autres textes, elle continue &agrave; faire mouche avec une acuit&eacute; intemporelle. Les personnages sont &eacute;galement plus nuanc&eacute;s que dans F<span style="font-style: italic">ahrenheit 451</span> - il n&#39;y a pas ici de st&eacute;r&eacute;otypes, et chaque nouvelle, petite merveille de concision, pr&eacute;sente des caract&egrave;res bouleversants d&#39;humanit&eacute;. L&agrave; o&ugrave; <span style="font-style: italic">Fahrenheit</span> &eacute;tincelle, les <span style="font-style: italic">Chroniques</span> luisent tranquillement &agrave; la mani&egrave;re d&#39;un masque d&#39;or poli sous la lune... Elles portent un regard calme, impartial, sur la nature humaine ; leur critique est d&eacute;barrass&eacute;e des scories de la passion et ouvre les portes du mythe.<br /><br />Car il s&#39;agit bel et bien d&#39;un univers mythique et l&eacute;gendaire qu&#39;a b&acirc;ti l&#39;auteur. Nous savons, de mani&egrave;re consciente, r&eacute;fl&eacute;chie, prouv&eacute;e, que la vie est impossible sur Mars. Les sondes n&#39;y ont rien trouv&eacute; d&#39;autre que les &eacute;tendues glac&eacute;es de d&eacute;serts de roches. Mais le Mars de Bradbury est vivant ; les canaux y refl&egrave;tent des villes anciennes, et les Martiens poss&egrave;dent une sagesse mill&eacute;naire. Les colons y respirent &agrave; l&#39;aise, les arbres prosp&egrave;rent dans un sol d&eacute;passant en fertilit&eacute; les plus riches plaines terriennes, et les douleurs de l&#39;exil, la soif d&#39;exploration, comme la simple joie de la contemplation des &eacute;toiles, sont tellement proches du lecteur qu&#39;elles existent pour de bon... Les <span style="font-style: italic">Chroniques Martiennes </span>sont &agrave; cheval entre l&#39;essai philosophique et la po&eacute;sie des mondes imaginaires.<br /><br />Au-del&agrave; de la po&eacute;sie et de l&#39;analyse psychologique, on retrouve bien s&ucirc;r cette critique de la soci&eacute;t&eacute; caract&eacute;ristique des oeuvres de Bradbury. Le regard sur l&#39;autre, l&#39;&eacute;tranger, est bien s&ucirc;r au coeur du livre - les Martiens qui voient arriver les Terriens, les Terriens face aux Martiens &eacute;tranges, mais aussi les vieux fant&ocirc;mes de notre temps, avec le racisme et les s&eacute;gr&eacute;gations.<br />La religion est aussi abord&eacute;e, avec plus de subtilit&eacute; que dans d&#39;autres nouvelles de Bradbury. Religion, mais aussi philosophie - litt&eacute;ralement, a<span style="font-style: italic">mour de la sagesse </span>- qui font de la vie sur Mars un voyage initiatique.<br />Il&nbsp; y a aussi la libert&eacute; d&#39;expression, th&egrave;me r&eacute;current chez Bradbury, ainsi que la libert&eacute; tout court, et cette recherche permanente, presque obsessionelle, de la sagesse. Certains personnages y parviennent - Spender, T&ograve;mas Gomez, le p&egrave;re Peregrine, et bien s&ucirc;r le p&egrave;re de Timothy - mais &agrave; quel prix ? Sagesse teint&eacute;e de fatalisme et de s&eacute;r&eacute;nit&eacute;, de nostalgie pour un univers disparu ; <span style="font-style: italic">sagesse</span> est le mot qui pourrait r&eacute;sumer les Chroniques Martiennes. Il s&#39;agit d&#39;une oeuvre de jeunesse de Bradbury, et pourtant elle est bien plus accomplie que ses textes plus tardifs. Aux innocents les mains pleines ? Toujours est-il que ces nouvelles martiennes ont atteint une beaut&eacute; simple, merveilleuse d&#39;&eacute;quilibre, de calme, et de sagesse, bien s&ucirc;r.<br /></span></div>]]></content:encoded>
		<pubDate>Fri, 19 Sep 2008 17:00:55 +0200</pubDate>
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		<title><![CDATA[Le Lit d'Aliénor (Mireille Calmel)]]></title>
		<link>http://stockholm.eklablog.com/article-8007-98440-le-lit-d-alienor-mireille-calmel.html</link>
		<dc:creator>Stockholm</dc:creator>
		<description><![CDATA[Paru en janvier 2002]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<a href="http://data0.eklablog.com/stockholm/mod_article98440.jpg"><img src="http://data0.eklablog.com/stockholm/mod_article98440.jpg" width="140" alt="Le Lit d'Ali&eacute;nor (Mireille Calmel)" style="float: left; padding-right: 5px;" /></a><span style="font-size: medium; color: #330033"><span style="font-weight: bold">L&#39;histoire</span></span><br /><hr size="2" width="100%" /><br /><div style="text-align: justify"><span style="font-size: small">1137, Poitiers.<br /><br />Loanna de Grimwald, descendante de Merlin, du sang des druides, est la dame de compagnie - et un peu plus - d&#39;Ali&eacute;nor d&#39;Aquitaine. Entre&nbsp; intrigues politiques et cours d&#39;amour, Loanna va guider et prot&eacute;ger celle qui, de reine de France r&eacute;pudi&eacute;e, deviendra reine de l&#39;Angleterre des Plantagen&ecirc;ts. De Poitiers &agrave; Constantinople s&#39;esquisse la vie d&#39;une magicienne prot&eacute;geant la couronne d&#39;Angleterre, entre croisades et surnaturel.<br /></span></div><br /><br /><span style="font-size: medium; color: #330033"><span style="font-weight: bold">Mon avis</span></span><br /><hr size="2" width="100%" /><br /><div style="text-align: justify"><span style="font-size: small">Il faut toujours se m&eacute;fier des bouquins de France Loisirs abandonn&eacute;s dans les tiroirs...</span><br /><br /><span style="font-size: small"><span style="font-style: italic">Le Lit d&#39;Ali&eacute;nor</span> entrem&ecirc;le les intrigues surr&eacute;alistes de personnages tellement anachroniques qu&#39;il en deviennent ridicules. Ces fantoches - dont la vie sexuelle semble </span><span style="font-size: small">seule</span><span style="font-size: small"> passionner l&#39;auteur - &eacute;voluent dans un Moyen-&Acirc;ge qu&#39;on dirait r&eacute;invent&eacute; par TF1, o&ugrave; les d&eacute;tails, qui traduisent malheureusement une certaine recherche documentaire, ne font qu&#39;accentuer l&#39;impression de d&eacute;cor de th&eacute;&acirc;tre. Rien n&#39;est authentique, ni la psychologie des personnages, mal plagi&eacute;e sur celle des romans de gare, ni la restitution historique... Mention sp&eacute;ciale (j&#39;y tiens) au m&eacute;decin de l&#39;&eacute;poque qui semble poss&eacute;der les ressources d&#39;un service entier de r&eacute;animation.</span><br /><br /><span style="font-size: small">Le style, lourd et outrageusement sucr&eacute;, ne fait rien pour rattraper un sc&eacute;nario &agrave; la d&eacute;rive, o&ugrave; des marionnettes tentent vainement de camper des personnages qui les d&eacute;passent. Ce livre est tout, sauf une chronique de la vie d&#39;Ali&eacute;nor d&#39;Aquitaine.</span><br /><br /><span style="font-size: small">A &eacute;viter d&#39;urgence.</span><br /></div>]]></content:encoded>
		<pubDate>Thu, 27 Mar 2008 20:22:01 +0100</pubDate>
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		<title><![CDATA[La Mémoire dans la Peau (Robert Ludlum)]]></title>
		<link>http://stockholm.eklablog.com/article-8007-92610-la-memoire-dans-la-peau-robert-ludlum.html</link>
		<dc:creator>Stockholm</dc:creator>
		<description><![CDATA[Titre original : The Bourne Identity (1980)]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<a href="http://data0.eklablog.com/stockholm/mod_article92610.jpg"><img src="http://data0.eklablog.com/stockholm/mod_article92610.jpg" width="135" alt="La M&eacute;moire dans la Peau (Robert Ludlum)" style="float: left; padding-right: 5px;" /></a><div align="justify"><span style="font-size: medium; color: #330033"><strong>L&#39;histoire</strong></span><br /></div><hr size="2" width="100%" /><div align="justify"><br /><span style="font-size: small">1975.<br />Un homme, bless&eacute; &agrave; la t&ecirc;te, inconscient, &agrave; demi-noy&eacute;, est rep&ecirc;ch&eacute; au large d&#39;une &icirc;le proven&ccedil;ale, Port-Noir. Un m&eacute;decin local le soigne, et l&#39;inconnu gu&eacute;rit de ses blessures - mais il a perdu totalement la m&eacute;moire. Seules des images br&egrave;ves et disparates le rattachent, par instants, &agrave; son pass&eacute; qui lui &eacute;chappe.<br />Lorsqu&#39;il d&eacute;couvrira que, sous sa peau, &eacute;tait dissimul&eacute; un film portant les r&eacute;f&eacute;rences d&#39;un compte bancaire de Z&uuml;rich, c&#39;est dit, il partira pour la Suisse et d&eacute;couvrira son identit&eacute;.<br /><br />Il est Jason Bourne, traqu&eacute; par des tueurs ne reculant devant rien ; il sait se battre, et son compte rec&egrave;le des millions... Qui est-il ? Pourquoi veut-on le faire dispara&icirc;tre, et qui ?<br /><br />Sa qu&ecirc;te le m&egrave;nera &agrave; Paris, puis New-York, et il r&eacute;alisera bient&ocirc;t que, s&#39;il est poursuivi, c&#39;est pour avoir tent&eacute; d&#39;empi&eacute;ter sur le terrain d&#39;un terroriste et tueur &agrave; gages &agrave; la triste renomm&eacute;e, Carlos le Chacal.<br />Mais toujours cette question lancinante : qui est l&#39;homme qu&#39;on appelle Jason Bourne ?</span><br /><br /><br /><span style="font-size: medium; color: #330033"><strong>Mon avis</strong></span><br /></div><hr size="2" width="100%" /><div align="justify"><br /><span style="font-size: small">Aouch. Un livre qui fait mal. Pas par sa longueur, tout &agrave; fait respectable pour un croisement entre thriller et roman d&#39;espionnage, mais par, globalement, tout le reste.<br /><br />Le style. Deux possibilit&eacute;s : soit la traduction est ex&eacute;crable, soit le texte de base est d&eacute;j&agrave; d&eacute;sagr&eacute;able.<br />C&#39;est dit, il n&#39;y aura pas &agrave; y revenir.<br /><br />Les personnages. Trop de personnages secondaires et trop de st&eacute;r&eacute;otypes. Mais pourquoi le h&eacute;ros ne peut-il pas &ecirc;tre un beau salaud ? Un vrai tueur ? Un terroriste, quoi, et pas un Rom&eacute;o amn&eacute;sique qui aurait, en chemin, appris &agrave; se mouvoir dans cet univers dangereux. Et pourquoi sa tendre et douce est-elle forc&eacute;e de l&#39;appeler &quot;ch&eacute;ri&quot; tous les trois mots.... Je l&#39;aurais bien faite tuer par un s&eacute;ide de Carlos, celle-l&agrave;. De m&ecirc;me que le vieux militaire recycl&eacute; en politique, cent fois, mille fois trop consensuel et st&eacute;r&eacute;otyp&eacute;.<br /><br />Le d&eacute;roulement de l&#39;intrigue. Le sc&eacute;nario, dans son sch&eacute;ma g&eacute;n&eacute;ral, est excellent, mais Robert Ludlum le fusille autant qu&#39;il peut. Il y a trop de co&iuml;ncidences, trop de coups de chance et de pas de pot brutal. Les ficelles sont trop grosses ; elles se voient de loin, et finissent de transformer les personnages en marionnettes... La clart&eacute; dans le r&eacute;cit est capitale dans ce genre de romans, de m&ecirc;me que la profonde coh&eacute;rence de l&#39;intrigue, qui se doit de se d&eacute;rouler en milieu clos, o&ugrave; tensions et manipulations peuvent &ecirc;tre port&eacute;es &agrave; leur comble. L&#39;auteur n&eacute;glige ces points, et rend le livre brouillon et confus.<br /><br />La situation g&eacute;opolitique et la mani&egrave;re d&#39;aborder le terrorisme international. L&agrave;, &ccedil;a fait mal. Un certain nombre de connaissances th&eacute;oriques, mais pas d&#39;assimilation. On nous montre un d&eacute;cor de th&eacute;&acirc;tre dot&eacute; d&#39;une ambiance factice, au lieu d&#39;un univers vraisemblable.<br />Et, au rang anecdotique, la biblioth&egrave;que qui se transforme en QG en appuyant sur un bouton... Non, &ccedil;a le fait pas. A oublier pour un prochain livre.<br /><br />Je pense avoir fait le tour. &Ccedil;a me fait mal de dire tout &ccedil;a, parce que l&#39;id&eacute;e de d&eacute;part et le sc&eacute;nario dans ses grandes lignes sont excellents. Dans le m&ecirc;me genre, j&#39;ai largement pr&eacute;f&eacute;r&eacute; la s&eacute;rie <span style="font-style: italic">XIII</span> o&ugrave;, malgr&eacute; la surabondance de XIII-girls favoris&eacute;es par la nature, l&#39;intrigue est plus solide, plus coh&eacute;rente, les personnages plus forts, et, bien que plus complexe, beaucoup plus facile &agrave; revoir dans sa globalit&eacute;.<br /><br />Vous aurez compris que je n&#39;ai pas aim&eacute;, que je ne lirai par d&#39;autres livres de Ludlum &agrave; moins d&#39;y &ecirc;tre forc&eacute;e, qu&#39;Henry Porter reste mon ma&icirc;tre en mati&egrave;re d&#39;espionnage, et que, bizarrement, j&#39;ai envie de voir le film.<br />D&#39;abord pour Matt Damon. Et surtout pour voir ce que les sc&eacute;naristes auront tir&eacute; de ce bouquin.<br />Bien du courage &agrave; eux.<br /></span></div>]]></content:encoded>
		<pubDate>Sun, 16 Mar 2008 23:06:05 +0100</pubDate>
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		<title><![CDATA[Les Fleurs Bleues (Raymond Queneau)]]></title>
		<link>http://stockholm.eklablog.com/article-8007-90238-les-fleurs-bleues-raymond-queneau.html</link>
		<dc:creator>Stockholm</dc:creator>
		<description><![CDATA[Premi&egrave;re publication en 1965]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<a href="http://data0.eklablog.com/stockholm/mod_article90238.jpg"><img src="http://data0.eklablog.com/stockholm/mod_article90238.jpg" width="140" alt="Les Fleurs Bleues (Raymond Queneau)" style="float: left; padding-right: 5px;" /></a><span style="font-size: medium; color: #330033"><strong>L&#39;histoire</strong></span><br /><hr size="2" width="100%" /><br /><span style="font-size: small">Cidrolin vit sur une p&eacute;niche immobile, dans les ann&eacute;es 60.<br />Le duc d&#39;Auge voyage du Moyen-&Acirc;ge &agrave; nos jours.<br />Qui r&ecirc;ve de l&#39;autre ? Raymond Queneau nous entra&icirc;ne, avec une verve in&eacute;galable, dans ces histoires parall&egrave;les proches du surr&eacute;alisme, o&ugrave; les chevaux parlent et les ma&icirc;tres ont la contestation brillante conf&eacute;r&eacute;e par l&#39;essence de fenouil.</span><br /><br /><br /><span style="font-size: medium; color: #330033"><strong>Mon avis</strong></span><br /><hr size="2" width="100%" /><br /><span style="font-size: small">Un feu d&#39;artifice de mots, un festival p&eacute;tillant de truculence, une explosion &eacute;tincellante du verbe ! Ces <em>Fleurs Bleues</em> d&eacute;bordent d&#39;une imagination onirique ; c&#39;est beau comme un tableau d&#39;Andy Warhol m&acirc;tin&eacute; de Salvador Dali. L&#39;histoire, bien s&ucirc;r, est surprenante, racont&eacute;e avec un humour d&eacute;capant et corrosif, et les personnages sont des monuments vifs comme des feux follets.<br />Il y a de tout, dans les <em>Fleurs Bleues</em>, de tout et du meilleur. Avec une ma&icirc;trise absolue de la langue fran&ccedil;aise, Queneau jongle avec les mots ; il les fait passer par des trous de souris, et ils en ressortent transform&eacute;s en aliens sympathiquement cingl&eacute;s. Raymond Queneau, journaliste, romancier, math&eacute;maticien, &eacute;tait bien s&ucirc;r un g&eacute;nie, et ce livre est la production la plus parfaite que puisse cr&eacute;er un splendide esprit givr&eacute; et rigoriste.<br /><br />On en a plein la bouche, on aimerait pouvoir gueuler ces phrases en les lisant, tant elles accrochent l&#39;esprit et fascinent la langue ! On se vautre dans des matelas de verve, on se tr&eacute;mousse sous des pluies de phon&egrave;mes, tellement qu&#39;on aimerait en boire, de ce langage qui frappe en plein dans la gueule (d&eacute;sol&eacute;e pour la r&eacute;p&eacute;tition), cacophonie symphonique de syllabes.<br /><br />Pr&ecirc;ts pour le voyage ? Attention, tout va tr&egrave;s, tr&egrave;s vite !</span><br />]]></content:encoded>
		<pubDate>Wed, 12 Mar 2008 14:57:39 +0100</pubDate>
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		<title><![CDATA[Inishowen (Joseph O'Connor)]]></title>
		<link>http://stockholm.eklablog.com/article-8007-88211-inishowen-joseph-o-connor.html</link>
		<dc:creator>Stockholm</dc:creator>
		<description><![CDATA[Titre original : Inishowen (2000)]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<a href="http://data0.eklablog.com/stockholm/mod_article88211.jpg"><img src="http://data0.eklablog.com/stockholm/mod_article88211.jpg" width="160" alt="Inishowen (Joseph O'Connor)" style="float: left; padding-right: 5px;" /></a><div align="justify"><span style="font-size: medium; color: #330033"><strong>L&#39;histoire</strong></span><br /></div><hr size="2" width="100%" /><div align="justify"><br /><span style="font-size: small">Ellen, une Am&eacute;ricaine &agrave; l&#39;esprit bien tremp&eacute;, n&eacute;e en Irlande, en a assez de son mari, un chirurgien esth&eacute;tique volage, de ses enfants, des ados insupportables. Elle d&eacute;cide donc de partir sans pr&eacute;avis rejoindre son Irlande natale, tr&egrave;s id&eacute;alis&eacute;e.<br />Martin est flic &agrave; Dublin, d&eacute;pressif, suite &agrave; la mort de son fils. Il va ramasser Ellen lorsqu&#39;elle fera un malaise dans la rue et, par un encha&icirc;nement de circonstances, partira avec elle &agrave; Inishowen, &agrave; la pointe de l&#39;Ulster. Inishowen, l&#39;endroit o&ugrave; est enterr&eacute; son fils, et o&ugrave; Ellen est n&eacute;e de parents inconnus.<br />Pendant ce temps, le mari d&#39;Ellen, aux cent coups, va rameuter sa famille en d&eacute;liquescence pour retrouver sa femme - car Ellen souffre d&#39;un cancer du pancr&eacute;as. Et, pendant ce temps, en Irlande, les Troubles menacent...<br /><br /></span><br /><span style="font-size: medium; color: #330033"><strong>Mon avis</strong></span><br /></div><hr size="2" width="100%" /><div align="justify"><br /><span style="font-size: small">Ce r&eacute;sum&eacute;, comme vous pouvez le voir, d&eacute;borde tout simplement d&#39;enthousiasme... Difficile de r&eacute;sumer avec neutralit&eacute; un livre qu&#39;on n&#39;a pas aim&eacute;. D&eacute;cid&eacute;ment, j&#39;aurais mieux fait de me fier &agrave; la quatri&egrave;me de couverture, annon&ccedil;ant une romance d&eacute;goulinant de bons sentiments. Il ne faut jamais croire les critiques dithyrambiques des gens qui vous recommandent des bouquins - sauf si vous les connaissez bien.<br /><em>Inishowen</em> est un pav&eacute; se lisant bien, bourr&eacute; de clich&eacute;s. Il y a l&#39;irlando-am&eacute;ricaine fanatique de l&#39;&icirc;le d&#39;Emeraude (rapidement sao&ucirc;lant) et qui, bien entendu, ne capte rien &agrave; se qui s&#39;y passe. Il y a le flic us&eacute; par la vie et le deuil, un peu alcoolo au whiskey, et qui va rena&icirc;tre gr&acirc;ce &agrave; sa rencontre avec l&#39;IRL-US vue plus haut. Il y a le chirurgien esth&eacute;tique accro au pognon et au boulot qui saute, de pr&eacute;f&eacute;rence &agrave; l&#39;h&ocirc;tel, tout ce qui bouge, qui a moins de vingt-cinq ans et qui est habill&eacute; comme un prostitu&eacute;e de haut vol. Il y a les adolescents, gar&ccedil;on et fille (ne soyons pas sexistes !), pierc&eacute;s, amateurs de hard-rock, mais qui aiment bien papa-maman malgr&eacute; tout. Il y a, aussi, le plouc am&eacute;ricain millionnaire (ne nous refusons rien), et deux ou trois petites frappes dublinoises aussi insipides que la pluie un matin d&#39;hiver. Sans compter les bonnes soeurs crois&eacute;es ici et l&agrave; dans une tr&egrave;s catholique Irlande du Nord (?).<br />Je vous dis que j&#39;aurais d&ucirc; me m&eacute;fier ! J&#39;ai &eacute;t&eacute; app&acirc;t&eacute;e avec des mots-clefs bien choisis qui laissaient croire &agrave; un nouvel <a href="http://stockholm.eklablog.com/article-8007-47494-eureka-street-robert-mcliam-wilson.html">&lt;Eureka Street&gt;</a> m&acirc;tin&eacute; de thriller irish sauce.<br />En gros, exactement l&#39;inverse de la r&eacute;alit&eacute;...<br /><br />Ah, si vous aimez les bons sentiments et le politiquement correct, vous serez servis. O&#39;Connor nous ressort tous les clich&eacute;s sur l&#39;histoire de l&#39;Irlande, version maison et version am&eacute;ricaine. L&#39;histoire familiale d&#39;Ellen est particuli&egrave;rement touchante, sortez les mouchoirs... M&egrave;re catholique innocente, p&egrave;re protestant jeune et mal d&eacute;grossi, dans un contexte de paysannerie hibernienne ignorant soigneusement les v&eacute;ritables probl&egrave;mes de l&#39;&eacute;poque... B&eacute;b&eacute; abandonn&eacute; &agrave; la naissance, le papa-gamin parti pour l&#39;Angleterre, la m&egrave;re qui entre au couvent expier ses p&ecirc;chers... J&#39;en ai assez dit, ou vous voulez que je continue ?<br /><br />Non, franchement, <em>Inishowen</em> est un livre &agrave; &eacute;viter. Personnages clich&eacute;s, situations &agrave; faire pleurer dans les chaumi&egrave;res, profondes r&eacute;flexions aseptis&eacute;es avec soin... Passez votre chemin, sauf, bien s&ucirc;r, si vous aimez &ccedil;a.<br /></span></div>]]></content:encoded>
		<pubDate>Sat, 08 Mar 2008 18:38:26 +0100</pubDate>
		<guid isPermaLink="true">http://stockholm.eklablog.com/article-8007-88211-inishowen-joseph-o-connor.html</guid>
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	<item>
		<title><![CDATA[Mondo et autres histoires (J.M.G. Le Clézio)]]></title>
		<link>http://stockholm.eklablog.com/article-8007-85027-mondo-et-autres-histoires-j-m-g-le-clezio.html</link>
		<dc:creator>Stockholm</dc:creator>
		<description><![CDATA[Recueil de nouvelles (1982)]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<a href="http://data0.eklablog.com/stockholm/mod_article85027.jpg"><img src="http://data0.eklablog.com/stockholm/mod_article85027.jpg" width="200" alt="Mondo et autres histoires (J.M.G. Le Cl&eacute;zio)" style="float: left; padding-right: 5px;" /></a><div align="justify"><span style="font-size: medium; color: #330033"><strong>La Quatri&egrave;me de Couverture</strong></span><br /></div><hr size="2" width="100%" /><div align="justify"><br /> L<span style="font-size: small">es contes de Le Cl&eacute;zio, qui semblent n&eacute;s du r&ecirc;ve et du recueillement, nous parlent pourtant de notre &eacute;poque. Venu d&#39;ailleurs, Mondo le petit gar&ccedil;on qui passe, Lullaby la voyageuse, Jon, Juba le sage, Daniel Sindbad qui n&#39;a jamais vu la mer, Alia, Petite Croix, et tant d&#39;autres, nous sont d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s comme autant d&#39;enfants-f&eacute;es. Ils nous guident. Ils nous forcent &agrave; traverser les tristes opacit&eacute;s d&#39;un univers o&ugrave; l&#39;espoir se meurt. Ils nous fascinent par leur volont&eacute; tranquille, souveraine, accord&eacute;e au silence des &eacute;l&eacute;ments retrouv&eacute;s. Ils nous restituent la cadence limpide du souffle, cl&eacute; de notre &acirc;me.</span><br /><br /><br /><span style="font-size: medium; color: #330033"><strong>Mon avis</strong></span><br /></div><hr size="2" width="100%" /><div align="justify"><br /><span style="font-size: small">Le Cl&eacute;zio est tout simplement enchanteur. Ses nouvelles regorgent d&#39;une beaut&eacute; tranquille, tant par leur style, l&eacute;ger et musical, que par les images qu&#39;elles &eacute;voquent, chatoyantes de vie et de tendresse. Ses personnages, d&#39;une immense int&eacute;grit&eacute;, sont par essence innocents. Toujours un peu en marge de la soci&eacute;t&eacute;, souvent vagabonds d&#39;un jour, ils posent sur le monde un regard d&eacute;nu&eacute; de pr&eacute;jug&eacute;s.<br /><br />Le Cl&eacute;zio r&eacute;alise &eacute;galement, &agrave; chaque nouvelle, une extraordinaire introspection. Ses histoires sont racont&eacute;es par le petit bout de la lorgnette : il nous &eacute;voque un jour d&#39;&eacute;t&eacute; br&ucirc;lant par les picotements chauds du soleil, l&#39;immensit&eacute; des nuages sur la montagnes par une discr&egrave;te volute de brouillard... Ce style, tr&egrave;s d&eacute;pouill&eacute;, conf&egrave;re &agrave; ces textes une dimension immense. S&#39;il n&#39;a pas l&#39;infinie beaut&eacute; d&#39;un Saint-Exup&eacute;ry ni la violence sous-jacente d&#39;un Kessel, ses nouvelles demeurent de courts instants de perfection. D&#39;une &eacute;tonnante justesse psychologique, elles laissent toutefois quelque chose qui ressemble &agrave; un go&ucirc;t d&#39;inachev&eacute; et qui n&#39;est, en fin de compte, que l&#39;envie de lire toujours plus de cet auteur &agrave; la fois simple et r&ecirc;veur.<br /><br />Lire Le Cl&eacute;zio, c&#39;est comme &eacute;couter Satie. C&#39;est simple, l&eacute;ger, et on prendrait bien encore un peu.<br /></span></div>]]></content:encoded>
		<pubDate>Sat, 01 Mar 2008 22:07:35 +0100</pubDate>
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		<title><![CDATA[Le Hobbit (JRR Tolkien)]]></title>
		<link>http://stockholm.eklablog.com/article-8007-75602-le-hobbit-jrr-tolkien.html</link>
		<dc:creator>Stockholm</dc:creator>
		<description><![CDATA[Titre original : The Hobbit, or There and Back Again]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<a href="http://data0.eklablog.com/stockholm/mod_article75602.jpg"><img src="http://data0.eklablog.com/stockholm/mod_article75602.jpg" width="165" alt="Le Hobbit (JRR Tolkien)" style="float: left; padding-right: 5px;" /></a><div style="text-align: justify"><span style="font-size: medium; color: #330033"><span style="font-weight: bold">L&#39;histoire</span></span><br /></div><hr size="2" style="margin-left: 0px; margin-right: 0px" width="100%" /><div style="text-align: justify"><br /><span style="font-size: small">Bilbon Sacquet est un hobbit de peu d&#39;importance, issu d&#39;une bonne famille. Un personnage pas tr&egrave;s remarquable, coulant des jours heureux dans la paisible Comt&eacute; - jusqu&#39;&agrave; ce qu&#39;un matin de printemps un sorcier et treize nains d&eacute;foncent sa porte, s&#39;invitent pour le th&eacute;, le d&icirc;ner, et l&#39;affublent du titre de Cambrioleur pour l&#39;emporter avec eux dans une qu&ecirc;te &eacute;pique pour leur tr&eacute;sor perdu.<br />Thorin, le Seigneur des Nains aux accents de maire de Champignac, veut en effet tuer le vil dragon Smaug, coupable d&#39;avoir massacr&eacute; son peuple et, pire encore, vol&eacute; l&#39;or des Nains du Mont Solitaire...<br /><br />Voici la troupe partie vers l&#39;Est, par-del&agrave; les montagnes, affrontant (si l&#39;on peut dire) quelques trolls au passage, se reposant au havre de la Maison d&#39;Elrond le Semi-Elfe, se perdant dans quelques cavernes aux habitants &eacute;tranges en essayant d&#39;&eacute;chapper aux Orcs, errant sans fin dans la noire for&ecirc;t des Elfes Sylvains, jusqu&#39;au Mont Solitaire, o&ugrave; la situation g&eacute;opolitique se r&eacute;v&egrave;le au final un tantinet plus complexe que pr&eacute;vu.<br /><br />Quelle longue phrase.<br /><br />Mais quel bijou (le Hobbit, pas le r&eacute;sum&eacute;).<br /></span><br /><br /><span style="font-size: medium; color: #330033"><span style="font-weight: bold">Mon avis</span></span><br /></div><hr style="width: 100%; height: 2px; margin-left: 0px; margin-right: 0px" /><div style="text-align: justify"><br /><span style="font-size: small">Au palmar&egrave;s des quelques livres qu&#39;il faut avoir lu dans sa vie, <span style="font-style: italic">le</span> <span style="font-style: italic">Hobbit</span> occupe &agrave; mon avis une place d&#39;honneur, que l&#39;on aime Tolkien ou pas. Il s&#39;agit, de toute fa&ccedil;on, de l&#39;un de mes livres favoris, dont la lecture est venue comme un &eacute;blouissement.<br /><br />Dans cette histoire truculente aux personnages savoureux, les amateurs de contes en tous genres trouveront une m&eacute;ta-analyse (je sais, je sais...) des l&eacute;gendes de l&#39;Ouest de l&#39;Europe comme seule l&#39;Angleterre peut en produire. Entre nobles figures d&#39;inspiration celte, petits personnages d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;ment terre-&agrave;-terre et Nains &agrave; l&#39;orgueil chatouilleux partis tuer du dragon dans la lign&eacute;e des meilleures (ou pires) l&eacute;gendes saxonnes, <span style="font-style: italic">le Hobbit</span> est un concentr&eacute; d&#39;Angleterre onirique, de ses contes, de ses l&eacute;gendes. <span style="font-style: italic">(NB: penser &agrave; reprendre sa respiration)</span> Bilbon se comporte &agrave; la mani&egrave;re d&#39;un Anglais <span style="font-style: italic">upper-middle-class</span> comme on en retrouve dans les livres de PG Wodehouse, et les &quot;voisins&quot; elfiques au commerce plus ou moins agr&eacute;able me font irr&eacute;sistiblement penser aux relations tr&egrave;s &quot;je t&#39;aime, moi non plus&quot; du peuple anglais avec ses voisins &eacute;cossais et irlandais.<br />Voil&agrave; pour les sociologues et les amateurs de contes populaires.<br /><br />Les amoureux du langage, eux aussi, ne pourront que se r&eacute;galer &agrave; la lecture de ce livre - particuli&egrave;rement en version originale - o&ugrave; jeux de mots et po&egrave;mes (parfois frisant le non-sens) fusent comme autant de feux d&#39;artifices. Dans le <span style="font-style: italic">Hobbit</span>, Tolkien prouve, s&#39;il en &eacute;tait besoin, son &eacute;tincellante ma&icirc;trise de la langue, passant en une phrase du registre de la nostalgie &eacute;pique et de la po&eacute;sie &agrave; la Keats aux r&eacute;flections tr&egrave;s pratiques de Bilbon, ou aux situations carr&eacute;ment grotesques. Le style de Tolkien est jouissif - ses phrases peuvent se r&eacute;citer sans fin, tant cette verve h&eacute;ro&iuml;que est p&eacute;trie d&#39;humour anglais et de po&eacute;sie savoureuse.<br /><br />Paradoxalement, je pense que ce seront les fans du Tolkien du <span style="font-style: italic">Seigneur des Anneaux</span> et du <span style="font-style: italic">Silmarillion</span> qui risquent d&#39;&ecirc;tre d&eacute;&ccedil;us. <span style="font-style: italic">Le Hobbit</span> est une parenth&egrave;se dans l&#39;histoire de la Terre du Milieu - sans l&#39;histoire l&#39;Anneau, ce texte serait un &eacute;piph&eacute;nom&egrave;ne sans grande importance.<br />Car le Hobbit est un texte qui se cherche. L&#39;orientation de l&#39;histoire change radicalement apr&egrave;s grosso modo la premi&egrave;re moiti&eacute; lue, et passe d&#39;un conte pour enfants &agrave; une histoire beaucoup plus complexe, la psychologie des personnages gagnant radicalement en profondeur en quelques pages - et du coup ne devenant peut-&ecirc;tre pas compr&eacute;hensible des plus jeunes lecteurs. Cette noble qu&ecirc;te pour la justice devient un vol, et c&#39;est en leur mentant et en les volant que Bilbon va le mieux aider ses amis, au rebours des livres pour enfants habituels.<br />De plus, le style du <span style="font-style: italic">Hobbit</span> tranche avec celui du <span style="font-style: italic">Seigneur des Anneaux</span> - et n&#39;a que tr&egrave;s peu de choses en commun avec l&#39;&eacute;pop&eacute;e h&eacute;ro&iuml;que qu&#39;est le <span style="font-style: italic">Silmarillion</span>.<br /><br />Il s&#39;agit n&eacute;anmoins du m&ecirc;me Tolkien et de la m&ecirc;me Terre du Milieu : un auteur &agrave; la fantaisie d&eacute;bordante, dont les histoires vont des seigneurs des Elfes jusqu&#39;aux truculents Hobbits aux pieds nus. Bref, il ne faut pas chercher ici la lign&eacute;e de ces contes d&#39;une immense beaut&eacute; parlant de L&ugrave;thien Tin&ugrave;viel, ni l&#39;h&eacute;ro&iuml;sme ordinaire de la qu&ecirc;te de Frodon - juste profiter d&#39;un festival de rebondissements et de personnages &agrave; la profondeur parfois surprenante, mais tellement juste. Lire <span style="font-style: italic">le Hobbit</span> est toujours pour moi un immense plaisir ; je ne m&#39;en lasse pas, et je suppose que c&#39;est le cas de beaucoup de gens.<br /><br />Bien, ce n&#39;est pas tout &ccedil;a, mais, comme je ne suis pas sur la route du Mont Solitaire, je vais aller me faire un th&eacute;. Vous en voulez ?<br /></span></div>]]></content:encoded>
		<pubDate>Mon, 11 Feb 2008 14:42:33 +0100</pubDate>
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		<title><![CDATA[Le Palais Japonais (J. M. de Vasconcelos)]]></title>
		<link>http://stockholm.eklablog.com/article-8007-68072-le-palais-japonais-j-m-de-vasconcelos.html</link>
		<dc:creator>Stockholm</dc:creator>
		<description><![CDATA[Titre original: O Palacio Japones]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<a href="http://data0.eklablog.com/stockholm/mod_article68072.jpg"><img src="http://data0.eklablog.com/stockholm/mod_article68072.jpg" width="240" alt="Le Palais Japonais (J. M. de Vasconcelos)" style="float: left; padding-right: 5px;" /></a><div style="text-align: justify"><span style="font-size: medium; color: #330033"><span style="font-weight: bold">L&#39;histoire</span></span><br /></div><hr size="2" style="margin-left: 0px; margin-right: 0px" width="100%" /><div style="text-align: justify"><br /><span style="font-size: small">A S&atilde;o Paulo, tout le monde conna&icirc;t la place de la R&eacute;publique, moderne et b&eacute;tonn&eacute;e. Mais seule une poign&eacute;e d&#39;&eacute;lus peut voir - et visiter - le merveilleux Palais Japonais, qui n&#39;appara&icirc;t qu&#39;&agrave; ceux qui le m&eacute;ritent... <br />Pedro, un jeune peintre malade, est de ceux-l&agrave;. Derri&egrave;re les grilles du Palais, un petit Prince aux yeux de fi&egrave;vre va courir &agrave; sa rencontre et lui faire d&eacute;couvrir un monde o&ugrave; les tigres sont enchant&eacute;s et o&ugrave; les r&ecirc;ves de l&#39;enfance prennent vie... Mais l&#39;enfant a la maladie bleue, et chaque instant devient pr&eacute;cieux.</span><br /><br /><br /><span style="font-size: medium; color: #330033"><span style="font-weight: bold">Mon avis</span></span><br /></div><hr style="width: 100%; height: 2px; margin-left: 0px; margin-right: 0px" /><div style="text-align: justify"><br /><span style="font-size: small"><span style="font-style: italic">Le Palais Japonais</span> est un conte extraordinaire, grave et empli d&#39;une immense po&eacute;sie. C&#39;est un r&ecirc;ve, une fantaisie o&ugrave; rien n&#39;est l&eacute;ger et o&ugrave; la mort est omnipr&eacute;sente. Le texte peut&nbsp; d&#39;ailleurs se lire &agrave; deux niveaux : celui d&#39;une histoire tr&egrave;s simple et tr&egrave;s belle, et celui o&ugrave; tout est m&eacute;taphore, et o&ugrave; derri&egrave;re la plus innocente des phrase se dissimule un sens plus profond.<br />Il s&#39;agit &eacute;galement de ces livres qui font regretter de ne pas conna&icirc;tre la langue dans laquelle ils ont &eacute;t&eacute; &eacute;crits&nbsp; - toute traduction est un voile qui masque le vrai texte et, vraiment, je regrette de ne pas parler portugais pour pouvoir conna&icirc;tre le vrai Palais Japonais.<br /><br />Ceux qui connaissent Jos&eacute; Mauro de Vasconcelos ne pourront qu&#39;aimer ; on y retrouve cette alliance de r&ecirc;verie et de r&eacute;alit&eacute; dure qui est la marque de <span style="font-style: italic">Mon Bel Oranger</span>. Et je pense que ceux qui n&#39;ont pas encore la chance de le conna&icirc;tre ne pourront qu&#39;&ecirc;tre s&eacute;duits par son esprit tendre et incisif.</span><br /></div>]]></content:encoded>
		<pubDate>Tue, 22 Jan 2008 14:48:08 +0100</pubDate>
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		<title><![CDATA[Sourire en Coin (Nicci French)]]></title>
		<link>http://stockholm.eklablog.com/article-8007-66993-sourire-en-coin-nicci-french.html</link>
		<dc:creator>Stockholm</dc:creator>
		<description><![CDATA[Titre original: Secret Smile (2003)]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<a href="http://data0.eklablog.com/stockholm/mod_article66993.jpg"><img src="http://data0.eklablog.com/stockholm/mod_article66993.jpg" width="240" alt="Sourire en Coin (Nicci French)" style="float: left; padding-right: 5px;" /></a><div align="justify"><span style="font-size: medium; color: #330033"><strong>L&#39;histoire</strong></span><br /></div><hr size="2" width="100%" /><div align="justify"><br /><span style="font-size: small">Miranda, une jeune d&eacute;coratrice Londonienne sans histoires, a un nouveau petit ami, Brendan. Rien de s&eacute;rieux pour elle l&agrave;-dedans - aussi jette-t-elle Brendan dehors lorsqu&#39;elle le surprend &agrave; lire son journal intime. Cette intrusion dans sa vie priv&eacute;e est trop grossi&egrave;re pour que la jeune femme puisse la supporter.<br />Quelques jours plus tard, Miranda apprend que Brendan a entam&eacute; une relation, en apparence durable, avec sa soeur Kelly, plus fragile et tr&egrave;s isol&eacute;e. L&#39;homme est le fianc&eacute; id&eacute;al, Kelly est folle de lui et il le lui rend bien ; la famille est aux anges.<br /><br />Except&eacute; Miranda, que l&#39;attitude &eacute;trange de Brendan effrayerait si elle ne le ha&iuml;ssait pas autant...</span><br /><br /><br /><span style="font-size: medium; color: #330033"><strong>Mon avis</strong></span><br /></div><hr size="2" width="100%" /><div align="justify"><br /><span style="font-size: small">Si je devais r&eacute;sumer mes impressions de ce thriller psychologique par une onomatop&eacute;e, j&#39;utiliserais sans doute :<br /><em>Borf</em>...<br />Pourquoi ? Apr&egrave;s tout, le duo dissimul&eacute; sous le pseudonyme de Nicci French (Nicci Gerard et Sean French) est plut&ocirc;t talentueux. Ils figurent au palmar&egrave;s des grands auteurs britanniques de thriller. Alors pourquoi un avis aussi n&eacute;gatif ? Pour plusieurs raisons.<br /><br />Tout d&#39;abord, les personnages. Ils sont simples, un peu comme si chacun d&#39;entre eux repr&eacute;sentait un type de personnalit&eacute; pathologique. L&#39;impression g&eacute;n&eacute;rale de cette galerie de fant&ocirc;mes est celle que donnerait l&#39;incarnation des d&eacute;finitions des-dites personnalit&eacute;s d&eacute;crites dans un livre de psychiatrie/psychologie &agrave; l&#39;usage des &eacute;tudiants en m&eacute;decine qui n&#39;aiment pas &ccedil;a...<br />Et surtout, l&#39;histoire.<br />D&#39;accord, l&#39;une des conventions du thriller est que le h&eacute;ros passe pour un cingl&eacute; parano&iuml;aque aux yeux de tous, sauf de l&#39;&ecirc;tre aim&eacute; et du policier sagace (cf. <em>La Firme</em> de John Grisham, l&#39;une des r&eacute;f&eacute;rences du genre). Mais l&agrave;... trop de parano&iuml;a tue la parano&iuml;a. La d&eacute;marche de Miranda, l&#39;h&eacute;ro&iuml;ne-enqu&ecirc;trice, colle point par point avec celle qu&#39;aurait une personne souffrant d&#39;une psychose chronique avec d&eacute;lire interpr&eacute;tatif &agrave; type de pers&eacute;cution (cf. <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9lire_d%E2%80%99interpr%C3%A9tation_de_S%C3%A9rieux_et_Capgras">Wikip&eacute;dia </a>pour les curieux).<br />Bref, c&#39;est ce qui se passerait si un malade mental avait raison. Ce qui se passerait si ses folies prenaient corps. C&#39;est ce qui se passe dans la t&ecirc;te d&#39;un patient parano&iuml;aque... sauf qu&#39;il s&#39;agit de la v&eacute;rit&eacute;. Et que cette derni&egrave;re est en g&eacute;n&eacute;ral &agrave; la fois plus complexe et plus int&eacute;ressante. On a l&#39;impression que les auteurs ont lu attentivement un bouquin de psy, ont choisi une pathologie &agrave; traiter et l&#39;ont fait en collant au plus pr&egrave;s &agrave; la d&eacute;finition, sans &eacute;gards pour la logique et la coh&eacute;rence des personnages.<br /><br />Ce qui aurait pu en outre &ecirc;tre un tableau particuli&egrave;rement int&eacute;ressant d&#39;une relation malsaine a perdu beaucoup de sa saveur lorsqu&#39;il a fallu aux auteurs justifier l&#39;&eacute;tiquette &quot;thriller&quot; coll&eacute;e sur la couverture. S&#39;il s&#39;agit d&#39;un thriller, celui-ci est d&eacute;pourvu de rythme. S&#39;il s&#39;agit d&#39;une simple enqu&ecirc;te polici&egrave;re, elle manque de solidit&eacute;. Et s&#39;il s&#39;agit d&#39;un roman, il manque cruellement de cette &eacute;tincelle qui rend un livre passionnant.<br /><br />Soit on fait une &eacute;tude psychologique, soit on fait un thriller, mais pas les deux &agrave; la fois, &agrave; moins d&#39;avoir le talent de Robert Crais. Boire ou conduire, il faut choisir ; en &eacute;criture aussi.<br /><br />Il est aussi possible que le texte ait beaucoup perdu &agrave; la traduction, auquel cas c&#39;est tr&egrave;s dommage.<br />Les amateurs appr&eacute;cieront sans doute l&#39;atmosph&egrave;re lourde et pesante de ce livre qui se cherche sans jamais se trouver, et les autres, comme moi, passeront rapidement leur chemin.</span> <br /></div>]]></content:encoded>
		<pubDate>Fri, 18 Jan 2008 20:40:14 +0100</pubDate>
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		<title><![CDATA[Nom de Code : Axiom Day (Henry Porter)]]></title>
		<link>http://stockholm.eklablog.com/article-8007-65222-nom-de-code-axiom-day-henry-porter.html</link>
		<dc:creator>Stockholm</dc:creator>
		<description><![CDATA[Titre original: Remembrance Day]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<a href="http://data0.eklablog.com/stockholm/mod_article65222.jpg"><img src="http://data0.eklablog.com/stockholm/mod_article65222.jpg" width="100" alt="Nom de Code : Axiom Day (Henry Porter)" style="float: left; padding-right: 5px;" /></a><div style="text-align: justify"><span style="font-size: medium; color: #330033"><span style="font-weight: bold">L&#39;histoire</span></span><br /></div><hr size="2" style="margin-left: 0px; margin-right: 0px" width="100%" /><div style="text-align: justify"><br /><span style="font-size: small">Un bus explose en plein coeur de Londres. C&#39;est un carnage. Et en quelques heures, Stan Lindow, un brillant microbiologiste travaillant sur l&#39;ADN, va passer du rang de victime &agrave; celui de terroriste, accus&eacute; d&#39;appartenir &agrave; l&#39;IRA et d&#39;avoir pos&eacute; la bombe. Quels sont ses liens avec son Irlande natale, o&ugrave; il a jadis &eacute;t&eacute; m&ecirc;l&eacute; &agrave; une affaire similaire ? Et qui &eacute;tait son fr&egrave;re, mort dans le bus ? S&#39;il &eacute;tait vraiment un tranquille biblioth&eacute;caire, pourquoi les services secrets britanniques se seraient-ils autant h&acirc;t&eacute;s de trouver un coupable id&eacute;al en Stan Lindow ?<br />Autant de questions que le tenace inspecteur Foyle, de la Special Branch de Scotland Yard, va vouloir approfondir, au risque d&#39;&ecirc;tre &eacute;cart&eacute; de l&#39;enqu&ecirc;te et mis &agrave; pied.<br /><br />A mesure que l&#39;enqu&ecirc;te se d&eacute;roule et que les histoires s&#39;entrecroisent appara&icirc;t une v&eacute;rit&eacute; fascinante de complexit&eacute;, o&ugrave; int&eacute;r&ecirc;ts personnels et corruption ont la part belle.<br /><br /></span><br /><span style="font-size: medium; color: #330033"><span style="font-weight: bold">Mon avis</span></span><br /></div><hr style="width: 100%; height: 2px; margin-left: 0px; margin-right: 0px" /><div style="text-align: justify"><br /><span style="font-size: small"><span style="font-style: italic">Axiom Day</span> est un livre &agrave; la crois&eacute;e du thriller et du roman d&#39;espionnage... Il rassemble une bonne partie des th&egrave;mes qui m&#39;int&eacute;ressent, depuis les troubles en Irlande jusqu&#39;&agrave; la cryptologie en passant par l&#39;organisation et le fonctionnement des services anti-terroristes britanniques.<br />Il ne faut pas se fier au titre fran&ccedil;ais, particuli&egrave;rement cruche et raccoleur : derri&egrave;re la couverture se cache un texte de grande qualit&eacute;.<br />Des personnages extr&ecirc;mement fouill&eacute;s, profond&eacute;ment humains - Foyle et Lindow forment une paire d&eacute;tonnante, entre esprit scientifique et d&eacute;marche polici&egrave;re atypique. M&ecirc;me les personnages secondaires refl&egrave;tent ce go&ucirc;t de la perfection des personnages.<br />Mais m&ecirc;me des acteurs aussi exceptionnels peuvent rendre une histoire, aussi bien document&eacute;e soit-elle, plate et sans int&eacute;r&ecirc;t. Et il s&#39;agit d&#39;un &eacute;cueil qu&#39;&eacute;vite largement Henry Porter gr&acirc;ce &agrave; son style direct et percutant.<br /><br />Bref, <span style="font-style: italic">Axiom Day</span> restera en bonne place dans ma biblioth&egrave;que, et Henry Porter a fait son entr&eacute;e dans mes auteurs favoris.</span><br /></div>]]></content:encoded>
		<pubDate>Fri, 11 Jan 2008 11:40:05 +0100</pubDate>
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