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	<title><![CDATA[Le Blog de Stockholm]]></title>
	<description><![CDATA[Flux RSS des articles]]></description>
	<pubDate>Thu, 19 Jun 2008 09:31:07 +0200</pubDate>
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		<title><![CDATA[Foighidinn]]></title>
		<link>http://stockholm.eklablog.com/article-8006-128136-foighidinn.html</link>
		<dc:creator>Stockholm</dc:creator>
		<description><![CDATA[Il y avait une fois - puisque toutes les histoires commencent ainsi, m&ecirc;me les plus v&eacute;ridiques - il y avait une fois, donc, aux temps d&#39;Edgar le Pacifique, roi d&#39;&Eacute;cosse, un roi nomm&eacute; Leving. Son royaume &eacute;tait petit ; un cavalier hardi le traversait en une...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<div align="justify"><img align="left" alt="Affiche du court-m&eacute;trage" border="50" height="212" src="http://youngfilms.typepad.com/blog/images/2007/06/06/a4postereng_2.jpg" width="150" /><span style="font-size: small"> Il y avait une fois - puisque toutes les histoires commencent ainsi, m&ecirc;me les plus v&eacute;ridiques - il y avait une fois, donc, aux temps d&#39;Edgar le Pacifique, roi d&#39;&Eacute;cosse, un roi nomm&eacute; Leving. Son royaume &eacute;tait petit ; un cavalier hardi le traversait en une journ&eacute;e - et le seigneur de ces montagnes et de ces glens avait quatre fils. La grande Histoire a retenu le nom des trois plus jeunes : Thurston, Hugh et German. L&#39;a&icirc;n&eacute;, lui, bien que fils de roi et h&eacute;ritier du tr&ocirc;ne, est anonyme. Son p&egrave;re l&#39;a vou&eacute; &agrave; l&#39;anath&egrave;me, et ses fr&egrave;res lui ont succ&eacute;d&eacute;. Vous comprendrez pourquoi.</span><br /></div><div align="justify"><br /><span style="font-size: small">A cette &eacute;poque, peu apr&egrave;s l&#39;an Mil, les fils de roi ne se mariaient point par amour, mais par soif d&#39;alliances et de richesses. Et le vieux sire n&#39;avait qu&#39;un d&eacute;sir : marier son fils a&icirc;n&eacute; &agrave; une riche h&eacute;riti&egrave;re. Il lui pr&eacute;senta en vain, dans sa cour sauvage, les plus belles damoiselles de l&#39;&Eacute;cosse. Les filles des Normands aussi, ces riches barons venus du sud, il les lui montra, et nombre d&#39;entre elles auraient troqu&eacute; la molle cour de leurs p&egrave;res pour une couronne de reine &eacute;cossaise. Mais l&#39;a&icirc;n&eacute; refusait tous les partis ; riches et laides, jeunes et belles, aucune ne lui plaisait. Car l&#39;a&icirc;n&eacute; avait d&eacute;j&agrave; trouv&eacute; l&#39;amour... Ailsa NicLe&ograve;id, fille de berger en robe grise, plus fra&icirc;che que les fleurs, plus belle que l&#39;aurore, plus gaie que l&#39;oiseau un matin d&#39;&eacute;t&eacute;. Et Ailsa, que les gardes auraient refoul&eacute; si elle avait voulu entrer au palais de pierre, Ailsa, immens&eacute;ment pauvre, pensait &agrave; son bien-aim&eacute; en voyant les jacinthes fleurir au printemps, car elles avaient la couleur de ses yeux, et elle devenait riche de cette flamme. Mais Ailsa voyait ces pr&eacute;tendantes en robes de soie, et elle avait honte de sa robe de laine - elle voyait leurs bijoux briller, et regrettait de n&#39;avoir que ses tresses pour ornements. Mais plus que tout, c&#39;&eacute;taient leurs fards qui la torturaient. Comment un fils de roi pourrait-il jamais pr&eacute;f&eacute;rer ses l&egrave;vres d&eacute;pourvues de rouge &agrave; celles, roses et douces, des grandes dames de la cour ? Et Ailsa se rendait malheureuse ainsi...</span><br /><span style="font-size: small">L&#39;a&icirc;n&eacute; d&eacute;cida donc de lui offrir un baume pour ses l&egrave;vres, si cela pouvait l&#39;apaiser. Le fils de roi chercha donc parmi les marchands de la cour, et les vendeurs ambulants, lequel aurait un rouge pouvant plaire &agrave; sa berg&egrave;re. Mais aucun n&#39;allait, trop rouge, trop criard, car aucun rouge ne pouvait &ecirc;tre &agrave; la hauteur des l&egrave;vres ros&eacute;es d&#39;Ailsa NicLe&ograve;id...</span><br /><span style="font-size: small">Un jour, en rentrant de la chasse, le regard de l&#39;a&icirc;n&eacute; se porta sur une fleur du sous-bois. Sa couleur, d&#39;un rose tr&egrave;s p&acirc;le, &eacute;tait aussi tendre que les l&egrave;vres de sa mie, et le prince cueillit la fleur pour en faire un baume. Le soir, il &eacute;crasa les p&eacute;tales et les fit mac&eacute;rer dans le miel et l&#39;alcool - puis il filtra la d&eacute;coction, enlevant les p&eacute;tales et ne gardant qu&#39;une fiole de liquide d&#39;un rose devenu ardent. Il prit ensuite un baume velout&eacute; et y m&eacute;langea quelques gouttes, &agrave; peine, du philtre des fleurs. Le rouge &eacute;tait pr&ecirc;t ; sa couleur &eacute;tait celle du ciel au matin, et derri&egrave;re son parfum de miel per&ccedil;ait encore l&#39;odeur fra&icirc;che, un peu am&egrave;re, des fleurs du sous-bois...</span><br /><span style="font-size: small">Aussit&ocirc;t le soir venu, l&#39;a&icirc;n&eacute; donna rendez-vous &agrave; sa bien-aim&eacute;e Ailsa ; les amants se rencontr&egrave;rent sous les frondaisons basses des noisetiers, o&ugrave; les &eacute;toiles brillaient entre les feuilles. Lorsqu&#39;Ailsa sut que le prince lui avait apport&eacute; du rouge, ses yeux &eacute;tincell&egrave;rent, et, certaine d&#39;&ecirc;tre belle, elle devint &eacute;blouissante. L&#39;a&icirc;n&eacute; prit un peu de baume et le passa sur les l&egrave;vres de la berg&egrave;re ; &agrave; la lumi&egrave;re de la lanterne, il vit qu&#39;elle &eacute;tait belle. Souriante, elle s&#39;approcha de lui et, se sentant l&#39;&eacute;gale des dames de la cour, lui offrit ses l&egrave;vres pour la premi&egrave;re fois. Las ! A l&#39;instant o&ugrave; le prince l&#39;enla&ccedil;ait, Ailsa porta la main &agrave; sa tempe et, poussant un profond soupir, s&#39;effondra, p&acirc;le autant que la brume mont&eacute;e de la mer. Les fleurs &eacute;taient empoisonn&eacute;es, et le baume un philtre mortel... &quot;Qu&#39;ai-je fait !&quot; cria l&#39;a&icirc;n&eacute;, serrant le corps inanim&eacute; dans ses bras. &quot;Seigneur, qu&#39;ai-je fait !&quot;</span><br /><span style="font-size: small">Le fils de roi porta Ailsa chez ses parents, bergers, et l&#39;&eacute;tendit dans la paille de l&#39;&eacute;table. Alors qu&#39;il l&#39;&eacute;tendait, envelopp&eacute;e dans sa cape grise, Ailsa poussa un nouveau soupir, et il sut qu&#39;elle vivait. Son coeur battait, mais elle &eacute;tait comme morte - entre la vie et la mort, son &acirc;me errait, Dieu sait o&ugrave;, et son corps &eacute;tait comme une maison vide dont le ma&icirc;tre a fui.</span><br /><span style="font-size: small">L&#39;a&icirc;n&eacute; appela le m&eacute;decin de la cour, mais celui-ci, un noble vieillard, ne put que secouer la t&ecirc;te et dire que pareille maladie le d&eacute;passait - aussi le prince alla-t-il voir la sorci&egrave;re.</span><br /><span style="font-size: small">Lorsqu&#39;il entra dans sa maison, la sorci&egrave;re s&#39;occupait &agrave; filer - mais le rouet tournait seul et sans aide...</span><br /><span style="font-size: small">- Que d&eacute;sires-tu, fils de roi ? lui demanda la sorci&egrave;re.</span><br /><span style="font-size: small">- Je veux savoir de quel mal est atteinte Ailsa NicLe&ograve;id, que j&#39;aime, et comment la gu&eacute;rir.</span><br /><span style="font-size: small">- Nous le saurons bient&ocirc;t, fils de roi. Assieds-toi et attend.</span><br /><span style="font-size: small">La sorci&egrave;re alluma un feu dans la chemin&eacute;e ; lorsqu&#39;il ronfla et que les flammes jaunes &eacute;clair&egrave;rent la pi&egrave;ce, elle y jeta une poign&eacute;e d&#39;herbes et pronon&ccedil;a un mot. Aussit&ocirc;t, une &eacute;paisse fum&eacute;e grise s&#39;&eacute;leva des flammes ; dans l&#39;odeur piquante qu&#39;elle d&eacute;gageait, le prince entendit la sorci&egrave;re prononcer encore un mot. Dans la fum&eacute;e se refl&eacute;ta son image, tel qu&#39;il avait &eacute;t&eacute; ce malheureux jour o&ugrave; il avait vu la fleur, et les sous-bois aussi, verdissants, et les p&acirc;les fleurs empoisonn&eacute;es, si belles, de la couleur exacte des l&egrave;vres d&#39;Ailsa. Son image cueillit l&#39;image de la fleur, puis il se vit pr&eacute;parant le baume fatal - oh, comme il aurait voulu crier &agrave; son image de cesser ! Et voil&agrave; le rendez-vous, et la jeune fille qui s&#39;&eacute;croule ! Puis la fum&eacute;e se dispersa, laissant le prince face &agrave; la sorci&egrave;re, dont le visage &eacute;tait devenu grave.</span><br /><span style="font-size: small">- &nbsp;Je sais maintenant le mal qui ronge ta bien-aim&eacute;e, fils de roi. C&#39;est la Fleur des F&eacute;es que tu as cueillie, encore que l&#39;on dise que le Peuple des Collines l&#39;appelle Fleur des Morts. Aucun poison plus mortel n&#39;existe ; la dague et la hart tuent moins s&ucirc;rement. Mais le miel et le baume ont affaibli le poison, c&#39;est pourquoi il n&#39;a pas tu&eacute;. Ton aim&eacute;e n&#39;est pas morte, mais elle ne peut vivre, car le venin circule dans ses veines et n&#39;en partira pas.</span><br /><span style="font-size: small">- N&#39;y a-t-il pas un rem&egrave;de, &ocirc; savante femme ?</span><br /><span style="font-size: small">- C&#39;est ce que nous allons voir, dit la sorci&egrave;re. Attends-moi ici, fils de roi, et ne touche &agrave; rien dans la pi&egrave;ce tant que je ne suis pas de retour.</span><br /><span style="font-size: small">La sorci&egrave;re fut longtemps partie ; lorsqu&#39;elle revint, elle avait un saumon entre les mains. Prenant la dague du prince, elle ouvrit le ventre du poisson et lut dans ses entrailles. Lorsqu&#39;elle eut fini, son regard triste &eacute;tait empli de compassion.</span><br /><span style="font-size: small">- Seule une fleur peut d&eacute;faire ce qu&#39;a fait la Fleur ; tout poison a son antidote. Celui de la Fleur est le perce-neige &eacute;carlate, que nous appelons la Fleur Rouge. Elle ne pousse que sur les plus hauts sommets, l&agrave; o&ugrave; l&#39;herbe a recul&eacute; devant la neige, entre les pierres noires des montagnes. Et si, jadis, le perce-neige &eacute;carlate &eacute;tait courant, il est aujourd&#39;hui disparu. Rien ne peut sauver Ailsa NicLe&ograve;id. Elle dormira, son coeur deviendra &agrave; chaque battement plus faible et plus lent, et ce jusqu&#39;au moment o&ugrave; il cessera de battre pour l&#39;&eacute;ternit&eacute;. Rien ne peut la sauver, fils de roi ; ce n&#39;est au pouvoir d&#39;aucun art, m&ecirc;me le plus puissant. Dieu lui-m&ecirc;me n&#39;y pourrait rien.</span><br /><span style="font-size: small">L&#39;a&icirc;n&eacute; quitta la sorci&egrave;re, d&eacute;chir&eacute; entre la rage et le d&eacute;sespoir. Il retourna voir Ailsa, encore plus belle que dans la vie, bien que le poison la rende p&acirc;le, et partit loin, tr&egrave;s loin.</span><br /><span style="font-size: small">Son p&egrave;re le roi, furieux, le fit chercher par tout le royaume et au-del&agrave;. Mais ses cavaliers revenaient chaque jour bredouille ; nul n&#39;avait vu le prince, l&#39;h&eacute;ritier avait disparu. C&#39;est alors que le roi, apprenant l&#39;histoire d&#39;Ailsa NicLe&ograve;id, d&eacute;sh&eacute;rita son fils &agrave; tout jamais, et que son nom fut effac&eacute; des livres royaux.</span><br /><span style="font-size: small">L&#39;a&icirc;n&eacute; &eacute;tait parti loin, l&agrave; o&ugrave; les montagnes sont les plus hautes. Il escaladait inlassablement les pics les plus &eacute;lev&eacute;s, risquant cent fois sa vie dans les rochers instables, m&eacute;prisant les pr&eacute;cipices et les temp&ecirc;tes, et cherchant toujours si un perce-neige &eacute;carlate ne pousserait pas sur le sommet nu et sans vie. Mais jamais il ne trouva son bonheur... Il avait visit&eacute; les plus hauts monts d&#39;&Eacute;cosse : le Ben Lomond, le Cairn Gorm, et les montagnes de Glen Coe. Il avait brav&eacute; les d&eacute;mons du Ben Nevis, le plus haut de tous, et ceux du Lochnagar, mais jamais son regard avide ne trouva la Fleur Rouge qu&#39;il cherchait. Et lorsqu&#39;il eut grimp&eacute; sans succ&egrave;s sur la derni&egrave;re montagne d&#39;&Eacute;cosse, son regard se porta, par del&agrave; le d&eacute;troit de Sleat, sur les &icirc;les de l&#39;Ouest... A Skye se trouvent les Cuillins, sauvages et nues, o&ugrave; le pied le plus aventureux h&eacute;site. Et Sgurr Dearg - le Pic Rouge - en est le plus inaccessible. Sept ann&eacute;es avaient pass&eacute; depuis la nuit fatale ; l&#39;hiver &eacute;tait venu et reparti d&eacute;j&agrave; six fois, et le monde reposait maintenant sous un &eacute;pais manteau, p&acirc;le comme les joues de la berg&egrave;re mourante. Mais le prince esp&eacute;rait toujours, et Skye &eacute;tait son dernier espoir.</span><br /><span style="font-size: small">Un p&ecirc;cheur le transporta dans sa barque, et d&eacute;posa le fils de roi sur les sables noir de Glenbrittle, au pied des Cuillins Noires, dont les pics ac&eacute;r&eacute;s mordent le ciel et le d&eacute;fient.</span><br /><img align="right" alt="Sgurr Dearg" border="50" height="279" src="http://siwiak.net/skye1.1.jpg" width="150" /><span style="font-size: small">Comment l&#39;a&icirc;n&eacute; traversa les tourbi&egrave;res gel&eacute;es et marcha entre les bruy&egrave;res, noires d&#39;hiver, je vous laisse l&#39;imaginer. De m&ecirc;me que la longue marche sur les pentes raides o&ugrave; l&#39;herbe avait pel&eacute; sous la neige, ne laissant que des pierres roulant sous le pied, o&ugrave;, pour trois pas en avant, on en fait deux en arri&egrave;re... Glenbrittle et les pentes des Cuillins sont des endroits agr&eacute;ables en &eacute;t&eacute;, lorsque les alouettes et les mouettes se pourchassent en criant, mais, l&#39;hiver, ils deviennent proprement d&eacute;moniaques. Les vieux fant&ocirc;mes hurlent dans le vent o&ugrave; tourbillonnent les brumes, et la neige se plaque &agrave; vous pour vous &eacute;touffer de sa poudre glac&eacute;e.</span><br /><span style="font-size: small">Apr&egrave;s avoir manqu&eacute; tomber cent fois dans l&#39;ab&icirc;me, apr&egrave;s avoir pass&eacute; la derni&egrave;re limite de l&#39;herbe et long&eacute; les cr&ecirc;tes de rochers instables, l&#39;a&icirc;n&eacute; parvint au sommet. Sgurr Dearg &eacute;tait au bout de cette arr&ecirc;te de pierres noires instables, o&ugrave; la temp&ecirc;te du vent est telle que la neige ne parvient pas &agrave; s&#39;y accumuler. Et le prince suivit ce sommet de mort, et franchit tant bien que mal les rochers &eacute;lev&eacute;s du Pinacle Inaccessible.</span><br /><span style="font-size: small">Le sommet du Sgurr Dearg &eacute;tait un endroit terrible, hostile. La neige fouettait les roches de basalte, et une couche de glace les recouvrait par endroits. Rien ne pouvait vivre l&agrave;, rien, jamais.</span><br /><span class="Apple-style-span" class="Apple-style-span" style="font-size: small">Et pourtant, lorsque le prince se laissa tomber de d&eacute;sespoir sur la neige glac&eacute;e, il vit, dans&nbsp;l&#39;anfractuosit&eacute;&nbsp;d&#39;un roc, la plus petite tache pourpre... Une fleur poussait l&agrave;, un perce-neige, et chacun de ses p&eacute;tales &eacute;tait plus rouge que le sang.</span><span style="font-size: small"><br /><br /><br /></span><span class="Apple-style-span" class="Apple-style-span" style="font-size: small">L&#39;a&icirc;n&eacute; cueillit la fleur avec une infinit&eacute; de pr&eacute;cautions ; pour la prot&eacute;ger du vent et du froid, il la d&eacute;posa dans un linge repli&eacute; qu&#39;il rangea contre sa peau.</span><span style="font-size: small"><br /></span><span class="Apple-style-span" class="Apple-style-span" style="font-size: small">Descendre de la montagne &eacute;tait encore plus difficile et p&eacute;rilleux que d&#39;y monter, mais le prince ne s&#39;en rendit pas compte, tant la joie qui l&#39;habitait &eacute;tait grande. Il avait trouv&eacute; le rem&egrave;de, Ailsa gu&eacute;rirait ! Mais alors qu&#39;il traversait de nouveau la mer, sur la barque du p&ecirc;cheur, une sourde angoisse l&#39;&eacute;treignit. Et si le rem&egrave;de s&#39;av&eacute;rait pire que le mal, et si le perce-neige achevait de tuer Ailsa ?</span><span style="font-size: small"><br /></span><span class="Apple-style-span" class="Apple-style-span" style="font-size: small">D&#39;apr&egrave;s la sorci&egrave;re, un seul p&eacute;tale suffisait &agrave; contrer le poison ; le perce-neige en avait trois, et le prince d&eacute;cida qu&#39;il essayerait le rem&egrave;de sur lui avant que de le donner &agrave; la mourante.</span><span style="font-size: small"><br /></span><span class="Apple-style-span" class="Apple-style-span" style="font-size: small">Une fois arriv&eacute; &agrave; terre, il voyagea en toute h&acirc;te vers le royaume de son p&egrave;re ; nul ne le cherchait plus, l&#39;a&icirc;n&eacute; pouvait voyager en paix.</span><span style="font-size: small"><br /><br /><br /></span><span class="Apple-style-span" class="Apple-style-span" style="font-size: small">Sept ann&eacute;es de sommeil n&#39;avaient pas chang&eacute; Ailsa ; l&eacute;g&egrave;re et p&acirc;le, elle reposait sur son lit de paille comme il l&#39;avait laiss&eacute;e. Le prince s&#39;agenouilla &agrave; ses c&ocirc;t&eacute;s et sortit le perce-neige ; la fleur avait &agrave; peine s&eacute;ch&eacute;, et sa corolle &agrave; demi fl&eacute;trie &eacute;tait plus rouge que jamais. Il faillit donner sur le champ un p&eacute;tale &agrave; la jeune fille et se retint, il fallait go&ucirc;ter avant.</span><span style="font-size: small"><br /></span><span class="Apple-style-span" class="Apple-style-span" style="font-size: small">D&#39;une main qui tremblait un peu, l&#39;a&icirc;n&eacute; arracha un p&eacute;tale de la fleur et le porta &agrave; sa bouche. Le go&ucirc;t en &eacute;tait doux ; le prince ferma les yeux, et sentit la fleur fondre et se disperser, amenant une vigueur nouvelle &agrave; son corps fatigu&eacute;.</span><span style="font-size: small"><br /></span><span class="Apple-style-span" class="Apple-style-span" style="font-size: small">Puis il regarda Ailsa, et cueillit le second p&eacute;tale pour le d&eacute;poser dans sa bouche.</span><span style="font-size: small"><br /></span><span class="Apple-style-span" class="Apple-style-span" style="font-size: small">H&eacute;las ! L&#39;attente, ces quelques instants, avaient compl&eacute;t&eacute; les sept ann&eacute;es de lent empoisonnement ; la t&ecirc;te d&#39;Ailsa roula sur le c&ocirc;t&eacute; et, sans m&ecirc;me un soupir, elle mourut avant d&#39;avoir go&ucirc;t&eacute; l&#39;antidote.<br />La patience du prince l&#39;avait tu&eacute;e...<br /><br />L&#39;a&icirc;n&eacute; crut que son coeur allait se briser de douleur. Mais, n&#39;&eacute;tant ni de verre ni de porcelaine, il continua de battre. Et, alors que l&#39;amant regardait, &eacute;perdu d&#39;horreur, le corps de sa bien-aim&eacute;e, le p&eacute;tale du perce-neige qu&#39;il avait mang&eacute; acheva son effet. Le coeur du prince battait d&eacute;sormais moins vite, mais plus fort ; pour dix battements d&#39;un homme normal, ce coeur n&#39;en fournissait qu&#39;un. Un homme dont le coeur bat dix fois plus lentement voit son esp&eacute;rance de vie se d&eacute;cupler ; le prince &eacute;tait condamn&eacute;, par sa patience, &agrave; vivre dix vies d&#39;homme avant que de mourir. L&#39;inattention d&#39;une minute &agrave; peine avait tu&eacute; Ailsa, et une existence de mille ans ne pourrait la racheter.<br /><br />L&#39;a&icirc;n&eacute; quitta le pays et continua &agrave; vivre, prenant le nom de <span style="font-style: italic">Foighidinn</span>, qui veut dire patience. On dit qu&#39;il vit encore, bien que son existence doive s&#39;approcher de son terme, et qu&#39;il garde le dernier p&eacute;tale du perce-neige &eacute;carlate avec un soin jaloux. A quelles fins, nul ne le sait. Mais, le jour o&ugrave; il mourra, l&#39;un de ses descendants - car il s&#39;&eacute;tait mari&eacute; plus tard - h&eacute;ritera du pr&eacute;cieux rem&egrave;de. Et l&#39;on dit - car on dit beaucoup de choses - qu&#39;il ira le d&eacute;poser au sommet du Sgurr Dearg, et que de la fleur dess&eacute;ch&eacute;e rena&icirc;tra l&#39;esp&egrave;ce enti&egrave;re des Fleurs Rouges des montagnes.<br /><br /></span><img alt="Screen capture Foidhidinn" height="296" src="http://youngfilms.typepad.com/photos/uncategorized/2007/06/06/loves_meet.jpg" width="650" /><br /><br /><span style="font-size: x-small">D&#39;apr&egrave;s le court-m&eacute;trage <span style="font-style: italic">Foighidinn</span> de Simon Miller <span style="font-style: italic"></span>(2005), avec Aonghas Padraig Caimbeul, Raonaid NicLeoid, Fiann MacLeod.</span></div>]]></content:encoded>
		<pubDate>Sat, 10 May 2008 12:58:43 +0200</pubDate>
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	</item>
	<item>
		<title><![CDATA[Le dernier MacInnes]]></title>
		<link>http://stockholm.eklablog.com/article-8006-104643-le-dernier-macinnes.html</link>
		<dc:creator>Stockholm</dc:creator>
		<description><![CDATA[Le clan MacInnes, originaire de l&#39;ancien royaume irlandais de Dalriada, est implant&eacute; dans les H&eacute;brides depuis le Moyen-&Acirc;ge, lorsque les drakkars vikings terrorisaient encore la population... Mais ils n&#39;ont plus de chef depuis le milieu du XIV&egrave;me si&egrave;cle....]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<div align="justify"><img align="left" alt="MacInnes Crest" border="50" height="191" src="http://macinnes.org/crests/newcrestplaque_thumb.jpg" width="150" /><span style="font-size: small"> Le clan MacInnes, originaire de l&#39;ancien royaume irlandais de Dalriada, est implant&eacute; dans les H&eacute;brides depuis le Moyen-&Acirc;ge, lorsque les drakkars vikings terrorisaient encore la population... Mais ils n&#39;ont plus de chef depuis le milieu du XIV&egrave;me si&egrave;cle. Voici l&#39;histoire.</span><br /><br /><span style="font-size: small">Le chef MacInnes de l&#39;&eacute;poque s&#39;occupait de politique. Depuis son ch&acirc;teau d&#39;Ardtornish, &agrave; Morvern, les &eacute;v&egrave;nements survenant dans toute l&#39;&Eacute;cosse ne le laissaient pas indiff&eacute;rent... Et voil&agrave; qu&#39;un certain Robert Stuart, petit-fils du grand Robert Bruce et neveu du roi David, semble en position de monter sur le tr&ocirc;ne. En effet, le roi David &eacute;tait prisonnier en Angleterre, et Robert r&eacute;gentait le royaume... Il a une fille en &acirc;ge d&#39;&ecirc;tre mari&eacute;e - une alliance doit &ecirc;tre &eacute;tablie. Mais MacInnes est d&eacute;j&agrave; mari&eacute;, et il a des fils. R&eacute;pudier sa femme est impossible, car quels motifs invoquer ? La solution est l&agrave;, &agrave; port&eacute;e de main : John d&#39;Islay, chef du clan MacDonald et Seigneur des Iles, un vieil alli&eacute;... Celui-ci aussi est mari&eacute;, elle s&#39;appelle Amie, ils ont des fils, mais qu&#39;importe, la raison d&#39;&Eacute;tat l&#39;emporte, et John divorce d&#39;Amie, sur les conseils de MacInnes. Oh, le divorce est &eacute;quitable, pour l&#39;&eacute;poque, et les fils d&#39;Amie garderont l&#39;h&eacute;ritage, m&ecirc;me si la jolie Margaret Stewart lui portait une douzaine d&#39;enfants.<br /><br />Oui, mais Amie ne l&#39;entend pas de cette oreille. On ne divorce pas impun&eacute;ment d&#39;une femme comme elle ! Se venger, oui, mais comment ? John d&#39;Islay &eacute;tait tr&egrave;s bien en cours, s&#39;attaquer &agrave; lui aurait &eacute;t&eacute; maladroit. Mais celui qui l&#39;avait conseill&eacute; au sujet du fatal divorce en payerait le prix...<br />Au moment de faire ses valises et de quitter le ch&acirc;teau du Loch Finlaggan, Amie se r&eacute;pandit en commentaires d&eacute;sobligeants sur cette demeure dont on la chassait. C&#39;&eacute;tait humide, la vue &eacute;tait moche, les gens d&eacute;sagr&eacute;ables mais alors mais &agrave; un point ! C&#39;&eacute;tait bien simple, m&ecirc;me les visiteurs s&#39;en apercevaient ! Tenez, MacInnes, la derni&egrave;re fois qu&#39;il &eacute;tait venu, il n&#39;avait rien dit &agrave; John par politesse, mais il avait trouv&eacute; que &ccedil;a puait dans sa chambre, au point qu&#39;il avait cru dormir dans un chenil ! ce qui faisait &eacute;galement le proc&egrave;s de la d&eacute;coration int&eacute;rieure...<br />Le sang du Seigneur des Iles ne fit qu&#39;un tour. MacInnes osait critiquer son hospitalit&eacute; ? Il osait dire qu&#39;on faisait coucher les invit&eacute;s dans un chenil am&eacute;lior&eacute; ? L&#39;insulte &eacute;tait patente ! &Ccedil;a n&#39;allait pas se passer comme &ccedil;a !<br /><br />C&#39;est le clan MacLean qui se chargea des meurtres... Le sang coula au beau ch&acirc;teau d&#39;Ardtornish, sur le d&eacute;troit de Mull battu par les vents. MacInnes et ses fils furent assassin&eacute;s, et les MacLean re&ccedil;urent les terres d&#39;Ardgour en signe de reconnaissance. Depuis, le clan MacInnes est d&eacute;pourvu de chef, et Amie MacDonald a indirectement obtenu satisfaction.<br /><br />Une belle vengeance &eacute;cossaise...<br /></span></div>]]></content:encoded>
		<pubDate>Sun, 06 Apr 2008 20:21:40 +0200</pubDate>
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		<title><![CDATA[Dix mille visiteurs]]></title>
		<link>http://stockholm.eklablog.com/article-8006-95616-dix-mille-visiteurs.html</link>
		<dc:creator>Stockholm</dc:creator>
		<description><![CDATA[Et dix mille mercis &agrave; vous, qui vous acharnez &agrave; lire r&eacute;guli&egrave;rement mes critiques de livres/films, qui supportez patiemment les articles de ga&eacute;lique (le prochain arrive demain, jur&eacute;, crach&eacute;), qui cliquez sur mes liens bizarres et regardez mes...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<div align="justify"><span style="font-size: small">Et dix mille mercis &agrave; vous, qui vous acharnez &agrave; lire r&eacute;guli&egrave;rement mes critiques de livres/films, qui supportez patiemment les articles de ga&eacute;lique (le prochain arrive demain, jur&eacute;, crach&eacute;), qui cliquez sur mes liens bizarres et regardez mes vid&eacute;os.<br />Vous en avez, de la constance !<br /><br />Et pour f&ecirc;ter &ccedil;a, une petite vid&eacute;o ressortie des archives : champagne !<br /><br /><br /><object type="application/x-shockwave-flash" data="http://www.youtube.com/v/QBU5a18Fum8&amp;hl=fr"  width="425" height="355"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/QBU5a18Fum8&amp;hl=fr" /><param name="quality" value="high" />Vous possédez une ancienne version du plugin Flash !<br />Téléchargez-le gratuitement et rapidement en cliquant ici : <a href="http://www.adobe.com/shockwave/download/download.cgi?P1_Prod_Version=ShockwaveFlash&amp;Lang=French&amp;P5_Language=French"  onclick="return true;window.open(this.href); return false;">http://www.adobe.com/shockwave/download/download.cgi?P1_Prod_Version=ShockwaveFlash&amp;Lang=French&amp;P5_Language=French</a></object><br /><br />C&#39;est reparti pour un tour !<br /><br /></span><img alt=" " src="http://stockholm.eklablog.com/images/emoticons/yipi.gif" /><br /></div>]]></content:encoded>
		<pubDate>Sat, 22 Mar 2008 22:45:41 +0100</pubDate>
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	<item>
		<title><![CDATA[17 Mars 2008]]></title>
		<link>http://stockholm.eklablog.com/article-8006-92855--17-mars-2008.html</link>
		<dc:creator>Stockholm</dc:creator>
		<description><![CDATA[Je sais ce que je veux faire. C&#39;est tout.
 
 

 
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au moins une fen&ecirc;tre est ouverte dans cette page.
Fermez toutes les fen&ecirc;tres de cette page pour la r&eacute;afficher. James Horner - Main Title]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<a href="http://data0.eklablog.com/stockholm/mod_article92855.jpg"><img src="http://data0.eklablog.com/stockholm/mod_article92855.jpg" width="185" alt="17 Mars 2008" style="float: left; padding-right: 5px;" /></a><div align="justify"><span style="font-size: small"><br /><br />Je sais ce que je veux faire. C&#39;est tout.<br /></span></div><br /><p><br /><br /><span style="font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif"><div class="flash_hidden" style="border: 1px dashed grey; overflow: auto; color: grey; text-align: center; width: 200px; height: 20px; display: none"><br />Cette vid&eacute;o ou animation flash est d&eacute;sactiv&eacute;e car<br />au moins une fen&ecirc;tre est ouverte dans cette page.<br />Fermez toutes les fen&ecirc;tres de cette page pour la r&eacute;afficher.</div><object data="http://data0.eklablog.com/stockholm/perso//dewplayer.swf?mp3=http://data0.eklablog.com/stockholm/perso//intro1.mp3" height="20" style="display: block" type="application/x-shockwave-flash" width="200"><param name="movie" value="http://data0.eklablog.com/stockholm/perso//dewplayer.swf?mp3=http://data0.eklablog.com/stockholm/perso//intro1.mp3"></param><param name="quality" value="high"></param>Vous poss&eacute;dez une ancienne version du plugin Flash !<br />T&eacute;l&eacute;chargez-le gratuitement et rapidement en cliquant ici : <a href="http://www.adobe.com/shockwave/download/download.cgi?P1_Prod_Version=ShockwaveFlash&amp;Lang=French&amp;P5_Language=French">http://www.adobe.com/shockwave/download/download.cgi?P1_Prod_Version=ShockwaveFlash&amp;Lang=French&amp;P5_Language=French</a></object></span></p><p><span style="font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif"><span style="font-size: x-small">James Horner - Main Title</span><br /><br /></span></p>]]></content:encoded>
		<pubDate>Mon, 17 Mar 2008 19:48:26 +0100</pubDate>
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	</item>
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		<title><![CDATA[Le Taureau de Glenelg]]></title>
		<link>http://stockholm.eklablog.com/article-8006-87645-le-taureau-de-glenelg.html</link>
		<dc:creator>Stockholm</dc:creator>
		<description><![CDATA[Dans des temps recul&eacute;s, Rory M&ograve;r (le grand Rory), l&#39;un des chefs MacLeods, un descendant de l&#39;&eacute;poux la f&eacute;e, avait h&eacute;rit&eacute; de son anc&ecirc;tre un certain succ&egrave;s aupr&egrave;s des dames... Peu press&eacute; de se marier, il courtisait...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<div align="justify"><img align="left" alt="Dunvegan MacLeod cret" border="10" height="200" src="http://www.stronvar.co.uk/images/clans/badgemacleod.jpg" width="160" /><span style="font-size: small"> Dans des temps recul&eacute;s, Rory M&ograve;r (le grand Rory), l&#39;un des chefs MacLeods, un descendant de l&#39;&eacute;poux la f&eacute;e, avait h&eacute;rit&eacute; de son anc&ecirc;tre un certain succ&egrave;s aupr&egrave;s des dames... Peu press&eacute; de se marier, il courtisait inlassablement les femmes de son entourage, et ne tarda pas &agrave; tisser des liens fort peu conjugaux avec l&#39;&eacute;pouse d&#39;un homme de son clan, Frasier de Glenelg. Le mari, peu coop&eacute;ratif, se montrait d&#39;une jalousie peu pratique pour les deux amants, et MacLeod et sa ma&icirc;tresse avaient donc peu d&#39;occasions pour se voir.<br />Mais, un jour, la chance leur sourit... En effet, le mari, ayant affaires ailleurs, partit en voyage, leur laissant le champ libre.<br />MacLeod d&eacute;cida donc, fort raisonnablement, de passer la nuit aupr&egrave;s de sa belle. Il arriva chez elle le soir, et ils go&ucirc;t&egrave;rent aux joies de l&#39;amour avant de tomber endormis.<br /><br />Etant tout de m&ecirc;me chef de clan, Rory M&ograve;r avait pris la sage pr&eacute;caution d&#39;emporter avec lui l&#39;un de ses amis, pour guetter, on ne sait jamais, un sale coup des MacDonald &eacute;tait toujours possible. Le pauvre type - l&#39;histoire a oubli&eacute; son nom - avait pass&eacute; sa soir&eacute;e et sa nuit &agrave; faire le guet (j&#39;esp&egrave;re qu&#39;il avait pr&eacute;vu la ration de whisky pour se d&eacute;sennuyer !). Et, &agrave; l&#39;aube, au moment o&ugrave; il commen&ccedil;ait &agrave; dodeliner de la t&ecirc;te, il vit Frasier, le mari, arriver au loin sur la route (Sans doute qu&#39;il n&#39;y avait pas de brouillard ce jour-l&agrave;.) Son sang ne fit qu&#39;un tour, et il courut r&eacute;veiller son seigneur pour le tirer du lit de sa conqu&ecirc;te. Jamais MacLeod ne s&#39;&eacute;tait habill&eacute; aussi vite...<br />Le voil&agrave; courant &agrave; travers Glenelg, filant du c&ocirc;t&eacute; oppos&eacute; &agrave; la route, et n&#39;ayant qu&#39;une h&acirc;te, quitter le terrain d&eacute;couvert des tourbi&egrave;res pour &eacute;viter la col&egrave;re compr&eacute;hensible de l&#39;&eacute;poux l&eacute;gitime. MacLeod manqua tomber une ou deux fois dans l&#39;eau couleur whisky, mais il finit s&#39;&ecirc;tre &eacute;loign&eacute; assez pour ralentir un peu et reprendre son souffle. Tout &ccedil;a pour se trouver nez &agrave; nez avec une autre b&ecirc;te &agrave; corne - un taureau de belle taille, qui n&#39;appr&eacute;ciait pas franchement la pr&eacute;sence de cet intrus dans son champ. La rumeur voudrait d&#39;ailleurs que son propri&eacute;taire n&#39;ait &eacute;t&eacute; autre que le mari cocu.<br />Rory MacLeod &eacute;tait coinc&eacute; : derri&egrave;re lui, les tourbi&egrave;res et le mari, devant, un taureau pr&ecirc;t &agrave; charger. Et, bien s&ucirc;r, il n&#39;avait pas emmen&eacute; son &eacute;p&eacute;e avec lui pour une nuit d&#39;amour...<br />Mais, s&#39;il n&#39;avait pas d&#39;&eacute;p&eacute;e, il avait un dirk gliss&eacute; dans sa ceinture, comme tout Ecossais qui se respecte. La lame d&#39;un dirk est &agrave; peine plus longue que celle d&#39;un poignard, mais elle est particuli&egrave;rement tranchante, et c&#39;est avec cette simple dague que MacLeod se prit &agrave; jouer au torero.<br /><br />La suite, comme on dit, appartient &agrave; l&#39;Histoire.<br /></span><span style="font-size: small">MacLeod a tu&eacute; le taureau et, &eacute;tant dot&eacute; d&#39;un naturel jovial, il coupa l&#39;une des cornes du taureau pour la garder en souvenir de la nuit o&ugrave; il avait fait cocu le mari de la belle. Il a ramen&eacute; la corne &agrave; son ch&acirc;teau de Dunvegan et l&#39;a faite monter en coupe, sans doute pour boire &agrave; ses succ&egrave;s, et le taureau est devenu l&#39;embl&egrave;me des MacLeods...<br />Depuis, chaque h&eacute;ritier MacLeod doit boire le contenu de la coupe, remplie de vin ros&eacute;, pour acc&eacute;der &agrave; l&#39;&acirc;ge d&#39;homme. Quand on sait que la contenance est de plus d&#39;un litre, et qu&#39;il faut vider la corne d&#39;un seul trait, sans reprendre sa respiration ni s&#39;&eacute;trangler, on appr&eacute;cie mieux la robustesse des seigneurs de Dunvegan !<br /><br /></span><img align="right" alt="la coupe des MacLeod" border="10" height="147" src="http://www.firstfoot.com/Kulture/Images/horn.jpg" width="250" /><br /></div>]]></content:encoded>
		<pubDate>Fri, 07 Mar 2008 20:29:20 +0100</pubDate>
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	</item>
	<item>
		<title><![CDATA[Le Drapeau des MacLeods]]></title>
		<link>http://stockholm.eklablog.com/article-8006-76573-le-drapeau-des-macleods.html</link>
		<dc:creator>Stockholm</dc:creator>
		<description><![CDATA[Il y a tr&egrave;s longtemps, le chef du clan MacLeod - le Laird - &eacute;tait parti chasser. A cette &eacute;poque recul&eacute;e, Skye &eacute;tait beaucoup plus bois&eacute;e que de nos jours, et les cerfs courraient au milieu des foug&egrave;res, entre lande et for&ecirc;ts sauvages. Toute...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<a href="http://data0.eklablog.com/stockholm/mod_article76573.jpg"><img src="http://data0.eklablog.com/stockholm/mod_article76573.jpg" width="150" alt="Le Drapeau des MacLeods" style="float: left; padding-right: 5px;" /></a><div align="justify"><span style="font-size: small; color: #000000">Il y a tr&egrave;s longtemps, le chef du clan MacLeod - le Laird - &eacute;tait parti chasser. A cette &eacute;poque recul&eacute;e, Skye &eacute;tait beaucoup plus bois&eacute;e que de nos jours, et les cerfs courraient au milieu des foug&egrave;res, entre lande et for&ecirc;ts sauvages. Toute la journ&eacute;e durant, MacLeod avait chass&eacute; en vain et, le soir venu, il se r&eacute;signa &agrave; rentrer chez lui bredouille. Il &eacute;tait tard ; le soir tombait, et l&#39;&eacute;toile du Berger brillait d&eacute;j&agrave; lorsque MacLeod, sur la route de Dunvegan, atteignit le pont franchissant la rivi&egrave;re. Et, surprise, la silhouette d&#39;un guetteur lui barrait la route, &agrave; lui, MacLeod ! Le chef de clan tenta de pousser son cheval, mais celui-ci tremblait et n&#39;osait pas avancer...<br />Aveugl&eacute; par la col&egrave;re, MacLeod agonit de pittoresques injures ga&eacute;liques l&#39;intrus qui osait lui barrer la route menant &agrave; son ch&acirc;teau, et il finit par descendre de cheval pour pousser lui-m&ecirc;me l&#39;inconnu hors du chemin. Mais celui-ci, bien que fr&ecirc;le, se r&eacute;v&eacute;la &eacute;tonnamment vigoureux et il lutta avec MacLeod jusqu&#39;au matin - pour dispara&icirc;tre aux premiers rayons du soleil.<br />Ebranl&eacute; par cette rencontre avec un elfe*, MacLeod rentra chez lui se coucher... pr&ecirc;t &agrave; repartir pour une autre chasse d&egrave;s qu&#39;il serait repos&eacute;.<br /><br />Quelques jours plus tard, il repartit chasser, avec aussi peu de succ&egrave;s que la premi&egrave;re fois et, d&eacute;pit&eacute;, rentra les mains vides &agrave; Dunvegan. On dit que c&#39;est sur ce m&ecirc;me pont o&ugrave; il avait combattu l&#39;elfe que MacLeod rencontra la f&eacute;e qui... mais vous verrez.<br />- MacLeod, l&#39;appela-t-elle, tu t&#39;es battu ici avec mon fr&egrave;re.<br />- C&#39;est vrai, &ocirc; Dame, r&eacute;pondit MacLeod, fascin&eacute; par l&#39;&eacute;tincellante beaut&eacute; de l&#39;elfe. Nous nous sommes s&eacute;par&eacute;s au jour levant, sans vainqueur ni vaincu.<br />La f&eacute;e parut r&eacute;fl&eacute;chir, et dit :<br />- Nous nous reverrons, MacLeod.<br />Sur ces paroles, l&#39;elfe disparut - ou du moins c&#39;est ce qu&#39;il sembla &agrave; MacLeod, qui rentra chez lui r&ecirc;veur, pensif, et profond&eacute;ment amoureux.<br />Qu&#39;en &eacute;tait-il de cette rencontre ? La v&eacute;rit&eacute; &eacute;tait que la Dame aimait MacLeod, ce jeune et beau chef de clan, et que le combat de la veille avait &eacute;t&eacute; une mise en sc&egrave;ne destin&eacute;e &agrave; lui permettre de le rencontrer...<br />Le printemps puis l&#39;&eacute;t&eacute; s&#39;&eacute;coul&egrave;rent, et MacLeod partit souvent chasser, pour revenir toujours les mains vides, car, durant ses longues promenades, il ne touchait ni &agrave; l&#39;arc ni au <span style="font-style: italic">sguin dubh</span>, le coutelas &eacute;cossais - il retrouvait la Dame elfique, et tous deux parlaient d&#39;amour. Le jour de l&#39;automne, lorsque la nuit est &eacute;gale au jour, la Dame demanda au seigneur du peuple de l&#39;Ouest la permission d&#39;&eacute;pouser son bel Ecossais ; le roi refusa. La vie des hommes est si courte, dit-il, alors que tu ne connais ni la maladie, ni la mort. Ton MacLeod mourra en l&#39;espace d&#39;une saison, &agrave; nos yeux, et te laissera le coeur bris&eacute;.<br />Mais la Dame pria et mena&ccedil;a tant et si bien que son roi, lass&eacute; de ses plaintes perp&eacute;tuelles, finit par donner son consentement - &agrave; une condition. La f&eacute;e &eacute;pouserait MacLeod mais, un an et un jour apr&egrave;s la naissance de leur premier enfant, elle quitterait &agrave; tout jamais le monde des Hommes pour ne jamais y retourner...<br />Force fut faite au couple de se plier &agrave; la d&eacute;cision du roi, aussi injuste fut-elle, et la f&eacute;e devint Lady MacLeod.<br /><br />Ce furent alors de jours heureux au ch&acirc;teau de Dunvegan et, comme on peut bien penser, cette union fut bient&ocirc;t b&eacute;nie de la naissance d&#39;un fils. De grandes r&eacute;jouissances marqu&egrave;rent ce jour, mais le compte &agrave; rebours &eacute;tait enclench&eacute;, et chaque jour passait plus vite que le pr&eacute;c&eacute;dent aux yeux du couple. Lorsqu&#39;un an et un jour se furent &eacute;coul&eacute;s, Lady MacLeod, son fils dans les bras, marcha jusqu&#39;au pont accompagn&eacute;e de son &eacute;poux et l&agrave;, sur le pont, ils partag&egrave;rent un dernier baiser. Toutefois, avant de quitter MacLeod, la f&eacute;e lui demanda que jamais leur enfant ne pleure, ni ne soit laiss&eacute; seul, car le son de ses pleurs l&#39;atteindrait et lui serait insupportable. Comme de bien entendu, MacLeod promit - puis une derni&egrave;re &eacute;treinte, il reprit l&#39;enfant, et celle qui avait &eacute;t&eacute; sa femme disparut en un clignement d&#39;yeux.</span><span style="color: #000000"><img align="right" alt="Faery Bridge" border="7" height="128" hspace="7" src="http://www.excaliburknights.com/kingdom/images/faerybridge1.jpg" vspace="7" width="180" /><br /></span><span style="font-size: small; color: #000000"><br />Les mois pass&egrave;rent, et MacLeod ne parvenait pas &agrave; surmonter sa peine. Il tenait sa promesse - quand il n&#39;&eacute;tait pas aupr&egrave;s du berceau de son fils, une nourrice &eacute;tait l&agrave; en permanence, et jamais l&#39;enfant ne pleurait.<br />Mais cette humeur triste pesait aux compagnons de MacLeod, et ceux-ci d&eacute;cid&egrave;rent que la meilleur fa&ccedil;on de tirer leur chef de sa douleur &eacute;tait d&#39;organiser un bal, le plus magnifique jamais tenu au ch&acirc;teau. Manquait une occasion ; l&#39;anniversaire du Laird la leur fournit.<br />Le soir dit se tint le festin le plus somptueux jamais vu, suivi d&#39;un bal o&ugrave; les meilleurs joueurs de harpe et de cornemuse de toute l&#39;Ecosse se surpass&egrave;rent. Et MacLeod s&#39;ennuyait son son fauteuil, sans app&eacute;tit, ne d&eacute;sirant ni danser, ni &eacute;couter les musiciens...<br />La nourrice &eacute;tait seule avec l&#39;enfant, et elle rongeait son frein, mourrant d&#39;envie d&#39;aller danser avec les autres. Elle avait commenc&eacute; par ouvrir la porte, puis par pousser sa chaise pour mieux entendre, puis carr&eacute;ment par descendre rejoindre la f&ecirc;te, certaine que le jeune MacLeod dormirait bien et que personne ne s&#39;en apercevrait. Mais elle n&#39;&eacute;tait pas partie depuis quelques minutes que l&#39;enfant s&#39;&eacute;veilla, et ses pleurs port&egrave;rent jusqu&#39;au royaume de Fa&euml;ry sous la verte colline. Sa m&egrave;re apparut aussit&ocirc;t aupr&egrave;s du berceau ; l&#39;enveloppant dans son ch&acirc;le, elle le consola jusqu&#39;&agrave; l&#39;aube, lorsque les pas de la nourrice r&eacute;sonn&egrave;rent dans le couloir de pierre menant &agrave; la chambre du jeune MacLeod.<br />La nourrice trouva l&#39;enfant endormi dans le ch&acirc;le vert de la f&eacute;e, et pas d&#39;autre trace du passage de l&#39;ancienne Lady MacLeod...<br /><br />Les ann&eacute;es pass&egrave;rent et l&#39;enfant grandit, conservant toujours pr&eacute;cieusement le ch&acirc;le de la f&eacute;e. Lorsqu&#39;il eut atteint l&#39;&acirc;ge d&#39;homme, il le remit &agrave; son p&egrave;re vieillissant apr&egrave;s lui avoir racont&eacute; la visite de sa m&egrave;re, et lui expliqua les vertus du ch&acirc;le. Nul autre que le chef du clan n&#39;avait le pouvoir de le toucher, sous peine de partir en fum&eacute;e, et, surtout, si jamais le clan encourrait un p&eacute;ril mortel, agiter ce drapeau trois fois &eacute;carterait tout p&eacute;ril par l&#39;intervention du peuple des collines - mais, &agrave; la troisi&egrave;me fois, le drapeau perdrait tout son pouvoir pour redevenir un simple ch&acirc;le un peu ab&icirc;m&eacute; par le temps.<br />MacLeod enferma pr&eacute;cieusement la relique dans un coffret et la conserva toujours sur lui - &agrave; sa mort, le drapeau passa &agrave; son fils, puis au fils de son fils, et ainsi de suite jusqu&#39;&agrave; nos jours.<br /><br /><br />Des centaines d&#39;ann&eacute;es apr&egrave;s que Lady MacLeod ait franchi pour la derni&egrave;re fois le Pont des F&eacute;es, la tension entre MacLeods et MacDonald s&#39;enflamma, et de violents combats oppos&egrave;rent les deux clans rivaux de Skye. Les MacDonald, Seigneurs des &Icirc;les, finirent par avoir le dessus et assi&eacute;g&egrave;rent le ch&acirc;teau de Dunvegan. La situation &eacute;tait tout simplement d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;e. Alors, le chef des MacLeod rassembla ce qu&#39;il restait de son arm&eacute;e fam&eacute;lique, prit le drapeau, et tous march&egrave;rent &agrave; la rencontre des MacDonald.<br />D&egrave;s qu&#39;ils furent sortis du ch&acirc;teau, le chef du clan agita le drapeau par trois fois et, aux yeux des MacDonald, son arm&eacute;e parut aussit&ocirc;t nombreuse et redoutable. La b&eacute;n&eacute;diction des f&eacute;es &eacute;tait sur eux, car les MacLeod eurent facilement le dessus sur leurs ennemis et leur victoire fut si sanglante que, depuis, plus aucun Seigneur des &Icirc;les n&#39;a cherch&eacute; &agrave; attaquer ceux de Dunvegan...<br /><br />Les si&egrave;cles pass&egrave;rent - puis, un jour, la famine et la maladie frapp&egrave;rent le clan MacLeod. Les b&ecirc;tes mourraient, les enfants d&eacute;p&eacute;rissaient, et on mourrait tout b&ecirc;tement de faim. Il n&#39;y avait plus d&#39;or pour acheter des vivres - et m&ecirc;me s&#39;il y en avait eu, il aurait fallu partir en chercher en Angleterre, car la situation &eacute;tait identique pour toute l&#39;Ecosse.<br />Devant la souffrance de son clan, le chef MacLeod se r&eacute;solu &agrave; utiliser de nouveau le drapeau de la f&eacute;e. Montant sur la plus haute tour du ch&acirc;teau, il agita une fois, deux fois, et trois fois dans le vent d&#39;Ouest le drapeau, maintenant us&eacute; jusqu&#39;&agrave; la corde. Et, &ocirc; surprise, quelques instants plus tard, l&#39;arm&eacute;e elfique apparaissait sur la route menant au pont ! Les elfes se r&eacute;pandirent sur les terres des MacLeod, et tout animal, malade ou mort, touch&eacute; par leurs &eacute;p&eacute;es gu&eacute;rissait et redevenait gras. Quant aux gens, tous ceux qui mang&egrave;rent la viande de ces animaux retrouv&egrave;rent aussit&ocirc;t la sant&eacute;...<br /><br />Les ann&eacute;es se sont &eacute;coul&eacute;es, et le drapeau ne peut plus servir qu&#39;une seule fois... Pendant la terrible Bataille d&#39;Angleterre de la Deuxi&egrave;me Guerre Mondiale, le chef MacLeod avait pr&eacute;par&eacute; le drapeau pour l&#39;amener en Angleterre et l&#39;agiter sur les falaises de Douvres, et Churchill aurait accept&eacute; si la RAF n&#39;avait permis, &agrave; elle seule, de mettre en d&eacute;route l&#39;ennemi nazi. Mais tous les MacLeod qui ont servi dans la RAF &agrave; cette &eacute;poque avaient une photographie du drapeau sur eux, et tous en sont revenus...<br /><br />Si jamais vous allez &agrave; Skye, vous pourrez voir le drapeau de la F&eacute;e au ch&acirc;teau de Dunvegan o&ugrave; il est conserv&eacute; - il est ab&icirc;m&eacute;, effiloch&eacute;, trou&eacute;, mais toujours gard&eacute; avec un soin jaloux par les chefs MacLeod.<br />Et, en sortant du ch&acirc;teau, si vous reprenez la route - il n&#39;y en a pas deux - faites attention et, lorsque vous aurez quitt&eacute; les rives du loch Dunvegan, vous trouverez un pont de pierre sur votre droite. Il n&#39;a qu&#39;une seule arche, et la route ne passe plus dessus ; il faudra vous arr&ecirc;ter pour aller le voir. C&#39;est le Pont de la F&eacute;e, et, si vous faites un voeu lorsque vous vous tenez dessus, on dit qu&#39;il ne manquera pas d&#39;&ecirc;tre exauc&eacute;.<br /><br /><br /><br /></span><span style="color: #000000"><img align="middle" alt="Cuillins" src="http://www.gla.ac.uk/medicalgenetics/2002/beinnbhreac2_t.jpg" /><br /></span><span style="font-size: small; color: #000000"><br /><span style="font-size: x-small"><span style="font-style: italic">*il s&#39;agit en r&eacute;alit&eacute; d&#39;une f&eacute;e du sexe masculin, faery en anglais. Pour &eacute;viter les confusions, j&#39;ai pr&eacute;f&eacute;r&eacute; parler d&#39;elfe lorsqu&#39;il s&#39;agit d&#39;un homme et de f&eacute;e lorsqu&#39;il s&#39;agit d&#39;une femme, mais il s&#39;agit toujours du m&ecirc;me peuple fantastique venu de l&#39;Ouest.</span></span><br /></span></div>]]></content:encoded>
		<pubDate>Wed, 13 Feb 2008 20:56:35 +0100</pubDate>
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	</item>
	<item>
		<title><![CDATA[Le pêcheur de Colonsay]]></title>
		<link>http://stockholm.eklablog.com/article-8006-69380-le-pecheur-de-colonsay.html</link>
		<dc:creator>Stockholm</dc:creator>
		<description><![CDATA[Pour entamer une s&eacute;rie de l&eacute;gendes &eacute;cossaises...

Il &eacute;tait une fois un p&ecirc;cheur du clan MacPhee ( Mac a&#39;Phi ) qui vivait sur l&#39;&icirc;le de &lt; Colonsay&gt; . Sa maison de pierre basse, au toit de chaume, &eacute;tait abrit&eacute;e de la mer par le...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<a href="http://data0.eklablog.com/stockholm/mod_article69380.jpg"><img src="http://data0.eklablog.com/stockholm/mod_article69380.jpg" width="200" alt="Le p&ecirc;cheur de Colonsay" style="float: left; padding-right: 5px;" /></a><div align="justify"><span style="font-size: small; color: #000000">Pour entamer une s&eacute;rie de l&eacute;gendes &eacute;cossaises...<br /><br />Il &eacute;tait une fois un p&ecirc;cheur du clan MacPhee (<em>Mac a&#39;Phi</em>) qui vivait sur l&#39;&icirc;le de &lt;<a href="http://www.colonsay.org.uk/">Colonsay&gt;</a> . Sa maison de pierre basse, au toit de chaume, &eacute;tait abrit&eacute;e de la mer par le revers d&#39;une colline, et MacPhee aimait beaucoup, en rentrant de la p&ecirc;che, s&#39;asseoir un moment sur les pentes vertes pour regarder la mer des &icirc;les de l&#39;Ouest.<br />Le jeune homme vivait seul ; ses parents le pressaient de se marier &agrave; quelque fille du village situ&eacute; non loin de l&agrave;, mais MacPhee n&#39;avait pas envie... Il connaissait les filles &agrave; marier et, bien que plusieurs lui aient fait les yeux doux, aucune ne l&#39;attirait.<br /><br />Le temps passa, jusqu&#39;&agrave; certain soir d&#39;&eacute;t&eacute;, le soir de la Saint-Jean, lorsque la nuit ne tombe pas, ou presque, et que le soleil court sous l&#39;horizon sans que l&#39;on voit les &eacute;toiles dans le ciel cr&eacute;pusculaire. MacPhee rentrait de f&ecirc;ter l&#39;&eacute;t&eacute; avec ses amis ; il faisait bon, la brise &eacute;tait douce et ti&egrave;de, et le p&ecirc;cheur n&#39;avait pas envie de rentrer dormir : la nuit &eacute;tait trop belle ! Aussi s&#39;assit-il un moment sur la pente de la colline, &agrave; se perdre dans la contemplation du reflet du ciel dans la mer lisse comme un miroir. La ros&eacute;e commen&ccedil;ait &agrave; se d&eacute;poser sur le herbes hautes lorsque le bruit de rires et de chants attira l&#39;attention du p&ecirc;cheur. Qui donc pouvait bien continuer la f&ecirc;te alors que tout le monde &eacute;tait couch&eacute; ? et dans un endroit si isol&eacute; ?<br />MacPhee d&eacute;cida d&#39;aller voir...<br />Les voix venaient de la plage et, lorsqu&#39;il arriva en vue du sable, le p&ecirc;cheur sentit le picotement de la peur jouer sur sa nuque ! Des hommes et des femmes sortaient de l&#39;eau, portant des peaux de phoques, et c&#39;&eacute;taient eux qui chantaient et riaient tant. C&#39;&eacute;tait le peuple du Royaume-sous-les-Vagues, venus c&eacute;l&eacute;brer l&#39;&eacute;t&eacute; sur les plages de la terre des Hommes ! Les hommes et les femmes noy&eacute;s au cours des si&egrave;cles, et qui revivent sous l&#39;apparence de phoques, sous le verre d&eacute;poli des vagues, et qui, une fois l&#39;an, reprennent leur apparence d&#39;humains.<br /><br />Apr&egrave;s avoir cherch&eacute; du bois rejet&eacute; par la mer, les visiteurs allum&egrave;rent plusieurs feux sur la plage et bient&ocirc;t se form&egrave;rent des rondes. Incapable de bouger, MacPhee regardait les danses, diff&eacute;rentes de celles qu&#39;il connaissait... L&#39;une des femmes-phoques &eacute;tait particuli&egrave;rement agile ; ses pieds lestes effleuraient le sable sans presque y laisser de trace, et MacPhee sentit na&icirc;tre en lui un amour pour la belle danseuse. Les flammes &eacute;veillaient des reflets ambr&eacute;s dans ses cheveux blonds, comme le soleil en allume sur la mer ; ses mains s&#39;ouvraient comme de d&eacute;licats coquillages et ses yeux &eacute;taient verts autant que l&#39;eau des bords de l&#39;horizon...<br />La nuit s&#39;&eacute;coulait et l&#39;argent de l&#39;aube gla&ccedil;ait d&eacute;j&agrave; le sommet des montagnes au-del&agrave; du glen - lorsque chanta le premier oiseau, les habitants du Royaume-sous-les-Vagues cess&egrave;rent chants et danses et all&egrave;rent chercher leurs peaux de phoques, les jetant sur leurs &eacute;paules avant de se transformer en phoques et de rejoindre leur pays marin. Un par un, ils partirent, sauf la belle danseuse, parce que MacPhee avait pris sa peau de phoque et la tenait serr&eacute;e dans ses mains, sachant qu&#39;ainsi elle serait forc&eacute;e de le suivre.<br /><br />- Rends-moi ma peau ! cria la danseuse.<br />- Jamais, tant que les vagues se briseront au rivage.<br />- Rends-la moi, tu ne peux rien en faire et sans elle, je ne peux pas retourner chez moi.<br />- Epouse-moi, demanda MacPhee le p&ecirc;cheur, et je te rendrai heureuse.<br />La danseuse r&eacute;fl&eacute;chit, et r&eacute;pondit :<br />- Sept ans je serai ton &eacute;pouse, puis tu me rendras ma peau et je retournerai &agrave; mon peuple.<br />Le coeur l&eacute;ger comme un pinson, MacPhee pensa qu&#39;il cacherait si bien la peau que jamais elle ne la retrouverait, et il &eacute;pousa la danseuse n&eacute;e sous les eaux.<br /><br />Les ann&eacute;es s&#39;&eacute;coul&egrave;rent, et la danseuse semblait s&#39;&ecirc;tre accoutum&eacute;e &agrave; la vie sur la belle &icirc;le d&#39;Oronsay. Elle tenait la maison de MacPhee, filait la laine et menait en tous points la vie d&#39;une femme de p&ecirc;cheur &eacute;cossais, ne semblant jamais regretter sa vie d&#39;avant. MacPhee &eacute;tait aux anges, et, lorsque de leur union naquit un fils, il se trouva le plus heureux homme des &icirc;les de l&#39;Ouest.<br />Les ann&eacute;es pass&egrave;rent, et bient&ocirc;t le d&eacute;lai de sept ans fut &eacute;coul&eacute;, mais MacPhee n&#39;y pensait plus, assur&eacute; qu&#39;il &eacute;tait que sa femme &eacute;tait heureuse et ne pouvait le quitter.<br /><br />Un jour qu&#39;il &eacute;tait en mer, son fils, un gar&ccedil;onnet de sept ans et demi, s&#39;ennuyait &agrave; la maison pendant que sa m&egrave;re, dehors, regardait l&#39;horizon o&ugrave; l&#39;eau devient sombre comme la nuit. Comme il n&#39;avait rien d&#39;autre &agrave; faire, l&#39;enfant fouina dans la maison. Sa m&egrave;re l&#39;entendit pousser un cri de surprise, et bient&ocirc;t elle le vit courir vers elle.<br />- Maman, regarde ce que j&#39;ai trouv&eacute; ! C&#39;est la peau d&#39;un phoque !<br />- O&ugrave; l&#39;as-tu trouv&eacute;e, mon ch&eacute;ri ?<br />- Sous le toit, bien cach&eacute;e sous le chaume.<br />- Donne-la moi, ce n&#39;est pas pour les petits gar&ccedil;ons comme toi.<br /><br />La femme du p&ecirc;cheur embrassa alors son fils et l&#39;envoya jouer derri&egrave;re la maison, sur la colline. Puis elle s&#39;approcha du rivage, marcha jusqu&#39;aux vagues et, jetant la peau de phoque sur ses &eacute;paules, plongea sous la houle.<br />Lorsque MacPhee rentra &agrave; la maison le soir, il trouva l&#39;&acirc;tre froid et son fils en larmes. Pas besoin d&#39;autres explications, ni m&ecirc;me d&#39;aller v&eacute;rifier que la peau de phoque avait quitt&eacute; sa cachette - la belle danseuse &eacute;tait partie.<br /><br />On dit que MacPhee devint fou et se noya un jour en se jetant dans la mer des H&eacute;brides pour tenter de retrouver celle qui avait &eacute;t&eacute; son &eacute;pouse. Quant &agrave; son fils, il grandit et fondit une nouvelle branche du clan MacPhee - les MacPhee des phoques, qui existent encore &agrave; ce jour.<br /><br /></span></div>]]></content:encoded>
		<pubDate>Sat, 26 Jan 2008 18:33:26 +0100</pubDate>
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	<item>
		<title><![CDATA[Mauvais temps]]></title>
		<link>http://stockholm.eklablog.com/article-8006-66359-mauvais-temps.html</link>
		<dc:creator>Stockholm</dc:creator>
		<description><![CDATA[En Auvergne, quand il pleut, la ville devient moche et triste. Le bruit r&eacute;gulier du crachin coulant du toit dans la goutti&egrave;re, les jours sombres et ce plafond de nuages bas, comme des compresses sales plaqu&eacute;es sur une cit&eacute; malade d&#39;hiver et d&#39;ennui...
Hier,...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<div align="justify"><span style="font-size: small">En Auvergne, quand il pleut, la ville devient moche et triste. Le bruit r&eacute;gulier du crachin coulant du toit dans la goutti&egrave;re, les jours sombres et ce plafond de nuages bas, comme des compresses sales plaqu&eacute;es sur une cit&eacute; malade d&#39;hiver et d&#39;ennui...<br />Hier, la pluie mena&ccedil;ait depuis un bon moment lorsqu&#39;elle s&#39;est d&eacute;cid&eacute;e &agrave; tomber en cataractes venues des montagnes. Des trombes d&#39;eau se sont abattues sur les rues ; les parapluies &eacute;taient inutiles &agrave; cause du vent fou qui collait la pluie contre les passants pris par surprise avec une d&eacute;termination faisant honneur &agrave; sa pers&eacute;v&eacute;rance.<br /><br />J&#39;ai couru jusqu&#39;au tram pour me mettre au sec le plus vite possible (la pluie, je l&#39;aime bien en Ecosse, o&ugrave; elle fait partie du d&eacute;cor - mais pas en France). Dans la rame flottait une odeur p&eacute;n&eacute;trante de chien mouill&eacute; qui s&#39;&eacute;levait des cheveux des passagers tremp&eacute;s ; de la bu&eacute;e obscurcissait les vitres.<br />On a beau penser, pour se r&eacute;conforter, qu&#39;il y a des pays o&ugrave; il ne pleut jamais et o&ugrave; s&eacute;vit la s&eacute;cheresse la plus terrible, &ccedil;a n&#39;aide pas beaucoup... Entre les parapluies qui s&#39;&eacute;gouttent sur vos chaussures et l&#39;atmosph&egrave;re satur&eacute;e d&#39;humidit&eacute;, les transports en commun sont peu agr&eacute;ables par temps de pluie.<br /><br />Et puis soudain, dehors, les trombes d&#39;eau se sont arr&ecirc;t&eacute;es, &agrave; la mani&egrave;re d&#39;un robinet qu&#39;on ferme. L&#39;opaque rideau gris du mauvais temps a continu&eacute; sa route lente et d&eacute;termin&eacute;e vers la plaine ; les nuages se sont &eacute;cart&eacute;s sur un pan de ciel bleu - &agrave; peine de quoi tailler une culotte &agrave; un gendarme - et le soleil a perc&eacute;.<br />Son &eacute;blouissante clart&eacute; blanche a inond&eacute; la ville, allumant des reflets incendaires sur les routes et les trottoirs et, loin &agrave; l&#39;Est, un triple arc-en-ciel a flamboy&eacute; sur le mur de pluie...<br />Puis le soleil, bien sagement, s&#39;est recouch&eacute; derri&egrave;re les remparts de nuages, et le couvercle s&#39;est referm&eacute; sur la ville, doucement, comme une casserole qu&#39;on recouvre. Et on a rouvert les parapluies.<br /></span></div>]]></content:encoded>
		<pubDate>Tue, 15 Jan 2008 17:44:48 +0100</pubDate>
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		<title><![CDATA[Bonne année à tous !]]></title>
		<link>http://stockholm.eklablog.com/article-8006-62753-bonne-annee-a-tous.html</link>
		<dc:creator>Stockholm</dc:creator>
		<description><![CDATA[et une bonne sant&eacute;...

Comme je suis paresseuse, je me contenterai de souhaiter mes voeux au t&eacute;l&eacute;phone ou par internet. Recommencer le pensum des cartes &agrave; &eacute;crire (il faut &ecirc;tre original sans tomber dans le ridicule), &agrave; poster (plus de timbres, et...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<object type="application/x-shockwave-flash" data="http://www.youtube.com/v/lJ5lSOrWZKE&rel=1" width="425" height="355"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/lJ5lSOrWZKE&rel=1" /><param name="quality" value="high" /></object><br /><div align="justify"><span style="font-size: small">et une bonne sant&eacute;...<br /><br />Comme je suis paresseuse, je me contenterai de souhaiter mes voeux au t&eacute;l&eacute;phone ou par internet. Recommencer le pensum des cartes &agrave; &eacute;crire (il faut &ecirc;tre original sans tomber dans le ridicule), &agrave; poster (plus de timbres, et devoir se geler pour aller &agrave; la poste, qui sera justement ferm&eacute;e ce jour-l&agrave;)... tant pis, l&#39;ann&eacute;e prochaine !<br /><br />Je vous souhaite donc 365,25 jours de bonheur (et esp&eacute;rons de mani&egrave;re plus r&eacute;aliste&nbsp;que les ennuis vous laisseront tranquille un jour sur deux, ce sera d&eacute;j&agrave; pas mal) ! En esp&eacute;rant que vous serez autant au rendez-vous sur mon blog en cette ann&eacute;e qui d&eacute;bute qu&#39;en 2007...<br /><br /><img alt=" " height="35" src="http://stockholm.eklablog.com/images/emoticons/party.gif" width="35" /><br /><br />Au rendez-vous, une rubrique toute neuve de cryptologie, et je trouverai bien quelques surprises et id&eacute;es nouvelles au long de ces cinquante-deux semaines, rien que pour vous, en exclusivit&eacute;...<br /><br /><br /><br /><br /></span></div>]]></content:encoded>
		<pubDate>Tue, 01 Jan 2008 21:19:13 +0100</pubDate>
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	</item>
	<item>
		<title><![CDATA[Problèmes d'ordinateur...]]></title>
		<link>http://stockholm.eklablog.com/article-8006-62311-problemes-d-ordinateur.html</link>
		<dc:creator>Stockholm</dc:creator>
		<description><![CDATA[Comme AlexandraMarkov vous l&#39;a signal&eacute; dans la shoutbox, j&#39;&eacute;prouve en ce moment quelques difficult&eacute;s avec mon PC.
Ce dernier a donc vu le docteur ce matin... Skystef (aka s-3po) se reconna&icirc;tra.

Samedi soir, gros bug avec...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<div align="justify"><span style="font-size: small">Comme AlexandraMarkov vous l&#39;a signal&eacute; dans la shoutbox, j&#39;&eacute;prouve en ce moment quelques difficult&eacute;s avec mon PC.<br />Ce dernier a donc vu le docteur ce matin... Skystef (aka s-3po) se reconna&icirc;tra.<br /><br />Samedi soir, gros bug avec &eacute;cran-bleu-de-la-mort-qui-tue, &ccedil;a red&eacute;marre &agrave; la sauvage, re-&eacute;cran bleu et puis shplouffffh... &eacute;cran noir (pour varier les plaisirs) et &quot;OS not found&quot;.<br />Plus de Windows.<br />D&#39;un doigt preste et agile, j&#39;ai &eacute;teint la b&ecirc;te en gueulant &quot;Put... de sal.....ie de n... de D... d&#39;enc... de Windows, mes donn&eacute;es, enfoir&eacute; de ta race !&quot; et (presque) fondu en larmes. Encore t&eacute;tanis&eacute;e par le choc, je n&#39;ai qu&#39;eu la force d&#39;aller chercher mon t&eacute;l&eacute;phone et d&#39;appeler Skystef au secours.<br />Son premier commentaire jovial: &quot;Ah bah &ccedil;a c&#39;est Windows, hein, faut passer sous Mac !&quot;<br />(...)<br />Dix minutes d&#39;explications plus tard, le diagnostic &eacute;tait pos&eacute; : soit le disque dur &eacute;tait mort (emportant mes pr&eacute;cieuses donn&eacute;es dans sa tombe), soit j&#39;avais un virus, eh oui !<br /><br />Donc, premi&egrave;re question de mon ange informaticien : &quot;Est-ce qu&#39;il a fait un dr&ocirc;le de bruit avant que tu l&#39;&eacute;teignes ?&quot;<br />R&eacute;ponse : non, enfin pas vraiment, j&#39;ai pas non plus fait attention...<br />&quot;Un disque dur p&eacute;t&eacute;, &ccedil;a fait un bruit du genre tic...-tic...-pattt..., c&#39;est plut&ocirc;t lent.&quot;<br />Euh non, il a pas fait &ccedil;a, en tout cas j&#39;ai pas remarqu&eacute;... C&#39;est vrai qu&#39;il faisait un bruit bizarre depuis deux jours, mais c&#39;&eacute;tait super rapide, plut&ocirc;t du genre tictictictic, et &ccedil;a disparaissait dans certaines positions.<br />(<em>NdA : celui ou celle qui per&ccedil;oit un sous-entendu grivois l&agrave;-dedans est ind&eacute;crotablement geek, n&#39;est-ce pas divarvel...)</em><br />&quot;Ah, c&#39;est dommage qu&#39;on soit au t&eacute;l&eacute;phone, si je l&#39;avais &agrave; c&ocirc;t&eacute; on l&#39;allumerait et je pourrais te dire tout de suite si le disque est p&eacute;t&eacute; ou pas... J&#39;en ai d&eacute;j&agrave; entendu quelques un, des portables avec le disque HS, je le reconna&icirc;trais sur le champ.&quot;<br />Et conclusion : &quot;Si tu veux passer lundi matin vers onze heures, je te dirai &ccedil;a.&quot;<br />All&eacute;luia !<br /><br />Une garde m&#39;ayant occup&eacute;e aux Urgences pendant toute la journ&eacute;e de dimanche, j&#39;ai donc pass&eacute; ces quarante heures sans trop d&#39;angoisse.<br /><br />Ce matin, je me suis lev&eacute;e de bon pied, fra&icirc;che comme un gardon et, l&#39;ordinateur sous le bras, je suis all&eacute;e rendre visite &agrave; Skystef, qui a fait preuve d&#39;une ma&icirc;trise impressionnante.<br />Nous avons &eacute;chang&eacute; deux bises, direction son bureau... J&#39;avais &agrave; peine pos&eacute; la mallette de l&#39;ordinateur qu&#39;il l&#39;avait d&eacute;j&agrave; sorti et le secouait avec pr&eacute;cautions au niveau de son oreille.<br />&quot;Non, on l&#39;entendrait d&eacute;j&agrave; s&#39;il &eacute;tait vraiment bien en morceaux.&quot;<br />Sous mes regards angoiss&eacute;s de m&egrave;re chatte &agrave; qui le v&eacute;to a pris les petits pour les vacciner, il a ouvert l&#39;ordinateur, l&#39;a allum&eacute;...<br />Pas d&#39;&eacute;cran noir, XP d&eacute;marrait gentiment...<br />Puis re-&eacute;cran bleu.<br />Avant que j&#39;ai pu lire, Skystef avait d&eacute;cr&eacute;t&eacute; : &quot;Non, &ccedil;a, on s&#39;en fout&quot;, avait appuy&eacute; sur une touche, puis nouvel &eacute;cran bleu, nouveau pianotage...<br />Et &ccedil;a a repris tout tranquilou, Windaube a d&eacute;marr&eacute; - en ramant un peu, oui, mais il a d&eacute;marr&eacute;, c&#39;&eacute;tait tout ce qu&#39;on lui demandait&nbsp;- puis mot de passe, et le bureau s&#39;est affich&eacute; comme d&#39;habituuuuudeeeeeeeuh.<br />Seul point gris dans ce paysage de joie immacul&eacute;e : Firefox, le fr&eacute;tillant petit panda roux, &eacute;tait pass&eacute; de vie &agrave; tr&eacute;pas (du coup, je suis sous IE7 en attendant de le d&eacute;sinstaller puis de le r&eacute;installer pour voir ce que &ccedil;a donne).<br /><br />Des donn&eacute;es intactes, sauvegard&eacute;es cet apr&egrave;s-midi sur deux DVD flambants neufs, un syst&egrave;me d&#39;exploitation &agrave; peu pr&egrave;s en &eacute;tat de marche (&quot;enfin, autant que Windows peut l&#39;&ecirc;tre&quot;)... Les miracles de l&#39;informatique !<br />Et quand je suis repartie de chez Skystef sur les coups de midi et quart, j&#39;avais en plus eu droit &agrave; une d&eacute;monstration de Leopard et de ses machines virtuelles pour faire tourner Windows et des distributions Linux sans quitter MacOS. Que demande le peuple ?</span></div>]]></content:encoded>
		<pubDate>Mon, 31 Dec 2007 17:13:58 +0100</pubDate>
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	</item>
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