• Je commence demain


    Ben, agenda QV 2007


    Commencer demain est le rêve de tous et l'idéal. C'est ouvrir la porte à cent chimères et mille espoirs, c'est rendre possible l'inatteignable. Demain est un champ ouvert à tout.

    Demain, je ne fais rien...
    Demain, je m'en fiche, je prends le premier avion pour Mexico.
    Demain je pars, demain je parle et lui dit tout...
    Demain je me lance, pour changer de vie, pour changer d'amour.
    Demain je me lève tôt pour repeindre ma cuisine... non, pour acheter un pot de peinture avant.
    Demain je lirai un nouveau livre, demain je rirai avec mes amis, demain je saute et je bouleverse tout.

    Demain n'arrive jamais, mais sera toujours là, demain nous berce et nous promet le pire ou le meilleur. Demain, il fera beau, ou demain il va neiger, mais demain reste et tend la main. C'est pour demain que, dans les heures noires, nous reculons devant la corde ou le grand saut, parce que demain ne peut être pire que ce jour, demain tout va s'arranger et nous laisse toujours espérer.
    Et, au sommet du bonheur, nous prions que demain nous apporte la même joie que ce jour écoulé.

    Demain, c'est l'espoir et la folie. Demain, si je le veux, je puis aller travailler en pyjama, et chanter en répondant au téléphone. Demain, si j'en ai envie, je peux changer de tête, passer du rire aux larmes et de l'air triste à la joie.

    Demain est un espace de temps mal défini, concept dont l'existence oscille entre quatre heures du soir et le coucher, et dont la réalisation toujours retardée est source d'étonnement. Qui donc, enfant, n'a dit en voyant l'heure passer minuit: "C'est déjà demain!"
    Mais ce demain-là n'est pas réel et c'est le jour suivant, quelque part au cours des heures, que reviendra Demain, mort la nuit et renaissant, tel un phoenix, chaque jour, inlassablement.

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  • Mardi 4 Septembre 2007

    Evasions en masse dans un zoo de la capitale de Kazakhstan... c'est l'appel de la forêt !

    Source: Reuters

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  • Titre original: Fahrenheit 451

    Publié en 1953 (USA)

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  • Septembre a toujours un parfum de rentrée, mélange de papier neuf et d'encre fraîche, cette année plus que jamais, parce que le soleil nous fait souvenir que l'été n'est pas loin, mais la pluie nous parle d'hiver et de travail...

    Même en partie sortis du système scolaire, impossible d'échapper à cette atmosphère fébrile de préparatifs. C'est le moment d'acheter des livres et des cahiers neufs, ne serait-ce que pour avoir de quoi noter ses recettes de cuisine, et même si les livres ne sont pas de classe.

    La lumière baisse, blanchit et, ce matin, un vent m'a frappée, un vent qui sentait l'Ecosse et les Hébrides. Il y avait cette odeur froide et simple de l'air caressant les tourbières, cette note indescriptible des volumes d'air battus contre les flancs des glens. C'était un vent rude et âpre, venu de loin, le vent des îles du Nord et de l'Ouest... Un vent... Il m'a suffit de fermer les yeux pour oublier les voitures et la ville, la France et l'Auvergne, et me retrouver debout au sommet de la montagne de Storr, face à mon vertige, avec, à mes pieds la mer des Hébrides et, derrière la brume où joue le soleil par intermittence, entre les nuages, suspendue entre océan et ciel, la terre d'Ecosse, apaisée de ses combats ancestraux, terre âpre et rude, pourtant si familière...
    Puis, dans une seconde inspiration, j'ai perçu l'odeur de feuille morte et de forêt qui nous vient des Monts d'Auvergne, et je suis revenue à cette ville qui m'a vue naître.

    J'ai attendu le tram au milieu d'écoliers fébriles, le souvenir de l'Ecosse au coeur et, lorsque, à travers les vitres du tramway, j'ai vu que la lumière et les ombres se pourchassaient sur les vieux volcans comme là-bas, j'ai souri, sans savoir pourquoi, une joie étrange venue aux lèvres, et j'ai su avec certitude qu'un jour, sûrement, j'y vivrai.

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  • Lundi 3 Septembre 2007

    Il est désormais prouvé scientifiquement que les femmes aiment plus embrasser que les hommes. Pas si étonnant que ça...

    Source: bbc.com

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