• Titre original: Fahrenheit 451

    Publié en 1953 (USA)

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  • Septembre a toujours un parfum de rentrée, mélange de papier neuf et d'encre fraîche, cette année plus que jamais, parce que le soleil nous fait souvenir que l'été n'est pas loin, mais la pluie nous parle d'hiver et de travail...

    Même en partie sortis du système scolaire, impossible d'échapper à cette atmosphère fébrile de préparatifs. C'est le moment d'acheter des livres et des cahiers neufs, ne serait-ce que pour avoir de quoi noter ses recettes de cuisine, et même si les livres ne sont pas de classe.

    La lumière baisse, blanchit et, ce matin, un vent m'a frappée, un vent qui sentait l'Ecosse et les Hébrides. Il y avait cette odeur froide et simple de l'air caressant les tourbières, cette note indescriptible des volumes d'air battus contre les flancs des glens. C'était un vent rude et âpre, venu de loin, le vent des îles du Nord et de l'Ouest... Un vent... Il m'a suffit de fermer les yeux pour oublier les voitures et la ville, la France et l'Auvergne, et me retrouver debout au sommet de la montagne de Storr, face à mon vertige, avec, à mes pieds la mer des Hébrides et, derrière la brume où joue le soleil par intermittence, entre les nuages, suspendue entre océan et ciel, la terre d'Ecosse, apaisée de ses combats ancestraux, terre âpre et rude, pourtant si familière...
    Puis, dans une seconde inspiration, j'ai perçu l'odeur de feuille morte et de forêt qui nous vient des Monts d'Auvergne, et je suis revenue à cette ville qui m'a vue naître.

    J'ai attendu le tram au milieu d'écoliers fébriles, le souvenir de l'Ecosse au coeur et, lorsque, à travers les vitres du tramway, j'ai vu que la lumière et les ombres se pourchassaient sur les vieux volcans comme là-bas, j'ai souri, sans savoir pourquoi, une joie étrange venue aux lèvres, et j'ai su avec certitude qu'un jour, sûrement, j'y vivrai.

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  • Lundi 3 Septembre 2007

    Il est désormais prouvé scientifiquement que les femmes aiment plus embrasser que les hommes. Pas si étonnant que ça...

    Source: bbc.com

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  • Réalisé par Dean Parisot (2000)

    Avec Tim Allen, Sigourney Weaver, Alan Rickman

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  • J'appartiens à un pays que j'ai quitté. Tu ne peux empêcher qu'à cette heure s'y épanouisse au soleil toute une chevelure embaumée de forêts. Rien ne peut empêcher qu'à cette heure l'herbe profonde y noie le pied des arbres, d'un vert délicieux et appaisant dont mon âme a soif... Viens, toi qui l'ignores, que je te dise tout bas : le parfum des bois de mon pays égale la fraise et la rose! Tu jurerais, quand les taillis de ronces y sont en fleur, qu'un fruit mûrit on ne sait où, - là-bas, ici, tout près, - un fruit insaisissable qu'on aspire en ouvrant les narines. Tu jurerais, quand l'automne pénètre et meurtrit les feuillages tombés, qu'une pomme trop mûre vient de choir, et tu la cherches et tu la flaires, ici, là-bas, tout près...

    Colette
    Les Vrilles de la Vigne (1901)


    L'amour de la campagne et de sa terre... qui ne l'a jamais ressenti ? Qui n'a jamais respiré plus profondément un jour ou un soir, sous la ramure verte d'un arbre ami ou sur la montagne chauve, et sentit une créature soyeuse se dérouler et, comme un chat au soleil, faire boule au fond de son coeur ? Qui n'aurait alors donné sa vie pour ce fourmillement douloureux, l'esprit de son pays ?
    Mais au fond de cet amour jaloux, exclusif, se terre, petit et caché, le dégoût de l'étranger, d'où qu'il vienne, la peur honteuse de celui qui peut venir et, sans comprendre cette terre, la souiller ou l'avilir. Heureusement qu'un autre sentiment, plus fort, est le contre-poids nécessaire de ce dégoût... l'hospitalité.

    Car l'étranger qui arrive, loin de chez lui, est las et fatigué du voyage. Il devient alors plus important de l'accueillir et de l'héberger que de prêter l'oreille à ses craintes irrationnelles. Et le sourire du voyageur en retrouvant ailleurs un peu de chez lui au fond de cette fraternité universelle de l'hospitalité fait s'envoler les premières peurs.

    Car l'étranger aussi possède un pays à aimer du même amour que le nôtre. Et, s'il reste suffisament longtemps, il en vient souvent à aimer aussi le nôtre, et, même s'il garde au coeur cette lancinante nostalgie de l'exilé pour le pays qu'il a laissé derrière, ses enfants, eux, sentiront couler dans leurs veines la richesse de leur double héritage, l'un et l'autre pays, toute l'infinie noblesse du métissage.
    Sang pour sang, larme pour larme, il est temps d'oublier cela et de retrouver la fraternité ancestrale des voyageurs... A l'heure où le bout de la terre s'atteint en moins d'un jour, il faut que tombent les frontières et s'oublie la peur. Nous sommes tous des voyageurs et des étrangers, et seule la peur est capable de nous faire oublier notre nature d'humbles errants à la surface de la terre, grains de sables portés par les vents...



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