• L'Homme Illustré (Ray Bradbury)

    Titre original : The Illustrated Man (1951)
    L'Homme Illustré (Ray Bradbury)L'histoire


    L'Homme Illustré porte sur sa peau d'étonnants tatouages d'une beauté rare. Et ceux-ci, réalisés par une sorcière, prennent vie la nuit et racontent des histoires venues du futur. Ils montrent l'avenir...
    Dix-huit tatouages, et dix-huit histoires, composent le recueil. Depuis les pluies diluviennes de Vénus jusqu'à la solitude de la mort dans l'espace, Bradbury aborde, sous l'angle de la science-fiction, des questions éternelles.
    La conquête de l'espace, les invasions de peuples venus d'autres mondes, et la technologie dépassant l'homme sont autant de thèmes abordés avec art et poésie.


    Mon avis


    J'aime Bradbury. J'aime la rêverie engagée des Chroniques Martiennes, j'aime le discours riche et ciselé de Farenheit 451...
    Mais je n'aime pas l'Homme Illustré.
    Peut-être parce qu'il y a trop de science-fiction dedans, et pas assez de cette fantaisie qui fait des Chroniques Martiennes un mythe. Peut-être parce que la séparation est trop nette - certaines nouvelles (Kaléidoscope en tête de liste, mais aussi Ni un Soir ni un Matin, et bien évidemment Comme on se Retrouve),  sont entièrement dédiées à la philosophie, dans la plus pure tradition de l'apologue, et d'autres (la Pluie, l'Homme de l'Espace) sont trop au premier degré.

    En réalité, j'aime ces nouvelles - séparément. La Fusée - ce père qui construit une fausse fusée pour faire rêver ses enfants - est d'une poésie tendre inhabituelle chez Bradbury ; les Bannis fait vivre sur Mars les personnages des livres délaissés sur Terre et
    la Dernière Nuit du Monde est une étude psychologique d'une justesse captivante. Et que dire de la fuite dans le passé de ce couple de scientifiques qui tente d'échapper à la guerre totale, dans le Renard et la Forêt ?

    Ce qui fait cependant cruellement défaut à ce recueil est un fil conducteur. Et, on a beau dire, passer en permanence du coq à l'âne, surtout en matière de science-fiction, est plutôt lassant... Je suppose qu'il vaut mieux lire une nouvelle de temps en temps, plutôt que de toutes les enchaîner. Mais il est tellement difficile de s'arracher au style envoûtant de Ray Bradbury que l'indigestion paraît, hélas, inévitable.


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  • Commentaires

    1
    Jade.
    Mercredi 5 Mars 2014 à 17:27

    Bonjour,


    Pourriez-vous me faire un résumé en cinq paragraphes (avec le schéma narratif) de ce recueil? Car je dois en faire un pour les cours et j'ai feuilleté le livre sans m'y intéresser. 


    Merci.

    2
    Mercredi 5 Mars 2014 à 21:39

    Bonjour,

    Lire le livre et faire le travail demandé vous serait plus profitable, sinon au plan du plaisir de la lecture, mais tout au moins à celui de votre développement personnel. J'ai suffisamment de travail pour ne pas faire en plus celui d'une élève paresseuse.

    De rien.

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