• ECN, J2 (matin)

    Suite de l'épisode précédent

    Jeudi 4 Juin 2009. Deuxième journée, deux épreuves. Trois dossiers le matin, trois l'après-midi.

    Mettons-nous dans l'ambiance avec une musique tarentinesque adaptée à la situation :



    Lever à 6h30 (argh, ô l'inhumaine torture quand on sait que ça faisait deux mois que je me levais à 10 heures, parce que je me couchais à 2 heures du matin, et que, même en m'étant couchée de bonne heure, je me suis endormie comme d'habitude).

    Là, j'ai été vite habillée. J'ai déjeuné comme un ogre — pas que j'avais faim, mais j'étais terrorisée à l'idée de l'hypoglycémie de 11 heures. Après, j'avais un peu envie de vomir, mais avec toutes les tartines de confitures, mes veines seraient blindées en glucose un petit moment. Faut soigner son syndrome métabolique, merde !

    La Grande Halle d'Auvergne était quasiment déserte ; j'ai fait quelques photos pour m'occuper et suis allée faire deux fois pipi (pollakyurie de stress quand tu nous tiens). Les toilettes étaient éteintes et il n'y avait pas d'interrupteur ; autant dire que ce fut charmant de pisser dans l'obscurité. Et comme 860 D4 et des brouettes y avaient fait pipi deux fois au moins la veille, ça sentait un peu la vieille litière (plus tard, j'ai découvert d'autres toilettes qui, elles, étaient éclairées et sans odeur). 
    Je suis allée m'installer à ma table quasiment dès l'ouverture des portes ; pas envie de parler avec les gens. L'un des Grenoblois de la veille (le brun, celui qui est beau gosse) avait changé son short pour un pantacourt. L'autre (le blond, celui où je ne serais pas allée dormir dans la baignoire si... enfin vous me comprenez) avait conservé son short et ses tongues ; il paraît qu'il avait peur d'avoir trop chaud à midi avec un pantalon. J'ai soupçonné le mec qui n'avait pas écouté sa mère et/ou sa copine et avait refusé en fait de prendre un pantalon avec lui, sous le prétexte que l'Auvergne est dotée d'un climat continental et qu'il y fait donc chaud en été. Sans tabler que la Grande Halle serait trop climatisée.
    Bref.
    Mon PUPH de la veille m'a sauté dessus avant l'épreuve pour me demander si c'était bien lundi qu'on arrivait dans son service (ça sentait le mec qui a réalisé que lundi il aurait des D4 en post-ECN et qui voulait vérifier que les troupes seraient là, parce que pas d'externes dans un service de radiologie, ça doit être la méga grosse panique de la mort kitu), m'a demandé comment ça s'était passé la veille (euh... j'en sais rien ?...) et puis est reparti aussi sec rejoindre ses cosurveillants qui commençaient à le chercher pour faire émarger le monde après avoir souhaité la victoire de l'ASM samedi soir (on est un sudouestain exilé en Auvergne ou on ne l'est pas !).

    Le jeunébô de la veille avait été remplacé par un quinqua dont j'ai oublié la tête et par un éminent cardiologue qui avait l'air de se faire chier comme un rat mort. J'avais eu le bon sens d'écrire l'heure de fin sur mon brouillon, ce qui m'a évité de paniquer comme la veille une heure avant et de croire que je n'avais plus qu'une demi-heure (le jeunébô m'avait renseignée sur l'heure de fin, me débarrassant de mes craintes infondées).

    Les trois heures sont trop vites passées ; les sujets étaient longs, il y avait trop de choses à dire. On avait eu de la tuberculose la veille (à la sauce toxico), on en avait de nouveau là (à la sauce émigré). A la fin de l'épreuve, les Grenoblois, ma voisine et moi spéculeront longuement sur la possibilité d'une salpyginte tuberculeuse l'après-midi, un combo gagnant avec la gynéco. Il n'y avait eu ni pédia, ni gynéco, ni vraie cardio ou vraie neuro, mais beaucoup, beaucoup, beaucoup d'infectio.

    Il faisait moins froid ; je me demandais si le doyen avait gueulé à ce sujet. Il était tombé sur mes parents la veille, pendant qu'ils m'attendaient sur le parking. En flashant sur le caducée du pare-brise, il avait délivré les informations rapides que tout se passait bien sauf que la clim était trop froide et faisait du bruit, puis s'était volatilisé vers sa voiture, peut-être en direction de la fac. Il paraît qu'il avait l'air stressé, mais je n'y crois pas ; il n'avait même pas sa belle cravate toute moche de l'Université d'Auvergne.

    A midi, la cohue a mis un peu de temps à se résorber. La plupart avaient prévu le pique-nique. J'avais opté pour la moyenne : les sandwichs du sac déjeuner offert pour une somme exorbitante par la fac et un complément nutritionnel apporté par mes parents (quand je dis que passer l'ECN chez soi c'est le pied).
    Au final, je n'ai pas touché aux sandwichs, assez gerbants d'aspect (hamburger froid fourré au thon en théorie et en pratique surtout à la salade verte sans sauce avec une rondelle de tomate et un petit pain coupé en deux, au milieu duquel se morfondait une tranche de pâté de campagne industriel), et une fois dans la voiture j'ai mangé de la tarte au chèvre et aux courgettes qui, elle, était bonne. Puis quelques cerises pour le dessert,  et ce fut bientôt le moment de retourner dans la Grande Halle.

    Ici, la suite de ces palpitantes aventures 

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