• Bon, ça doit bien faire quelques jours, mais ce mois-ci je n'avais pas beaucoup d'occasions d'aller traîner sur PubMed, ce qui fait que j'ai raté leur changement de style.

    Verdict : c'est bien, c'est beau, c'est Bosh web 2.0. L'ancienne version était un peu vieillotte ; là, on se croirait presque sur Twitter.

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  • Ce vademecum, cet indispensable des poches de blouse (bien que je préfère le Dorosz), est partiellement disponible dans sa 5e édition sur Google Livres :



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  • e-Journal de l'Académie Nationale de ChirurgieUn peu par hasard, je suis tombée sur la version en ligne des Annales de Chirurgie (rebaptisée façon web 2.0 mâtiné de dix-neuvième siècle « e-Mémoires de l'Académie Nationale de Chirurgie »). Les articles, disponibles gratuitement (yipikaï !!!) en entier (full text pour les intimes), sont téléchargeables au format pdf pour une lecture plus sereine et impression au besoin.

    Il faut relativiser : pas de référencement PubMed pour le moment, donc le côté web 2.0, impact factor et compagnie n'est pas totalement rempli. Mais bon, ne crachons pas dans la soupe, ça reste une initiative plus qu'intéressante, et qui mériterait un flux RSS pour les paresseux (geeks du bistouri, si vous passez par là...). Et si les grandes revues pouvaient en faire autant, ou proposer des tarifs à l'article plus raisonnable... Payer 65 dollars pour visionner un article pendant 24 heures chez Elsevier, c'est carrément abuser.

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  • Qu'on se le dise, GoogleBooks est une mine de renseignements absolument inépuisable. Et en matière d'anatomie, il pourrait presque remplacer les rayons d'une BU.

    D'abord, un vrai joyau (celui qui m'a décidée à écrire l'article, en fait). Il s'agit de l'édition de 1867 du Traité d'Anatomie Descriptive de Jean Cruveilhier, initialement publié en 1837 (cette réédition est beaucoup plus agréable à lire et contient de nombreux schémas de Marc Daniel Sée). Le lien mène vers l'anatomie vasculaire, le troisième tome — c'est à se mettre à genoux devant (il y a ici un autre livre numérisé de la même édition, avec des annotations manuscrites d'un ancien propriétaire). Les descriptions sont d'une telle précision que Netter, Kamina et Gray peuvent aller se rhabiller. Je paierais cher pour mettre la main sur les autres tomes. Jean Cruveilhier (1791-1874) fut un anatomiste et chirurgien de grand renom. Et, un plus d'un siècle et demi après, ses traités, malheureusement oubliés, constituent une source incroyablement précise sur l'anatomie humaine. L'aimable GoogleBooks a également en rayon les tomes 2 et 5 de son Traité d'Anatomie Pathologique (mais je ne les ai pas regardés, donc le commentaire est difficile). Puis un petit bonus : un exemplaire de sa thèse, avec un préambule en latin signé Dupuytren et tout et tout (intérêt quasiment folklorique, autant dire que j'adore).
    C'est décidé, si jamais un jour j'ai de l'argent, je collectionnerai les vieux traités d'anat et de chirurgie.

    De manière un poil plus moderne, les éditions Masson étant d'un naturel généreux (ou en mal de publicité), ont mis en ligne le Netter Tête et Cou. L'aperçu est limité, mais c'est intéressant quand même (à moi les captures d'écran pour illustrer les présentations !). On trouve aussi, du même auteur, l'Atlas d'Embryologie (dessins de Netter et textes de Larry Cochard). Pour les P1, il y a les Mémofiches d'Anatomie des Membres, toujours pratiques (de manière inhabituelle, je n'aime pas les dessins de Netter, je trouve qu'elles ne servent qu'à faire beau, car les insertions ne sont pas systématiquement visibles). Et, pour les hispanophones, il y a une collection d'illustrations médicales, avec de zoulis dessins de malformations, traumatismes et pathologies diverses.
    Tant qu'on parle de Frank Henry Netter, signalons le site officiel de la collection Netter, qui, comme son nom l'indique, est une bibliothèque d'images anatomiques. Les images sont petites, mais ça peut toujours servir (et il y a une quantité de dessins impressionnante, la qualité étant toujours au rendez-vous, parce que c'est de Netter qu'on parle).

    Il n'y a pas les Kamina. Hélas.

    Par contre, il y a les traités de Xavier Bichat. Le deuxième tome de son Traité d'Anatomie Descriptive (édition de 1819) est très littéraire, pas de beaux dessins, mais c'est sympa (j'adore les vieux bouquins, je crois que vous commencez à l'avoir compris, alors le biais d'analyse est cruellement présent). Ses Recherches physiologiques sur la vie et la mort valent bien un coup d'œil (avec 22 pages d'éloges avant le corps du texte, je les ai sautées). En 1809, la physiologie était un champ en pleine expansion, et le livre de Bichat est intéressant à lire de ce point de vue-là. C'est tout ce qu'on savait à son époque — la simplicité de certaines découvertes est étonnante. Mais une fois qu'on sait quelque chose (genre la Terre qui tourne autour du Soleil), c'est facile d'oublier que, à une époque, on l'ignorait, et que ceux qui l'ont découvert ont durement rentabilisé leurs 1 % d'inspiration et 99 % de transpiration.
    Pour les motivés, les œuvres complètes de Xavier Bichat sont partiellement disponibles (uniquement le tome 1, en fait).

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  • Henry GrayAvec un a et pas un e, Gray's Anatomy est un grand classique de l'anatomie, longtemps demeuré une référence incontestée. Depuis, les planches en couleur du Kamina et les coupes TDM sont arrivées, et les livres d'anatomie sont devenus plus attrayants. Mais la précision minutieuse des gravures en noir et blanc d'Henry Gray (celui sur la gravure, avec les cheveux de Musset, le sourire de Dexter Morgan et les yeux de Matt Damon) n'a pas pris une ride depuis 1858. Le monstre sacré en est à sa quarantième édition au Royaume-Uni. Si à l'origine l'ouvrage était principalement destiné à un lectorat de chirurgiens et avait ainsi une visée pratique, depuis, les multiples révisions tendent à en faire un traité d'anatomie exhaustif.

    Gray's Anatomy est surtout disponible en ligne. Texte et gravures sont reproduits. OK, c'est pas vraiment la nouvelle nomenclature (et c'est en anglais, comme de juste), mais la conversion se fait plutôt facilement. En outre, les images sont dans le domaine public, ce qui en fait une source inépuisable pour les diaporamas du mardi ou du mercredi matin (je me comprends). Je sais, les lois sur le copyright, on s'en contrefout pour les présentations, mais les planches de Gray font carrément plus classes que les gifs dessinés avec Paint et un marteau-piqueur qu'on peut trouver au hasard de Google.

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