• Docteur, puis-je vous voir avant six mois ? (Nicole de Buron)

    Une satire pétillante de l'univers médical, vu côté patients...

    Docteur, puis-je vous voir avant six mois ? (Nicole de Buron)L'histoire


    Un gai matin d'hiver, à sa maison de campagne de la Micoulette, la sémillante Nicole de Buron avait envie d'écrire un livre... Elle s'est donc rendue dans son bureau, une ex-bergerie 300 moutons, et...

    ... s'est ramassé la figure dans les escaliers. Et pas de chance, son généraliste adoré est justement parti pour trois mois faire du trecking au Népal !

    Au menu : fractures diverses, plâtres et lombostats, le tout assaisonné par de savoureux praticiens plus ou moins chics. Puis ce sont les problèmes de coeur (angor, pas rupture avec l'Homme de Sa Vie, aka Ben Bruel en Mercedes noire), de régimes, de pontages et de rééducation.

    Entre malchance et verve succulente, Nicole de Buron nous fait suivre le parcours d'une patiente un peu caractérielle, qui a parfois un peu de mal à suivre les multiples hospitalisations de rigueur... Jusqu'à ce qu'elle tombe sous le charme d'un jeune et bel anesthésiste bouclé, hélas remplacé au dernier moment par une grosse dame à cheveux gris.



    Mon avis


    Docteur, puis-je vous voir... est un compte-rendu d'hospitalisation hilarant. Les fous rires sont au rendez-vous à chaque page, entre secrétaires vicieuses (amoureuses du Patron, comme de juste) et anesthésistes joviaux. Sans compter les autres patients, parce que mine de rien, ça papote sec dans les chambres ! Presque autant que sur l'éternel chariot de la visite...
    Tous ceux qui connaissent l'hôpital (côté blouse blanche) ont côtoyé un jour ou l'autre une patiente dans le genre de Nicole de Buron... tatillonne, toujours inquiète et qui part au quart de tour (ce qui est un peu compréhensible de la part d'une pareille victime de la loi de Murphy). Il est tout simplement jouissif de lire son compte-rendu à elle, où les défauts de l'hospitalisation publique comme privée, sont passés au crible de son humour ravageur.

    Et une autre raison toute simple qui m'a fait aimer ce livre : l'auteur parle des externes. Oui. Les étudiants ont droit à une petite mention, à l'unité de soins intensifs.
    Incroyable.

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