• Pour changer un peu, une vieille historiette qui traîne dans mes tiroirs depuis un bon moment, une légende venue d'une galaxie très lointaine, il y a très longtemps...


    Il était une fois des petits cochons qui vivaient tous ensemble dans une grande maison. Ils auraient dû être contents, les petits cochons, parce que dans la grande maison ils ne faisaient que ce qu'ils aimaient : fabriquer de la confiture d'airelles. Et ils vendaient leur confiture d'airelles aux gens de la ville.

    Mais les petits cochons n'étaient pas heureux. Déjà parce que le vieux petit cochon qui leur servait de chef était méchant avec eux, et leur disait qu'ils étaient nuls pour faire de la confiture d'airelles. Le vieux petit cochon voulait que les autres petits cochons fabriquent la confiture tout comme lui, même si la sienne avait parfois franchement le goût de brûlé, et il leur interdisait de faire autrement. Du coup, quand les petits porcelets roses venus apprendre la confiture d'airelles faisaient autrement que les petits cochons, certains petits cochons transformaient les porcelets mignons en jambon fumé à grands coups de lance-flamme, parce qu'ils étaient un petit peu bêtes et qu'ils imitaient le vieux petit cochon.

    Un jour, un petit cochon grincheux a demandé à un petit porcelet (qui faisait de la confiture de groseilles dans la vraie vie, et qui était venu voir comment on faisait la confiture d'airelles) de lui faire cuire une grosse grosse marmite de confiture, parce qu'il y aurait bientôt une grande fête pour les petits cochons, qui iraient retrouver les autres petits cochons des autres maisons à confitures rien que pour parler de confiture d'airelles pendant deux jours, le tout étant organisé par les vieux petits cochons d'ici et d'ailleurs.
    Le petit porcelet tout rose et tout mignon a dit d'accord, c'est super, mais je veux pas le faire tout seul, j'arriverai pas à faire de la bonne confiture en si peu de temps, surtout que je sais pas faire la confiture parce que je viens d'arriver dans la grande maison, et les autres petits cochons m'ont déjà demandé de faire des tas de confitures d'airelles, et pis je fais toujours de la confiture de groseilles pour les petits cochons de ma vraie maison, alors tout faire à la fois ça va être dur pour tout bien faire tout seul. Alors le petit cochon a pris la grosse voix et a hurlé dans les oreilles du petit porcelet qu'on pouvait pas lui faire confiance, que s'il voulait pas travailler ça le regardait et que c'est une faute professionnelle pour un petit porcelet de ne pas vouloir faire tout seul toute la confiture pour la fête des petits cochons. Le petit porcelet a été bien surpris, alors il a essayé de dire au petit cochon que c'était pas qu'il voulait pas préparer la confiture, juste qu'il aurait besoin d'un coup de main, mais le petit cochon grincheux n'a rien écouté et il est allé se plaindre au vieux petit cochon que le petit porcelet tout rose et tout mignon ne voulait pas du tout préparer la confiture. Alors le vieux petit cochon a engueulé le petit porcelet.

    Tout triste, le petit porcelet est allé voir le petit cochon maître Zen de sa vraie maison pour lui demander s'il pouvait arrêter d'étudier la gelée de groseilles pour faire la grosse marmite de confiture d'airelles. Tout gentil, le petit cochon maître Zen lui a donné la permission de ne s'occuper que de confiture d'airelles pendant un petit moment, pour que le petit porcelet puisse tout faire tout seul comme le voulait le petit cochon grincheux.

    Le petit porcelet tout rose et tout mignon est donc retourné voir le petit cochon grincheux pour lui dire que bon, il essaierait de se débrouiller pour faire tout seul la grande grande marmite de confiture d'airelles, puisque le petit cochon grincheux ne voulait pas l'aider... Le petit cochon grincheux n'a pas écouté et a de nouveau engueulé le petit porcelet en lui disant que jamais il ne préparerait de confiture de sa vie, que ce soit de l'airelle ou d'autre chose, qu'il était trop bête et paresseux pour devenir confiturier, et j'en passe. Et le vieux petit cochon grincheux a de nouveau engueulé le petit porcelet. 

    Alors le petit porcelet a été bien en colère contre le petit cochon grincheux, parce que le petit cochon grincheux n'avait rien écouté et rien compris. Heureusement, le petit porcelet avait des copains dans les autres petits cochons de la grande maison, et le petit cochon sympa qui du coup allait préparer la grande marmite de confiture d'airelles a dit au petit porcelet que le petit cochon grincheux avait mal compris, mais que lui voulait bien que le petit porcelet l'aide à préparer la confiture, parce que c'est toujours intéressant la confiture, que ce soit de l'airelle ou de la groseille, et parce que c'était vraiment une très très grosse marmite. Alors le petit porcelet a dit super, parce que c'est vrai que c'était intéressant.

    Un jour que le petit porcelet était en train d'aider à préparer les airelles pour la grande marmite, le petit cochon grincheux l'a vu faire, et il l'a engueulé exactement comme au début, alors que le petit porcelet était justement en train de travailler. Puis le petit cochon grincheux est aller grincer dans les oreilles du vieux petit cochon, alors le vieux petit cochon a décidé que le petit porcelet resterait à la maison et n'irait pas à la grande fête. Mais comme le vieux petit cochon trouvait que ce n'était pas digne de lui d'aller dire au petit porcelet qu'il était puni pour quelque chose qu'il n'avait pas fait, il a demandé à un autre petit cochon sympa de le faire à sa place. Alors l'autre petit cochon sympa a été bien embêté, mais il est allé voir les petits porcelets et leur a dit que le vieux petit cochon voulait qu'un petit porcelet de plus reste à la grande maison pour surveiller les pots de confiture d'airelles rangés dans le placard, au cas où le grand méchant loup viendrait pour les voler, bien que le placard soit vide et le grand méchant loup en prison depuis des plombes.

    Les autres petits porcelets n'ont pas compris pourquoi, alors le petit porcelet tout rose et tout mignon a expliqué. Les autres petits porcelets qui allaient à la fête ont été tout tristes pour leur copain et lui ont dit que de toutes façons eux la fête ne les intéressait pas beaucoup et qu'ils préféraient rester à la grande maison à sa place, parce qu'en plus c'était idiot et pas juste. Mais le petit porcelet avait pris la mouche, alors il a dit à ses copains que non non, il resterait à la grande maison à regarder les rangs d'étagères vides prendre la poussière en commandant des pizzas et en buvant des bières, parce qu'il avait pas envie d'aller faire la fête avec les petits cochons, à cause des deux grincheux. Mais il a dit qu'il allait quand même continuer à aider pour la grande marmite de confiture d'airelles, d'abord parce que c'était intéressant, et ensuite parce que ça ferait chier le petit cochon grincheux et le vieux petit cochon grincheux.

    Comme le petit porcelet n'avait pas envie de faire plaisir au vieux petit cochon grincheux en disant tout de suite d'accord pour rester, il a attendu deux-trois jours. Et juste avant qu'il ne crache le morceau, le vieux petit cochon grincheux a profité du grand jeu de saute-moutons du matin pour enfin dire en personne à tous les petits porcelets qu'il fallait qu'un de plus reste à la grande maison. Parce qu'il y aurait des tas de confitures à préparer pendant ce temps ! Des tas des tas ! Mais comme le petit porcelet n'était pas totalement débile, il est allé voir dans le grand cahier noir où on écrivait les confitures qu'on voulait faire, quand et comment, et il a vu que non non, il n'y avait toujours aucune confiture de prévue pour la date de la grande fête (même que les cuisines seraient fermées pour le grand lavage de printemps). Et il a bien rit, avec les autres petits porcelets, parce que le vieux petit cochon grincheux ne pouvait quand même pas s'attendre à ce qu'il croit ça ? Eh ben si !

    Mais quand même, le petit porcelet tout rose et tout mignon était bien triste. Alors il est retourné dans sa vraie maison, et il a vu le petit cochon maître Zen. Le petit cochon maître Zen a dit que le petit cochon grincheux était trop méchant et qu'il allait lui dire, mais le petit porcelet lui a demandé de rien dire, parce que c'était un truc qui ne concernait que la confiture d'airelles, et qu'il voulait pas que le petit cochon grincheux croit que lui, le petit porcelet, retourne en courant chez le petit cochon maître Zen dès que quelque chose ne va pas. Le petit cochon maître Zen a dit OK, mais que le petit cochon grincheux était quand même vachement grincheux, même pour un petit cochon qui fait de la confiture d'airelles toute la journée (tout le monde sait que faire de la confiture d'airelles, ça stresse beaucoup).

    Ensuite, le petit porcelet est retourné dans la grande maison et il a continué à aider pour faire la confiture d'airelles, mais il était content, même en n'allant pas à la grande fête des confitures. D'abord parce que du coup il avait recommencé à faire de la gelée de groseilles en douce, et ensuite parce que, quand il était parti, le petit cochon maître Zen lui avait dit que, de toutes façons, tout ça retomberait un jour sur la gueule du petit cochon grincheux, parce qu'il était comme ça avec tout le monde, et que ce serait bien fait pour sa gueule.


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  • Cette année, c'est l'année des catastrophes : Fukushima et les sushis radioactifs, DSK et une inculpation de viol, quadruple meurtre et un père en fuite, les révolutions dans le monde arabe, et puis surtout, surtout :

    LES D4 ONT REPASSÉ LA FRACKING LCA HIER APRÈS MIDI PARCE QUE LE CNCI EST TROP PLEIN DE VENT POUR CHOISIR DES SUJETS SANS QUINZE ERREURS PAR LIGNE.

    Sauf que ça, personne n'en parlera en dehors des hôpitaux, parce que ça ne vend pas.

    Je me souviens de l'ECN. Cette salle immense. Ces centaines de tables. Ces milliers de gens. Ces quarante minutes d'attente avant la deuxième épreuve parce que Paris avait du retard.

    Ce soulagement, le mercredi midi, d'en avoir FI-NI. Fini pour toute la vie. Plus jamais ça. Plus jamais P1. Plus jamais D4.

    Et puis, si encore ils s'étaient contentés de devoir repasser l'épreuve l'après-midi. Mais non. C'est là qu'on quitte le tragique pour confiner au ridicule.

    La deuxième tentative a été annulée pour cause de fuite des sujets (c'est aussi là que les candidats sont passés du simple « putain fait chier » à « sainte Rita priez pour nous avant que j'aille casser la gueule à quelqu'un »). Et pas par un casse du coffre-fort. Parce que certains centres ont commencé à distribuer trop tôt les fracking sujets, que certains candidats auraient vu le titre, et seraient allés chercher l'abstract sur PubMed, tandis que d'autres tapaient le scandale, et que la vaste majorité n'avait sans doute qu'un souhait : un peu de Primpéran avant d'aller vomir dans les chiottes.

    Organisation de merde.

    L'ECN est ce qui détermine la vie de 8 000 personnes cette année : quelle spécialité pour les 35 ans à venir, quelle ville, TOUT.

    Le CNG et le CNCI sont en théorie les garants de l'impartialité de l'épreuve, de son bon déroulement, de son sérieux. Et là, on se retrouve direct dans Les Bronzés organisent l'ECN. Le communiqué de presse est laconique. Je doute qu'il suffise à des D4 (en particulier aux D4R) au bord de la décompensation psychiatrique. Ils se sont même trompés de date en en-tête.

    Il est tout simplement inadmissible que de tels manquements existent dans un examen pareil. Si ça arrivait pour le bac, ce serait la révolution. Mais c'est que l'ECN, pour ces connards de médecins, alors tout le monde s'en cogne. Le fait que l'examen soit organisé par une partie des connards eux-mêmes ne change rien à l'affaire.

    Le mieux serait une annulation pure et simple de l'épreuve, mais le CNG va tenter de réorganiser en deux semaines ce qu'il a foiré après un an de préparation : une nouvelle épreuve de LCA avant le 24 juin.

    La Conférence des Doyens bougera-t-elle ? L'ANEMF réussira-t-elle à faire annuler cette pantalonnade ? Ou alors tout restera-t-il comme d'habitude, avec des étudiants qui se la seront fait mettre bien profond, et trois fois de suite.

    Courage à vous, les jeunes ! 


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  • Tout le monde martèle que la revue Prescrire est un excellent machin, regard critique, non sponsorisé par l'industrie pharmaceutique, un peu le Canard Enchaîné des revues médicales.

    Je n'en sais rien, pour la bonne raison que je n'ai jamais ouvert un seul numéro.

    Par contre, Prescrire a un service commercial battant la madame Doliprane locale (et Dieu sait si elle est collante, celle-là).

    Je suis interne de CHIRURGIE (SCOOP !), inscrite en DES de CHIRURGIE GÉNÉRALE, qui a toujours travaillé dans des services de CHIRURGIE (jamais de hors filière un peu fou dans un service de médecine, par exemple). Je fais quatre gardes aux Urgences en six mois, soit un quota de médecine générale assez faible. Pour moi, la médecine, c'est :
    - les antalgiques (dans l'ordre : paracétamol, Acupan et morphine),
    - les anticoagulants (Lovenox, Calci et Préviscan),
    - les pousses seringues avec les protocoles qui vont bien (Loxen, insuline, héparine),
    - les divers solutés de remplissage,
    - les machins de pansements et de cicatrisation,
    - les aérosols (Bricanyl + Atrovent = AMÛÛÛÛRRRRR),
    - les troubles du rythme faciles (Cordarone 6 comprimés en une prise ! Digoxine une ampoule toutes les huit heures ! Nouvel ECG demain !),
    - la bouffe (Fortimel 4 par jour en sortant du frigo),
    - les antibiotiques faciles, pour les autres je demande aux infectiologues,
    - et des machins qui m'intéressent parce que c'est proche de ma spé, mais pas des trucs super utiles dans la vie de tous les jours. Puis quelques reliquats de l'externat qui refont surface au moment où je m'y attends le moins (genre la PEC de l'insuffisance rénale aiguë, vieux souvenir d'externat en réa med).

    Pour les traitements de sortie, je reprends toujours l'ordonnance du médecin traitant. Tu as du Cardensiel ? C'est pas moi qui vais te critiquer. Pourquoi un IEC au lieu d'un ARA2 ? Je m'en cogne. Choix de l'anti-diabétique ? Fais toi plaisir, mec !
    Tout ça pour une bonne raison :  
    Non seulement je n'y connais rien, mais je n'ai pas, mais alors pas la moindre, envie d'en savoir davantage.
    Je me souviens avoir appris des règles de prescription complexes, des indications précises. Et m'être dépêchée de les oublier une fois assurée d'avoir une place de chirurgie quelque part en France.
    Je ne désespère pas réussir à apprendre quelques autres trucs génériques d'ici ma retraite, mais franchement. Il y a des gens dont c'est le métier de gérer des ordonnances de vingt médicaments différents. Ça s'appelle des médecins généralistes. Il y a des gens dont c'est le métier de poser des indications précises pour des molécules. Ça s'appelle des spécialistes. J'ai pas envie de marcher sur les plates-bandes de tous ces gens.

    Monsieur Machin a de la Cordarone pour une FA ? Il est sinusal au décours de l'hospit ? Cool pour lui. Je le signalerai dans le courrier, comme ça généraliste et cardio le sauront, mais ne comptez pas sur moi pour arrêter la Cordarone. Je veux bien arrêter des AVK trois ans après un épisode unique de phlébite non compliquée chez un patient pas suivi, mais ça s'arrête là.

    Alors, pour en revenir à mon propos, Prescrire est bien gentil. Il m'envoie tous les mois une pleine enveloppe de pub (ABONNEZ-VOUS ! VOUS ÊTES UN SOUS-MÉDECIN SI VOUS NE LISEZ PAS PRESCRIRE, THE REVUE FRANÇAISE À LIRE SINON T'ES UN TOCARD !), au mépris de la forêt amazonienne, mais non, je ne compte pas m'abonner. Montrez-moi un généraliste abonné aux Annals of Surgery, et je reconsidèrerai peut-être ma position (mais pas mon état de non-abonnement).

    Je ne sais pas si prescrire est une bonne revue ou non. C'est comme aller en vacances au camping des Flots Bleus : il paraît que c'est bien, c'est cool pour les gens qui aiment, mais ça ne m'intéresse pas, alors, pitié, arrêtez de m'envoyer de la pub.


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  • C'est la saison de réactualisation des loyers. Mon digne propriétaire m'a donc envoyé la révision, une somme royale de 5 euros de plus par mois, applicable dès le versement de mai. Il faut donc modifier le virement.

    Premier souci : mon agence ferme à 18 heures en semaine et garde porte close le week-end.
    Deuxième souci (sans lequel le premier n'en serait pas un) : pas moyen de modifier le virement en ligne, ce serait trop simple, et la dame de la hotline ne peut pas le faire, elle est vraiment désolée.

    Donc, il faut passer en agence avant la date fatidique.

    Grâce à mes gentils co-internes, j'ai pu me libérer un jour pour me trouver dans l'agence à 17 h 30. Du genre en leur laissant des trucs à faire, ce que je déteste. Bref.

    Une fois devant la gentille conseillère, pas de problème pour réviser le montant du virement. Et là, le drame : ce ne sera effectif qu'à partir de juin. Genre tu t'y prends le 4 mai pour le 21, mais ça suffit pas, le délai est encore trop court, parce que tu vas recevoir un courrier de confirmation chez toi et tout le bordel.

    Donc je vais être obligée d'envoyer un chèque de 5 euros à mon propriétaire ce mois-ci, ce qui est super logique.

    Lion roar


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  • Arrêté du 27 avril 1999 pour l'application de l'article 211-1 du code rural et établissant la liste des chirurgiens susceptibles d'être dangereux, faisant l'objet des mesures prévues aux articles 211-1 à 211-5 du même code

    Article 1. Relèvent de la première catégorie de chirurgiens telle que définie à l'article 211-12 du code rural :
    — les chirurgiens assimilables par leurs caractéristiques comportementales aux personnages de type Gregory House,
    — les chirurgiens assimilables par leurs caractéristiques comportementales aux personnages de type Obsessionnel-Compulsif Vraiment Pathologique. 

    Ces deux types de chirurgiens peuvent être communément appelés « emmerdeurs »

    — les chirurgiens assimilables par leurs caractéristiques comportementales aux personnages de type Hannibal Lecter. Ces chirurgiens peuvent être communément appelés « psychopathes ».
    — les chirurgiens assimilables par leurs caractéristiques comportementales aux personnages de type Grizzly Prêt À Charger. Ces chirurgiens peuvent être communément appelés « prends ton Xanax avant de venir bosser ».

     

    Art. L211-11

    I. Si un chirurgien est susceptible, compte tenu de son mode d'exercice, de présenter un danger pour les personnes ou les internes animaux domestiques, le maire ou, à défaut, le préfet, peut prescrire des mesures de nature à prévenir le danger. Il peut à ce titre, à la suite de l'évaluation comportementale d'un chirurgien réalisée en application de l'article 211-14-1, lui imposer de suivre la formation et d'obtenir l'attestation d'aptitude prévues au I de l'article 211-13-1.

    En cas d'inexécution des mesures prescrites, le maire peut par arrêté placer le chirurgien dans un lieu de dépôt adapté à l'accueil et à la garde de celui-ci.

    Si, à l'issue d'un délai franc de garde de huit jours ouvrés, le chirurgien ne présente pas toutes les garanties quant à l'application des mesures prescrites, le maire autorise le gestionnaire du lieu de dépôt, après avis d'un vétérinaire désigné par le préfet, à faire procéder à l'euthanasie du chirurgien.

    II. En cas de danger grave et immédiat pour les personnes ou les internes animaux domestiques, le maire ou à défaut le préfet peut ordonner par arrêté que le chirurgien soit placé dans un lieu de dépôt adapté à la garde de celui-ci et, le cas échéant, ordonner son euthanasie.

    Est réputé présenter un danger grave et immédiat tout chirurgien appartenant à l'une des catégories mentionnées à l'article 211-12, qui circule sans être muselé.

    L'euthanasie peut intervenir sans délai, après avis d'un vétérinaire désigné par le préfet. Cet avis doit être donné au plus tard quarante-huit heures après le placement de l'animal. A défaut, l'avis est réputé favorable à l'euthanasie.


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