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Par Stockholm dans Citation du jour le 3 Décembre 2008 à 17:16CYRANO
A force de vous voir vous faire des amis,
Et rire à ces amis dont vous avez des foules,
D'une bouche empruntée au derrière des poules !
J'aime raréfier sur mes pas les saluts,
Et m'écrie avec joie : un ennemi de plus !
LE BRET
Quelle aberration !
CYRANO
Eh bien ! Oui, c'est mon vice.
Déplaire est mon plaisir. J'aime qu'on me haïsse.
Mon cher, si tu savais comme l'on marche mieux
Sous la pistolérade excitante des yeux !
Comme, sur les pourpoints, font d'amusantes taches
Le fiel des envieux et la bave des lâches !
-- Vous, la molle amitié dont vous vous entourez,
Ressemble à ces grands cols d'Italie, ajourés
Et flottants, dans lesquels votre cou s'effémine :
On y est plus à l'aise... et de moins haute mine,
Car le front n'ayant pas de maintien ni de loi,
S'abandonne à pencher dans tous les sens. Mais moi,
La Haine, chaque jour, me tuyaute et m'apprête
La fraise dont l'empois force à lever la tête ;
Chaque ennemi de plus est un nouveau godron
Qui m'ajoute une gêne, et m'ajoute un rayon :
Car pareille en tous points à la fraise espagnole,
La Haine est un carcan, mais c'est une auréole !
Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac (II, 8)
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Par Stockholm dans Citation du jour le 22 Août 2008 à 18:52La douleur ne protège pas l'Homme. Elle le diminue.
René Leriche
A méditer...
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Par Stockholm dans Citation du jour le 11 Juin 2008 à 23:07Elle avait l'air bête comme une jeune fille très jolie.
Colette, La Paix chez les Bêtes
C'est tout.
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Par Stockholm dans Citation du jour le 2 Juin 2008 à 17:32Ô pâle Ophélia, belle comme la neige!
Oui tu mourus, enfant, par un fleuve emporté!
- C'est que les vents tombant des grands monts de Norvège
T'avaient parlé tout bas de l'âpre liberté;
C'est qu'un souffle inconnu, fouettant ta chevelure,
A ton esprit rêveur portait d'étranges bruits;
Que ton cœur entendait la voix de la Nature
Dans les plaines de l'arbre et les soupirs des nuits;
C'est que la voix des mers, comme un immense râle,
Brisait ton sein d'enfant trop humain et trop doux;
C'est qu'un matin d'avril, un beau cavalier pâle,
Un pauvre fou, s'assit, muet, à tes genoux !
Ciel, Amour, Liberté : quel rêve, ô pauvre Folle!
Tu te fondais à lui comme une neige au feu:
Tes grandes visions étranglaient ta parole
- Et l'Infini terrible effara ton œil bleu.
Arthur Rimbaud
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Par Stockholm dans Citation du jour le 22 Mai 2008 à 21:42Pour maître Hertius, la compréhension des maladies ne pouvait se concevoir qu'après avoir assimilé les préceptes de ceux qui avaient créé cette science, Gallien et Hippocrate. Sans les citer, point de salut !- Bof, grommelait Polyte, mon bistouri fait plus que toutes vos belles maximes !
Gilbert Schlogel, Les Princes du Sang (1992)
Chir 1 - Med 0
Surgeons win !
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