• Chirurgiens de catégorie 1

    Arrêté du 27 avril 1999 pour l'application de l'article 211-1 du code rural et établissant la liste des chirurgiens susceptibles d'être dangereux, faisant l'objet des mesures prévues aux articles 211-1 à 211-5 du même code

    Article 1. Relèvent de la première catégorie de chirurgiens telle que définie à l'article 211-12 du code rural :
    — les chirurgiens assimilables par leurs caractéristiques comportementales aux personnages de type Gregory House,
    — les chirurgiens assimilables par leurs caractéristiques comportementales aux personnages de type Obsessionnel-Compulsif Vraiment Pathologique. 

    Ces deux types de chirurgiens peuvent être communément appelés « emmerdeurs »

    — les chirurgiens assimilables par leurs caractéristiques comportementales aux personnages de type Hannibal Lecter. Ces chirurgiens peuvent être communément appelés « psychopathes ».
    — les chirurgiens assimilables par leurs caractéristiques comportementales aux personnages de type Grizzly Prêt À Charger. Ces chirurgiens peuvent être communément appelés « prends ton Xanax avant de venir bosser ».

     

    Art. L211-11

    I. Si un chirurgien est susceptible, compte tenu de son mode d'exercice, de présenter un danger pour les personnes ou les internes animaux domestiques, le maire ou, à défaut, le préfet, peut prescrire des mesures de nature à prévenir le danger. Il peut à ce titre, à la suite de l'évaluation comportementale d'un chirurgien réalisée en application de l'article 211-14-1, lui imposer de suivre la formation et d'obtenir l'attestation d'aptitude prévues au I de l'article 211-13-1.

    En cas d'inexécution des mesures prescrites, le maire peut par arrêté placer le chirurgien dans un lieu de dépôt adapté à l'accueil et à la garde de celui-ci.

    Si, à l'issue d'un délai franc de garde de huit jours ouvrés, le chirurgien ne présente pas toutes les garanties quant à l'application des mesures prescrites, le maire autorise le gestionnaire du lieu de dépôt, après avis d'un vétérinaire désigné par le préfet, à faire procéder à l'euthanasie du chirurgien.

    II. En cas de danger grave et immédiat pour les personnes ou les internes animaux domestiques, le maire ou à défaut le préfet peut ordonner par arrêté que le chirurgien soit placé dans un lieu de dépôt adapté à la garde de celui-ci et, le cas échéant, ordonner son euthanasie.

    Est réputé présenter un danger grave et immédiat tout chirurgien appartenant à l'une des catégories mentionnées à l'article 211-12, qui circule sans être muselé.

    L'euthanasie peut intervenir sans délai, après avis d'un vétérinaire désigné par le préfet. Cet avis doit être donné au plus tard quarante-huit heures après le placement de l'animal. A défaut, l'avis est réputé favorable à l'euthanasie.


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  • Commentaires

    1
    Un ancien
    Dimanche 6 Février 2011 à 20:19
    Tu a oublié un point important de l'arrêté: comment distinguer un chirurgien parmi les individus de même espèce qu'il est possible de croiser dans une boulangerie. Je me permets de compéter pour les autres lecteurs car il est parfois difficile de reconnaitre un quand on en croise un :

    - Individu à poil court et de couleur variable, généralement fauve, bringée ou noire, de grande taille et de constitution robuste ;
    - le périmètre thoracique est supérieur à 80 cm.
    - la tête est composée d'un crâne large, d'un stop marqué, avec un museau moyen ;
    - les mâchoires inférieure et supérieure sont fortes ;
    - le cou est musclé, avec du fanon ;
    - la poitrine est large et haute ;
    - le ventre est bien remonté ;
    - la queue est épaisse à la base.

    Bien sur si vous en croisez un, il faut débuter avec beaucoup de tact et de diplomatie l'étude comportementale sauf pour le type "psychopathe" qui peut réagir brutalement et dangereusement à la moindre contradiction. Dans ce cas prévenez rapidement le cadre de santé le plus proche qui prendra les mesures administratives adaptées
    2
    Impressioniste
    Lundi 7 Février 2011 à 07:22

    Tu as également oublié la stérilisation obligatoire des chirurgiens appartenant à la première catégoriei, ainsi que l'interdiction de les lacher et de les laisser circuler dans des lieux publics (à savoir en dehors d'un bloc opératoire) !

    3
    Lundi 7 Février 2011 à 23:47

    @ Un ancien : on avait dit pas le physique !

    @ Impressioniste : ah, la castration... la grande peur de certains ! Papa Freud serait content.

    4
    Mardi 8 Février 2011 à 19:15

    Dura lex sed lex.

    En tant que vétérinaire, je ne peux qu'admirer :-)))

    5
    Impressioniste
    Mardi 8 Février 2011 à 21:22

    A noter que les chirurgiens vétérinaires ne diffèrent que peu dans leur attitude des chirurgiens d'humaine. Le même humour quelque peu douteux, la même arrogance, les mêmes troubles du comportement... Et ils ont également cette même tendance à confondre leurs internes avec leurs animaux domestiques, et leurs animaux domestiques avec leurs internes...

    6
    Un ancien
    Mardi 8 Février 2011 à 22:14
    Euh...jamais passé la fin de nuit de garde avec mon Doberman.... Mais c'était il y a vingt ans. O tempora o mores !
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