Les Fleurs Bleues (Raymond Queneau)
par Stockholm, le 12 Mars 2008 à 14:57 (modifié le 12/03/2008 à 22:47)
Première publication en 1965
L'histoire
Cidrolin vit sur une péniche immobile, dans les années 60.
Le duc d'Auge voyage du Moyen-Âge à nos jours.
Qui rêve de l'autre ? Raymond Queneau nous entraîne, avec une verve inégalable, dans ces histoires parallèles proches du surréalisme, où les chevaux parlent et les maîtres ont la contestation brillante conférée par l'essence de fenouil.
Mon avis
Un feu d'artifice de mots, un festival pétillant de truculence, une explosion étincellante du verbe ! Ces Fleurs Bleues débordent d'une imagination onirique ; c'est beau comme un tableau d'Andy Warhol mâtiné de Salvador Dali. L'histoire, bien sûr, est surprenante, racontée avec un humour décapant et corrosif, et les personnages sont des monuments vifs comme des feux follets.
Il y a de tout, dans les Fleurs Bleues, de tout et du meilleur. Avec une maîtrise absolue de la langue française, Queneau jongle avec les mots ; il les fait passer par des trous de souris, et ils en ressortent transformés en aliens sympathiquement cinglés. Raymond Queneau, journaliste, romancier, mathématicien, était bien sûr un génie, et ce livre est la production la plus parfaite que puisse créer un splendide esprit givré et rigoriste.
On en a plein la bouche, on aimerait pouvoir gueuler ces phrases en les lisant, tant elles accrochent l'esprit et fascinent la langue ! On se vautre dans des matelas de verve, on se trémousse sous des pluies de phonèmes, tellement qu'on aimerait en boire, de ce langage qui frappe en plein dans la gueule (désolée pour la répétition), cacophonie symphonique de syllabes.
Prêts pour le voyage ? Attention, tout va très, très vite !
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Tags : les fleurs bleues, raymond queneau, oulipo
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